‹ Etudes d'oculistiqueChapitre 29 sur 38 · IK1T1S · texte numérisé non relu

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eflorts , il aura recours au bout de six mois ou d'un an à la pupille artificielle , si au contraire les remèdes ont agi , voici ce qui s'est passé et ce qui se passe : la sécrétion blanche qui simulait une cataracte se perce au centre par résorption. Sous l'influence de l'extrait de belladone , l'anneau blanchâtre qui avait paru de prime-abord se détache mécaniquement de l'iris en tout , plus souvent en partie ; il diminue de volume et noircit : il se résorbe et alors il n'en est plus question , mais la pupille reste un peu moins mobile où il ne résorbe pas , et de deux choses l'une , ou il gêne beaucoup la vision et on l'enlève avec une pince ou une aiguille à cataracte en passant par la cornée , où il gêne peu la vision , et l'on abandonne l'œil à lui-même parce que c'est le parti le plus prudent et le plus sage.

L'iritis chlorotique aigu m'a paru attaquer plus souvent les yeux bleus que les autres. Les fausses membranes auxquelles il donne naissance bordent constamment le bord pupillaire et sont placées dans la chambre postérieure ; elles semblent produites plutôt par l'uvée que par la séreuse antérieure. Rarement la capsule de cristallin est affectée dans cette maladie , le plus souvent la partie ciliaire et la partie centrale de l'iris sont à l'état normal. — Quand on est appelé pour une atrésie produite par cet iritis , on la devine presque toujours , quelqu'ancienne qu'elle soit , à un reste d'altération dans la couleur de l'iris autour du bord pupillaire et à la sécrétion blanche qui ferme la pupille.

Exemple d'iritis chlorotique aigu.

Mlle B. y lingère , à Nantes , rue et cour du Roi-Baco , mal réglée , yeux bleus , âgée de vingt-six ans , de coloration jaune , aux lèvres pâles est prise subitement de mal à l'œil gauche et me vient le troisième jour. — Douleurs sus-orbi-

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taires, rougeur médiocre de la conjonctive , s'arrêtant à deux millimètres de la cornée , coloration en gris de l'iris dans tout le pourtour pupillaire sur une largeur de trois millimètres. Elle est réglée dans le moment.

Cataplasmes brûlants sur les parties pour activer les menstrues , frictions mercurielles belladonées , lavement simple ; le lendemain pas de douleurs , anneau blanchâtre bordant le cercle pupillaire de l'iris. — Continuation. — Le surlendemain pas de douleurs , la pupille a presque la grandeur naturelle , mais elle est remplie par une sécrétion blanche formant une fausse cataracte. — Six sangsues aux cuisses , douze décigrammes de calomel , dont un décigramme sera pris de deux heures en deux heures ; introduction entre les paupières d'extrait de belladone mitigé , pour éviter l'occlusion de la pupille. — Etat stationnaire , deux pilules par jour ainsi composées :

Proto-iodure de fer 1 décigramme.

Iodure de potassium 5 centigrammes.

Extrait d'absynthe. 5 —

Bains de pieds tous les soirs.

Au bout de deux jours un point noir produit par la résorption se voit dans la fausse cataracte ; je continue les frictions mercurielles et les pilules. La malade va mieux. — Quatre jours plus tard j'introduis une forte dose d'extrait de belladone dans l'œil malade , le lendemain la malade voit à lire les enseignes ; la pupille a grandi et l'iris s'est séparé de la sécrétion dans le tiers supérieur. — Un mois plus tard la malade voyait à écrire , mais il restait dans l'œil une fausse membrane annulaire , autrefois blanche maintenant grisâtre. La malade a continué les pilules et cessé ses frictions ; depuis long-temps je ne l'ai vue , je sais seulement que le mieux se soutient, et a augmenté.

KM) nuri

L'iritis ehlorotique suit aigu chronique e>t bien plus redoutable , parce que Ton est rarement appelé à temps. Celte maladie n'est que la précédente , mais sous une forme insidieuse ; toutes luis elle attaque généralement une bien plus grande étendue de l'iris, souvent les quatre cinquièmes on les cinq sixièmes se compliquant fréquemment de choroïdite et de glaucome. Nous allons essayer d'en décrire la marche.

Première époque : Le malade atteint de conjonctivite, se plaint de douleurs symptomatiques sus orfoitaires très- B quelquefois même, il ne ^'en plaint pas: la pupille est très-peu mobile, il y a comme de la fumée dans Fœi! , un léger trouble se fait remarquer derrière la pupille et parfois il y a du trouble sur la membrane de Descem-

de la pupille. Cette période, si la maladie est abandonner a elle-même, p ut durer un ou plusieurs mois. Habituellement il n'y a qu'un œil de pris, et parfois les malades ne s'apperçoivent pas de leur affection.

