Dépêche citée par H. de la Perrière, ouv. cit., p. cxv
c'était celle de l'ambassadeur de Philippe II, » son allié '.
Aussi n'est-il guère surprenant que, voulant perpétuer le souvenir de l'événement politique qui avait le mieux marqué, au sein de la chrétienté, les débuts de son pontificat, il ait ordonne de frapper une médaille figurant le massacre des Huguenots. La dépêche du nonce Salviati ^, les félicitations du Sénat de Venise ^, sans parler d'autres témoignages de satisfaction bruyante des petites cours italiennes, l'invitaient en quelque sorte à le faire.
On a contesté l'existence de cette médaille commémorative. Mais nul ne saurait plus mettre en doute son authenticité depuis qu'on peut la voir, non seulement en gravure dans l'ouvrage de Bonanni ^, mais encore en original au Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale ^, à Paris. D'un côté, elle porte l'effigie de Grégoire XIII, de l'autre un ange exterminateur, frappant de son glaive les Huguenots ; et en exergue : « Hugoxottorum strages. 1572. »
Que Grégoire XIII ait ainsi associé son nom au