Le Opère, t. IX, p
ti Le certificat est du 17 décembre 1635. Von Gebler, Die Acten, p. 71 ; ms. du Procès, fol. 407.
ÉTCDES DE CRITIQUE. 19
fuges ; qu'il fallait vérifier si vraiment Galilée pouvait sans péril se rendre à Rome, en faisant constater par un commissaire, assisté d'un médecin, l'état réel du malade; s'il pouvait venir, on l'amènerait prisonnier et lié avec des fers; si, au contraire, sa santé l'exigeait, on surseoirait au déplacement; mais une fois le danger passé, on l'amènerait prisonnier, enchaîné et lié, avec des fers : carceratus et ligatus ac ciiin ferris. Dans tous les cas le commissaire et les médecins devaient procéder aux frais de Galilée, parce que celui-ci s'était mis dans cette situation par sa faute et qu'il avait refusé d'obéir en temps opportun ' .
De tels ordres paraîtront rigoureux. Mais Galilée les avait en quelque sorte provoqués. Rome ne faisait en somme que suivre la procédure ordinaire usitée dans les tribunaux, où il y avait contrainte par corps contre tout accusé qui refusait de se présenter librement.
La menace ne fut d'ailleurs pas mise à exécution. Le 20 janvier, Galilée se décida à prendre le chemin de la Ville Eternelle ^. Une litière du grand-duc de Toscane lui servit de véhicule. Il arriva à Rome, en état de santé très satisfaisant, le 13 février 1633. Comme tous les accusés, fussent-ils évêques ou prélats, il devait s'attendre à être interné dans une des cellules du Saint-Office. Par une gracieuse exception faite en sa faveur, la résidence de l'ambassadeur Niccolini, si connue depuis sous le nom de villa Médicis, lui fut assignée pour domicile "*. Il y
\. Von Gebler, Die Acten, p. 72; nis. du Procès, fol. 409.