Deuxième époque : L'iris change un peu de couleur autour du cercle pupiïlaire ; mais dans une grande étendue, quelquefois, c'est l'iris entier qui est malade; soin eut, les cinq sixièmes, les quatre cinquièmes, les trois quarts; l'on ne peut distinguer, même à la longue - dans un grand nombre de circonstances, où commence la pupille. Celle-ci est immobile ut sans occlusion. Quelquefois il se fait des sécrétions purulentes dans la Chambre antérieure ; d'autre-

!les, no! \ u la chambre

antén aplie de sang, quand à la vision, el

abolie.

Tiu]>iemi' é] Où la maladie prend une mauvaise

marche, et alors la cécité devient absolue, l'œil ne sent plus la lumière, des adhérences s'établissent entre l'iris et la capsule , et l'iris prend les teintes les plus variées , de manière à ressembler, quelquefois, à une rose de vitrail colorié; ou

il. ni- 101

l'inflammation diminue ^*t Tins se rapproche de sa couleur primitive. — Quelques états pathologiques produits par l'iritis chlorotique sub aigu méritent d'être décr

Voici une dame dont l'iris est gris-bleu ; le bord ciliaire n'est pas malade, mais le reste de 1* iris forme une étoile à branches d'un jaune brillant. Les bords de la pupille sont d'un brun fauve , et cette ouverture est fermée au quatre cinquièmes par une sécrétion blanche placée un peu en arrière de l'iris. 11 y a cécité absolue.

Chez une autre l'iris , primitivement gris , présente des rayons rougeâtres ; la pupille est légèrement contractée, mais d'un beau noir et complètement immobile; nulle sensation de lumière ne peut être aperçue . «-Ile est aussi inguérissable. Les faits antérieurs prouvent que la maladie a commencé par l'urée , et l'on voit qu'elle avait envahi presque tout l'organe malade.

Voici une troisième malade, au premier abord l'on croit à me pupille satisfaisante ; Ton remarque seulement deux proments de l"iri> qui s'avancent sous forme de pterygion , comme l'a très-bien dit d'Ammon ; mais le bord pupillaire de l'iris est coloré en noir entre les poloagemeats iridiens,et c'est à grand peine, qu'arme d'une loupe, l'un parvient à reconnaître où l'iris finit et <»ù commence la pupille. I matière n- i nblable à celle qui , dans le & «ps de l'iris ,

remplace quelquefois La séreuse antérieure, détruite par un abcès; mais comment ici >'inliltre-t-elle entre les mailles de cette respectant les deux portions qui forment deux

pointes ? je ne sais.

Ces prolongements de l'iris s'avancent comme ceux qui

ont représentés dans note sixième dessin , planche première,

et qui appartiennent à un iritis syphilitique , mais on ne voit

pas d'ahérence filamenteuse blanche ou brune allant à la

capsule ; mais , par fois , le reste de l'iris forme comme une

bande à la suite de ces prolongements , de manière à simuler une portion de ces gloires qui , dans les images , entourent les figures de saints ; ici nous avons seulement deux segments de cercles disposés de cette manière. D'Ammon en a vu jusqu'à huit , je n'en ai jamais trouvé plus de cinq.

Voici une quatrième malade , celle-ci voit un peu , mais fort peu ; à la partie inférieure de la pupille , et dans la chambre postérieure il existe une sécrétion blanche ; à la partie supérieure, l'iris forme une petite pointe et se trouve présenter la disposition d'un cœur. Il est très-difficile , des deux côtés , de savoir où commence et ou finit la pupille , à cause de la sécrétion noire qui teint l'iris. La malade est chlorotique et lymphatique. — L'autre œil est sain.

Notre dessin n°l représente des altérations analogues à celles des malades 1 et 2 , qui se sont présentées chez une femme chlorotique et lymphatique. Nous avons dit avec détails tout ce que nous savons sur ce cas intéressant.

Notre dessin n° 5 représente un iritis sub-aigu , qui a tenu le milieu entre Tiritis que nous venons de décrire et firitis aigu.

Voici une autre malade : son œil gauche comme le droit était bleu. Refusée par les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul , chez lesquelles elle se présentait comme novice , elle vint me trouver au bout de six mois de maladie , son œil gauche est vert bouteille , on ne peut bien distinguer la pupille qui , cependant , paraît nette , il y a de grandes douleurs sus-orbitaires. L'œil voit passer la main , mais ne compte pas les doigts. Malgré tous les moyens employés , je ne puis que calmer les douleurs sus-orbitaires et obtenir une bonne menstruation ; mais trois fois pendant le traitement , aux époques menstruelles , la chambre antérieure se remplit de sang. Les douleurs calmées , la santé générale devenue meilleur, j'abandonne la malade elle- môme ; elle me revient

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