DES FOSSES NASALES
Voilà donc un certain nombre de faits assez variés et formant un ensemble important. Je regrette qu’un examen microscopique rigoureux n’ait pas établi pour quelques-uns, non pas la nature maligne qui n’était pas douteuse, mais la variété histologique à laquelle ils appartenaient.
Parmi les faits décrits par divers auteurs, on trouve des adénomes, étudiés par Robin, parYerneuil; Kœnig également les signale. Peut-être sont-ils capables de garder pendant un certain temps les caractères des tumeurs bénignes, mais n’oubliez pas que là comme ailleurs, la transformation en épithélioma est assez fréquente.
Quant aux sarcomes, on n’omet pas d’en parler, mais je ne connais guère qu’une observation de Duplay, citée partout.
On décrit aussi les myxo-sarcomes et les glio-sarcomes, particulièrement chez les enfants. Les glio-sarcomes, comme ceux de l’œil, ont une malignité particulièrement redoutable.
De toutes les variétés de tumeurs malignes, la plus fréquente certainement est l’épithéliome. Vous en trouverez un certain nombre d’exemples dans la thèse de Barzilay (1889). Le plus ordinairement, ils sont formés de cellules cylindriques et proviennent de la muqueuse et non des os, comme certains auteurs l’admettent.
Quant à ce qui est de leur point d’origine, je suis porté à penser, d’après mes cas, que ces néoplasmes se développent souvent dans la portion de la muqueuse nasale qui tapisse le méat moyen. Quelques-uns se développent dans d’autres points plus ou moins élevés de la paroi externe des fosses nasales. Peut-être la muqueuse du sinus maxillaire, qui tapisse la paroi interne de cette cavité, lui donne-t-elle quelquefois naissance ; on trouve en effet habituellement cette paroi tout à fait détruite et la cavité remplie de fongosités malignes.
Après ce que je vous ai dit, il n’est pas nécessaire d’insister beaucoup sur le diagnostic de ces tumeurs, ni de discuter longtemps la nature de celle que porte notre malade.
\ ous savez comment se présentent ordinairement les polypes muqueux, leur couleur, leur aspect réfringent ; toutefois, ces