‹ Etudes d'oculistiqueChapitre 16 sur 38 · OPHTALMIE LYMPHATIQUE · texte numérisé non relu

OPHTALMIE LYMPHATIQUE

Mademoiselle de L , d'Angers, lymphatique, âgée de 11

ans, traitée pendant un mois et demi par les saignées et les dépuratifs , me vient le 1er janvier 4844. La paupière supérieure est tuméfiée, la pupille est recouverte par une ulcération blanche qui attaque profondément la cornée, de plus ,

il y a aussi de la photophobie sans qu'elle soit très-intense. Les douleurs sus-orbitaires font souffrir la malade, qui ne peut , dans aucune position , compter mes doigts.

Lotions astringentes ;

Frictions sur la tempe et le front avec une pommade contenant du cyanure de zinc et de l'extrait de belladone ;

Cautérisation très-légère du centre de l'ulcère avec un crayon pointu ;

Cautérisation des bords avec une pommade au nitrate d'argent. — Le soir, pommade àl'oxide rouge entre les paupières, exercice et promenade chaque fois que le temps le permettra.

Le lendemain , l'enfant voit à compter mes doigts.

J'emploie , pendant douze à quinze jours les frictions , cinq fois la pommade au nitrate d'argent, huit à dix fois la poudre aux sulfates dont il sera question dans le chapitre suivant, et qui efface passablement bien les albugos; deux emplâtres avec l'extrait de belladone , sous l'influence desquels la pupille se dilate un peu , mais irrégulièrement ; une fois l'introduction entre les paupières d'un mélange d'extrait de belladone et de pommade à l'oxide rouge; de plus, tous les soirs , une pommade avec le calomel , l'oxide rouge et le carbonate de plomb. Sous l'influence de ces moyens, au bout de

trois semaines, mademoiselle de L voit à lire le petit texte

du feuilleton de la Gazette des Hôpitaux. Je la renvoie dans sa famille en prescrivant des applications astringentes sur la paupière, qui est un peu gonflée; deux applications par semaine de la poudre aux sulfates, la continuation de la pommade du soir, une alimentation substantielle , de l'air , de la lumière et de l'exercice.

Avant de passer outre , remarquons que les scrofules, et même la prédominance clu tempérament lymphatique, donnent un caractère spécial assez tranché aux affections le-

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