‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 21 sur 168 · Cf. Halin, p. TO; Burn, p · texte numérisé non relu

Cf. Halin, p. TO; Burn, p

2. Sur le Symbole de VAnliphonaire de Bangor, cf. Halin, p. 80; Burn, 228. VAnliphonaire fut d'abord édite par Muratori, dans ses Anecdota Ambrosiana, t. IV, p. il9-loC (Patavii, 1713).

;(. Cf. Hahu, p. 72; surtout Burn, p. 22i-22G. i. Cf. Burn, p. 22ci-22G.

LE SYMBOLlî DES APOTRES. 53

in Spiritum Sanctum. C'est là, paraît-il, une des caractéristiques du Symbole gallican.

La provenance du Credo attribué à saint Eloi (-]- 659) n'a pas encore été soumise à une critique assez sévère. Nous n'y relèverons que deux omissions, par comparaison avec le Symbole de saint Césaire d'où il est censé tirer son origine : il ne mentionne pas la descente aux enfers ni la communion des saints ^ .

Vers l'an 700 se présente un groupe de documents gallicans qui sont d'un très grand intérêt pour l'histoire du Credo : nous voulons parler des ouvrages connus sous le titre, d'ailleurs défectueux, de Missale gallicanum et de Sacramentariiim gallicanum -, et du sermon faussement attribué à saint Augustin (serm, 242). Les divers symboles qu'ils contiennent ont un air de parenté indéniable. M. Burn les a étudiés en détail ^. Qu'il nous suffise de noter ici que les divergences qu'ils offrent avec le Textus receptus sont presque insignifiantes. Ils contiennent notamment, pour le premier article, 1 apposition creatorem caeli et terras. On verra plus loin l'importance de cette remarque.

Enfin, avec le sermon 241 du pseudo-Augustin et le traité dogmatique de saint Pirmin : Desingulis

\. Vita Eligii, lib. \\, cap. xv; Burn, p. 2-27; Halin, p. 79. Dans le texte connu de la Vita Eligii, et dans Hahn, on lit communionem sanclorum. Mais M. Burn cite un manuscrit du W" siècle [cod. lai. Monacensis, 0430, fol. 57), où cette phrase manque. Cf. le texte de Krusch, dans iîcrwMi merovingic. SS., t. IV, ]). 7">!.

2. On sait que le Sacramentaire est un Missel et le Missel un Sacramentaire.

3. Ouv. cité, p. 234-237; cf. Hahn, p. ."iO, 7o et 77. Dans son article : The Texlus receptus of Ihc Aposlles' Creed, de juillell9()2 [The Journal of Iheological Sludies, p. ■488'(8!)), M. Burn apparente encore à ••es symboles ceux du Sacramentaire de Gellone et du pseudo-Auguslin, sermon 243. Un des témoins du Sacramentaire de Gellone n'a pa l'apposition : Creatorem caeli cl terrae.

Ubris canotiicis \ nous nous trouvons en présence du Textus receptus. La provenance du sermon 241 est trop obscure pour qu'on puisse fonder sur son texte la moindre théorie ; on n'en connaît ni la date ni l'auteur; il est seulement très vraisemblable qu'il tire son origine de la Gaule ^. Nous sommes un peu mieux renseignés sur saint Pirmin. Probablement originaire d'Irlande, il séjourna quelque temps en Neustrie et quitta la Gaule vers 720 pour se diriger vers la Germanie méridionale, où il fonda de nombreux Tfnonastères, entre autres l'abbaye de Reichenau (724) ^. Son traité qui contient le texte du Symbole, avec la mention de la légende rufinienne, date sans doute de cette époque. Voici la formule de son Credo; nous imprimons en italiques les mots qui le différencient du texte romain primitif " :

1. Credo in Dcum Patrem omiiipotentem, creatorem caeli et ierrae.

2. Et in Jesum Christum lilium ejus unicura, Dominum nostrum .

1. Le titre complet est : Dicta ahbatis Pirminii, de singuUs Ubris canonicis Scarapsus (scarapsus ^ excarpsus, excerptum, extrait). Migne, P. L., t. LXXXIX, col. 1029 el seq. ; Caspari, Anecdota, p. 151-193.

2. M. Hahn réunit en un seul texte les textes des semions 240,241, 212 du pseudo-Augustin {ouv. cité, p. 50). M. Buru fait remarquer avec raison qu'ils ne sont pas de la même plume (ouv.cité, p. 237). M. Hahn (Ibid., note 86) constate que les trois .sermons passent pour provenir de la Gaule; mais comme, à l'entendre, les Credo gallicans ne contiennent pas creatorem caeli et terrae avant le xu^ siècle, il attribue les pseudo-augustiniens à la Haute Italie. Nous verrons plus loin ce qu'il faut penser de cette attribution.

3. Sur saint Pirmin, voir A. Kohier dans Herzog's Real-Encyklop. 2= éd.. t. XI, p. 692, etActa SS., nov., t. II, i (1894), p. 33. '

4. L'orthographe et la syntaxe de saint Pirmin ne sont pas très régulières. Ainsi : in Jesu Christo,filiuni ejus, ou disceudit, ou encore sedit ad dexterain, ou même sancta ecclesia catholica. Cf. Burn, The Textus receptus of the Apostles' Creed (Saws The Journal of theological aiudies, July 11)02, p. 4Si.

3. Qui conceplus est de Spiritu sanclo, natus ox ^laria virgine.

4. Passus sub Pontio Pilato, crucifixus, morluus et sepultus, descendit ad inferna.

Page 1