II • L • S • H • N-S
T. Arelius Proculus est Spurius filius, c'est-à-dire enfant naturel de Modesta. Il peut y avoir doute sur le mot LIB de la neuvième ligne qui peut s'appliquer soit à Modesta soit au fils. C'est à cette dernière inlerprélalion que je m'arrête, car avec la première, ce mot constitue une répétition inutile. Par conséquent, je lis : Spurlo Modestae liberto filio. Proculus est donc le lils d'une esclave, c'est à-dire, d'après ce que nous avons dit plus haut, un filins nataralis. On voit par là que ces deux expressions naturaUft et Spurius filius sont synonymes. J'ajoute que, même en admettant Faulre interprétation du sigle LIB [libertae Modestae), la qualité de l'enfant resterait identique ; qu'il soit né de Modesta esclave ou que celle-ci l'ait engendré après son affranchissement, il est toujours sans père légitime, donc bâtard.
Malheureusement le mot Spiirius n'est pas toujours écrit en entier, dans les inscriptions ; il s'abrège le plus souvent ainsi: Sou SP.F. De là unegrave difficulté épigraphique,carces sigles ont une double signification: Spurius filius {fi\s,Tid^\.\xve\) , Spurii filius (fils de Spurius). Comment peut on savoir si Spurius est pris connue adjectif ou comme prénom?
J'ai étudié récemment la question et proposé une solu-
tion (i). Je me borne à la résumer ici. Pour interpréter le sigle SP. F. il faut examiner la filialion du personnage ainsi désigné.
1° L'enfant est qualifié expressément d'enfant naturel, comme dans l'inscription suivante :
Corp., X, 1138 :
C • MAMERCIO • SP • F •
lANVARlO • Q • AED • PRAET
IIVIR • Q • ALIiMENTOR • ET
PACGIAE • LVCRETIANAE
P • PACCIVS • lANVARIVS