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3. Sur 1.1 manière dont il faut entendre celte prescription d'entière nudité, cf. Ducliesne, Origines du culte chrétien, 2" édit., p. 301, note; et saint Cyrille de Jérusalem, Catéchèse XX, n" 3. Dans les
les présentait un à un au pape, qui leui' posait les trois questions où se résume tout le Symbole ^ :
Ci-edis in Doum Pati-om omnipotentem?
Credis et in Jesum Christum, Filium ojus unicum, Dominum nostrum, natum et passum?
Credis et in Spiritum Sanctum, sanctam Ecclesiam, remissionem peccatorum, carnis resun-ectionem?
Sur sa triple réponse alllrmative, le candidat était immergé trois fois, pendant que le pontife prononçait la formule : Boptizo te in nomine Patris, et Filii, et Spù'itus Sancti.
L'initiation chrétienne comprenait donc une double profession de foi. Tune attachée au scrutin, l'autre à la cérémonie même du baptême ; la première plus longue et plus explicite, quoique brève encore, la seconde réduite à trois questions posées par le ministre du sacrement. La seconde n'offre, en somme, qu'un abrégé de la première, et il se pourrait qu'elle en eût formé le noyau primitif.
Nous sommes sûrs de posséder le Symbole romain tel que le récitaient, la veille de leur baptême, les catéchumènes ou « élus », soit en grec, soit en latin. La version latine nous a été conservée non seulement par Rufm. mais encore par un manuscrit qu'Usher a découvert et qui est connu sous le nom de Codex Laudianus 35 (du nom de l'archevêque Laud) ^.
mosaïques des deux baptistères de Ravenne (iv" et v" siècles) le Christ est représenté entièrement nu au milieu des eaux du Jourdain.
1. Sur les interrogations de Fide, dans l'Église romaine au m" et IV' siècle, voir les formules dans Halin, ouv. cite, p. 3i-35.
2. Surces divers textes, cf. Hahn, ouv. cilé, p. 2i-23, n°' t9 et 20; Kaltenbusch, t. I, p. G2 et seq. ; Burn, p. 4.'> et seq.Le Codex Laudianus, qui appartient à la Bodlèienne d'Oxford, est habituellement désigné sous le titre Codex E Actuum. Il est du vn« siècle et fut
Marcel, évêque d'Ancyre en Galatie, nous a transmis la version grecque, et voici dans quelles circonstances : exilé de son siège par les intrigues des Ariens, il passa une grande partie des années 340 et 341 à Rome ; sur le point de retourner dans son diocèse, il rédigea une profession de foi, destinée à servir de gage de son orthodoxie, et que ses amis pussent alléguer pour sa défense. Le texte nous en a été conservé par saint Epiphane [Hseres., LXXII), et c'est encore le savant Uslier qui a fait observer le premier que ce document n'était pas le Credo de l'Église d'Ancyre, mais celui de lÉglise de Rome, que Marcel avait adopté et fait sien^ On y peut remarquer de légères variantes, par exemple, l'omission du mot « Père » dans le premier article, et l'addition des mots « vie éternelle « dans le dernier. Mais comme les manuscrits du texte d'Epiphane d'où ce symbole est extrait fourmillent derreurs, il y a lieu de penser que les variantes suspectes sont des fautes de copistes. Tel est du moins le sentiment des meilleurs critiques, de Caspari et de Burn^. Ce qui avait amené Usherà proposer cette attribution, c'est la découverte d'un texte apparenté au Credo de Marcel d'Ancyre, texte tiré du Psautier du. roi Ethelstan et sûrement conforme au Symbole romain primitif^.
apporté en Angleterre par les missionnaires romains, probablement par Théodore de Canterbury (Gti'J-ti&O).
i. Cf. Halin. p. 22, n'IT; Burn, p. 46.
2. Caspari, oui', cit., t. HI, j). lOt; Riirn, ouv. cit., p. 4G-47.
3. Halin, p. 23, n° 18; Kattenbuscli, t. I, p. Gi et seq. Le ms. Galba A XVHI, biblioth. Coltonienne, au Iiritisli Muséum, est du ix= siècle. Le texte primitif fut apporté en Angleterre, comme celui du cod. Laudianus, par les missionnaires romains.