Ep. 4-2, n. 51, Migne, P. L.,X. XVI, col
400, s'accordent pour assigner au Credo romain une origine apostolique. L'auteur de \ Explanatio Sym~ boli ad initiandos et Rufin se font l'écho d'une légende plus explicite. Ils racontent en propres termes que « les saints Apôtres se sont réunis (à quel moment? vers le temps de la Pentecôte, selon Rufm) pour composer le bréviaire de notre foi, ce qu'ils nommèrent le Symbole ». D'où provient cette forme de la tradition et à quelle date remonte-t-elle?
Rufin dit la tenir des anciens : tradunt majores nostri. Cette locution est un peu vague. Tout au plus pourrait-on en conclure, en toute rigueur, que la tradition a cent ans d'existence. Caspari fait remarquer qu'en un autre endroit Rufin désigne par majores des auteurs du iii^ siècle^. Il est impossible de préciser davantage le sens de cette expression.
Est-il plus aisé d'indiquer la provenance de la légende? Comme elle est attachée tout spécialement au Credo baptismal de Rome, on pourrait être tenté de croire qu'elle est d'origine romaine. Mais aucun des auteurs qui parlent au nom de cette Eglise ne semble connaître la tradition dont Rufin et V Explanatio se sont faits les échos, Il semble donc qu'il faille en chercher ailleurs la source.
On sait que Rufin avait beaucoup voyagé ; il avait séjourné quelque temps à Jérusalem et dans les environs; il connaissait Alexandrie aussi bien que Rome ; il peut donc être considéré comme un témoin des traditions de l'Orient, non moins que de celles de l'Italie. Caspari affirme, il est vrai, qu'il est impossible de trouver en Orient la trace d'une tradition