BIBLIOTHEQUE VARIÉE
Nouvelles publications.
Gaston BOISSIER
de l'Académie française.
La Conjuration de Catilina. — Un volume
in-i6, broché, 3 fr. 5o.
1=^^=^ — -'-^ — '-=• •' On ne dira pas, écrit M. Gaston Boissier, au début âeson nouveau livre, que je cherche la nouveauté; il n'y a pas de sujet, dans l'histoire ancienne, dont on se soit plus occupé que de la Conjuration de Catilina ». D'où vient donc le plaisir qu'unt trouvé les lecteurs de la Revue Jes Deux Mondes, et que vont trouver désormais tous les esprits cultives à suivre ce récita la fois si abondant et si rapide? De ce don de la vie que peu d historiens ont possédé au même degré que M. Gaston Boissier, et qui s'unit si admirablement, chez cet illustre maitre des études romaines, à l'érudition la plus sure et la plus informée comme à la plus parfaite netteté,
Nous avons fait d'ailleurs nous-mêmes l'expérience de tant de mouvements révolutionnaires!
Comment s'étonner que nous comprenions mieux que nos devanciers celui qui fit trembler la bourgeoisie de Rome à l'époque de Cicéron? En tout cas, nul n'avait mis en scène ce drame étrange et terrible avec un plus vif sentiment de la réalité que M. Gaston Boissier : a lire cette entraînante histoire, il semble parfois que nous revivions certaines heures tragiques de la nôtre.
G. Boissier.
Alfred MEZIERES
de l'Académie française.
Un volume in-i6,
Au Temps Passé.
broché, 3 fr. 5o.
M. Mézières a tenu une si grande place dans la vie de notre temps, comme écrivain et comme homme politique, il a vu de près tant de choses et connu tant de personnes que ses amis lui demandaient depuis longtemps d'écrire ses Mémoires. Dès le premier chapitre qu'a publié cette année la Revue Jes Deux Mondes, l'attention publique a été vivement excitée. Au 'Temps Passé nous reporte vers la patrie de M. Mézières, vers la chère et noble cité de Metz.
Nous le voyons enfant dans un milieu tout pénétré de patriotisme,, nous le suivons à Paris, au collège Sainte- Barbe, à l'Ecole normale supérieure où il joua un rôle si courageux en 1848, , comme aide de camp du général de Bréa, puis enfin à l'École française d'Athènes avec Beulé. Ces premiers souvenirs sont si variés et si attachants que le public en demandera nécessairement la suite.
A. llÉZliiKES.
HACHETTE cS C'S 79, boul^ Saint-Germain, à Paris.
J. MlCHELET.
Gabriel MONOD, Membre de rinstitut.
Jules Michelet . Études sur sa Vie et ses Œuvres,
avec des Fragments inédits. — Un vol. in-i6, br,, 3 fr. 5o.
Michelet et l'Italie. — Michelet de lH3g à 1842. — Voyage en Allemagne, 1842. — Le Père Je' Jules Michelet.
— Yves-Jean-I.a'^are Michelet. — Voyage en Belgique, 184g.
— Michelet et George Sand.
Le volume d'études sur la vie et les œuvres de J. Michelet
que publie M. Gabriel Monod contient des fragments importants du journal inédit de Michelet et éclaire d'un jour tout nouveau quelquesuns des points essentiels de sa vie intellectuelle et de sa vie intime.
L'histoire de ses relations avec l'Italie est accompagnée de sa correspondance avec ses amis italiens, en particulier Mazzini et Amari. Sa correspondance avec
G. Sand n'est pas moins précieuse pour l'histoire de ses idées. Son journal intime nous fait connaître quatre douloureux
épisodes de son existence, la mort de sa première femme, la
mort de son amie, M"" Dumesnil, la mort de son père, la
mort du fils unique de sa seconde femme, épreuves qui ont r- \i ..qd
marqué d'une profonde empreinte son caractère et sa pensée.
Le journal de son voyage d'Allemagne en 1842 est un morceau de premier ordre
où Michelet mêle les émotions de son âme endolorie à l'évocation magique des
hommes, des paysages, des monuments, des œuvres d'art qui ont passé sous ses y eus.
Eugène MANUEL
Mélanges en Prose, publiés avec une Introduciion, par M. Albert Cahen. — Un vol. in-i6, ill. d'un portrait par Léopold Flameng, broché, 3 fr. 5o.
La Poésie. — Bri^eux. — Soiilary. — Laurent-Pichat et te général Piltié. — Octave Feuillet. — Adolphe Franb. — Jules Simon. — Discours universitaires. — Les maîtres réyiliteurs. — L'enseignement des jeunes filles. — Souvenirs de jeunesse. — Lettre aux Instituteurs sur la tolérance.
EXTRAIT DE l'INTRODUCTION :
" Eugène Manuel avait, devant ses amis, souvent exprimé le désir, si la destinée lui en laissait le temps, de réunir les souvenirs de sa vie. Ce qu'eussent été ces souvenirs, peut-être est-il permis de s'en former quelque idée d'après les fragments rédigés qu'on en trouvera dans ce volume même et d'après les notes éparses et manuscrites dont il nous a été donne de prendre connaissance....
Au reste, il n'est pas une des pages^ui composent ce volume que Manuel ait écrite en dilettante, en homme de lettres. Ces notices, ces discours, ces rapports se rattachent presque toujours à quelque circonstance de sa vie, et font, en quelque sorte, eux aussi, partie de ses souvenirs. Dans celles mêmes de ces études qui sont d'un caractère plus général ou qui se rapportent moins étroitement à quelque date précise. Manuel est encore autre chose qu'un pur critique ou qu'un littérateur : il n'en est aucune où le moraliste — et l'homme par conséquent — ne se révèle.
Ainsi, les regrets de ses amis s'atténueront peut-être do ne pouvoir lire ce jivre qu'il eût voulu écrire et dont nous avons imparfaitement tenté nous-méme de reconstituer la matière.
HACHETTE éc 0«, 79, boul^ Saint-Germain, à Paris,
J . H O LI RD EA. U , correspondant de l'Institut.
Poètes et Humoristes de l'Allemagne.
— La France et les Français jugés à l'étranger. —
Un volume in-i6, broché, 3 fr. 5o.
Le Simplicissimiis de Grimmehhausen. — Un Gil Blas allemjiid. — Schiller et h Révolution. — Nicolas Leiiau. — Victor Scheffel, le poète des étudiants. — G- Freytag et le patriotisme allemand. — Un réaliste : G. Keller. — Schopenhauer : le Bonheur dans le pessimisme.
En ctudiant quelquess poète et humoristes représentatifs de certaines tendances caractéristiques dans l'esprit et le caractère allemands, M. J. Bourdeau s'est attaché à chercher daus leurs œuvres le reflet des mœurs et des courants littéraires, à diverses époques, depuis le Simplicissimus de Grimmelshausen, jusqu'au pessimisme romantique de Lenau ScHOPENHADER. ct de Schopenhauer.
Dans un dernier chapitre, l'auteur résume les opinions d'un Allemand, M. K. Hillebrand, d'un Anglais, M. Hamerton et d'un Américain, M. Brownel, sur la France et les Français, et marque par ces jugements le contraste des mœurs allemandes et anglo-saxonnes avec les nôtres.
Ces études variées d'histoire et de psychologie littéraires se relient de la sorte en un plan d'ensemble.
Paul GAULTIER Le Rire et la Caricature. — Préface par
M. Sully Prudhomme, de l'Académie française. —
Un vol. in-i6, contenant i6 planches hors texte, broché, 3 fr. 5o.