‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 39 sur 168 · Hseres. ,LIX cap. 4, Ibid., col. \Q-ii · texte numérisé non relu

Hseres. ,LIX cap. 4, Ibid., col. \Q-ii

Bickell trouve dans ces textes tout ce qu'exige sa thèse, non seulement la pratique, mais la loi du célibat, xavdva, et une loi qui remonte aux Apôtres, voire au Christ.

Il est permis de penser qu'il y voit plus de choses qu'ils n'en contiennent en réalité.

A supposer que saint Epiphane ait prétendu que la loi du célibat ecclésiastique remontait aux Apôtres, il ne faudrait pas encore l'en croire sur parole. On sait assez, et nous l'avons déjà fait remarquer à propos du jeûne quadragésimal, que les Pères reportent trop facilement aux temps apostoliques les institutions dont ils ne connaissent pas l'origine. Le P. de Smedt, dont l'autorité est incontestable dans ces matières, nous met lui-même en garde contre leurs affirmations hasardées. «Je ne m'appuierai jamais, ditil, sur les assertions générales des Pères du iv® siècle et à plus forte raison des temps postérieurs, par rapport aux institutions primitives. Les Pères sont des témoins autorisés de la tradition dogmatique pour le temps et la contrée oîi ils vivent, mais ils n'ont, comme tels, aucune autorité spéciale quant à la tradition historique, et j'ai rapporté ailleurs [Principea de la antique historique, 1883, p. 232) des exemples frappants pour montrer qu'on ne peut avoir une confiance aveugle dans leurs affirmations même les plus péremptoires en matière d'érudition^. » Même absolu, le témoignage de saint Epiphane sur l'origine apostolique du célibat n'aurait donc de valeur qu'autant qu'il serait appuyé par d'autres documents. Or d'une part ces documents font défaut, et d'autre part

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