Cf. Cyrille, Catech. IV, cap. xiet xii
2. On pourrait noter encore dans le Symbole d'Aquilée la forme hujus carnis resurrectioiiem a.uiieu de carnes tout court. Huj us est pour marquer que notre corps ressuscité sera identique à notre corps actuel. On rencontre cette forme dans le sermon 24:2 faussement attribué à saint Augustin, Migne, P. L,, t. XXXIX, col. 21!»3. Cf., à cet égard, Burn, ouv. cité, p. 203.
3. Sur Nicétas de Remesiana, cf. Dura, p. 232 255, et Kattenbusch, t. I, p. 403-407.
4. Codex A, 214 (xi-xii» siècl.). Cf. Morin, Revue bénédictine de Madresoiis, 1807, p. 97 et seq.
L'homonymie fut cause de l'erreur. Le nom de Nicétas fit penser à Nicétas d'Aquilée. Mais la conformité du titre : De immortalitate animae Nicetae in libro quinto ad compétentes ', avec l'indication de Gennadius, montre bien que l'œuvre est de Nicétas de Remesiana. Or, de nombreux traits, propres à ce Credo, et étrangers au Credo romain primitif, devaient entrer plus tard dans la composition du Textus receptus. Nous avons déjà noté pour le premier article l'apposition caeli et terrae creatorem; nous relevons encore passus et mortnus au quatrième article, cathoUcam, communionem sanctorum au dixième (c'est la première fois que la « communion des saints » est mentionnée dans un Symbole), et enlm vitani aeternam au douzième ^.
Cette dernière phrase n'est pas particulière à Nicétas. Elle est caractéristique du Credo africain dès le iii« siècle^ , et on la retrouve encore dans le Sermon 215 de saint Augustin. A noter seulement la transposition des trois derniers articles du Symbole qui prend dans l'Église d'Afrique cette forme singulière : reniissionem peccatorwn et carnis resurrectioneniy vitam aeternam, per sanctam ecclesiam ^. Ce tour est évidemment dû aux polémiques soulevées sur le caractère et l'unité de la véritable Eglise, hors de laquelle il n'y a pas de rémission des péchés ni de salut possible. Le premier article du Symbole comprend aussi dans saint Augustin une apposition
d. MS. cité, fol. 1-23 V».