‹ Etudes d'oculistiqueChapitre 30 sur 38 · KIT1S · texte numérisé non relu

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un an après sa première visite , ne voyant pas , quoique la pupille soit noire ; mais cette pupille est immobile , mais en face, la membrane de Descemets a été malade ; du reste, l'iris change encore de couleur et revient un peu à sa couleur primitive, peut-être un jour une pupille artificielle pourra-t-elle rétablir la vision.

Le traitement de l'iritis chlorotique chronique demande à toutes les périodes l'emploi des anticholoriques , et de plus , dans la première et la deuxième période , les ventouses sur le cou, lecalomel à l'intérieur à dose élevée , les frictions narcotiques mercurielles sur la tempe et le front , quelquefois des révulsifs sur le cuir chevelu ; à la troisième période du mal on peut dans quelques cas tenter l'opération de la pupille artificielle.

IRITIS SYPHILITIQUE.

Cette grave affection, si commune aujourd'hui, succède quelquefois à une ophtalmie purulente, quelquefois à une ophtalmie rhumatismale ou chlorotique , accompagnée de sécrétion sero-purulente. Nous l'avons vue se manifester trois mois après l'infection , et dans d'autres circonstances elle ne s'est produite que plusieurs années , un an et même cinq ans après le coït impur; elle présente quatre formes distinctes dans les quatre phases qu'elle parcourt.

Chez les chlorotiques, les anémiques, les cachectiques elle commence habituellement par la séreuse postérieure, c'est alors l'ophtalmie chlorotique que nous venons de décrire avec des signes commémoratifs ou autres, qui ne permettent pas de douter de sa nature. — Avez-vous eu la vérole, oui, répond le malade, j'ai eu quelques petits chancres, mais on me les a brûlés, je n'ai pas été malade trois semaines, e j'en suis resté là ; ou encore il dit non d'une manière absolue , mais derrière ce non se cache souvent une gonorrhée. — 11

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en est qui disent non et qui ont des papules en grand nombre, d'autres des exosloses avec douleurs nocturnes; d'autres ont fait un traitement, mais quel traitement î... Quoiqu'il en soit de la véracité du malade, dont nous avons tous la mesure, nous disons que i'iritis syphilitique peut présenter quatre formes, commencer par l'uvée, la jséreuse antérieure, attaquer directement le corps de l'organe, soit par sa partie pupillaire, soit par sa partie ciliaire. Nous avons épuisé ce qui concerne la première. Voici les phases de la seconde :

Incubation et naissance. L'œil est douloureux , la muqueuse rougit, mais d'un rouge brique et paraît comme huileuse, il n'y a pas de bourrelet sanguin autour de la cornée, l'iris devient sensible à la lumière, la pupille un peu contractée, généralement ovalaire est d'un noir moins pur que d'habitude, quelquefois, quoiqu'assez rarement, dans les iritis séreux syphilitiques, soit antérieur, soit postérieur, la pupille se déforme d'abord dans un sens, et le lendemain dans un autre. J'ai vu ce fait à diverses reprises, mais je le crois commun aux iritis non syphilitiques , quoique plus fréquent peut-être avec l'infection vénérienne. Ici encore les signes comomitants ou commémoratifs viennent faciliter le diagnostic , qui sans eux serait très-incertain sous le rapport de la diathèse à combattre. Les douleurs dans la première phase sont en général peu de chose , mais la vision diminue et l'iris change de couleur, surtout dans son contour pupillaire.

Deuxième période. L'iris a changé de couleur , la pupille se rétrécit, souvent son bord paraît comme rougeâtre ou cuivré ; le malade éprouve une grande sensibilité à la lumière , c'est presque de la photophobie, des douleurs sus-orbitaires ou temporales quelquefois sus - auriculaires se manifestent. L'introduction de belladone clans l'œil ferait paraître la pupille échancrée. — Il n'y a pas encore de fausses membranes. — Le malade ne peut dormir.

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Troisième période : les douleurs augmentent, la pupille est recouverte par une fausse membrane transparente, qui cependant se produit souvent plus promptement. A cette fausse membrane se joignent bientôt des sécrétions brunes qui vont à la capsule du cristallin , devant laquelle se produisent des fausses membranes étoilées d'un blanc verdàtre.

Quatrième période : toutes les sécrétions anormales augmentent, la capsule du cristallin devient opaque, le cristallin lui-même se modifie, la maladie s'étend à la choroïde et devient incurable d'abord, puis assez douloureuse ensuite pour entraîner l'extirpation de l'œil , qui subit une dégénérescence bien évidente , et peut communiquer cette dégénérescence aux parois orbitaires.

Cette forme et ces phases de l'iritis syphilitique se présentent plus souvent chez les individus lymphatiques ou scrophuleux que chez les autres. Quelquefois , mais rarement, nous avons pu remarquer en pareil cas les sécrétions blanches, annulaires ou partielles dont nous avons parlé plus haut , à l'article de l'iritis chlorotiquc. Les trois faits capitaux sont ici, la sécrétion antérieure, les prolongements bruns et les désordres des appareils cristalloïdien et choroïdien.

Lorsque l'iritis syphilitique commence par le corps de l'organe, il se produit assez rarement des sécrétions sous forme de toile placée devant la pupille, dans beaucoup de cas la sensibilité à la lumière est moins grande que si la maladie avait commencé par les séreuses et surtout par l'antérieure. Les douleurs sus-orbitaires et sus-auriculaires sont plus fortes. Les sécrétions filamenteuses brunes sont constantes, mais se présentent rarement sous forme défausses membranes , ce sont habituellement des filaments ou des plaques, à cela près, cet iritis ne diffère point des autres dans les quatre périodes de sa manifestation.

La quatrième forme de l'iritis syphilitique est celle-ci :

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