Cf. Dœllinger, p
2. Dœllinger, op. cit., p.31-32etpassim ; Vernet, art. cit., col. 1261-1262. Citons seulement encore, chez les Grecs, Chalcocondylos (vers 1450), qui raconte qu'après l’épreuve de la chaise stercoraire, un clerc criait au peuple : "Apony uv éoriv 6 Seonérnc. De rebus turcicis, ed. Bekker, Bonn, 1843, p. 303. Cf. Dællinger, p. 21.
3. Lenfant, Histoire de la papesse Jeanne, 3° éd., La Haye, 1836, 2c partie, Chap. v. Cf. Vernet, oc. cit., col. 1262.
due aux meilleurs catholiques. Sans doute, même avant la naissance du protestantisme, des hérétiques comme Jean Hus et Guillaume Occam!, l'exploitèrent; et les gallicans de l’école de Gerson, Gerson tout le premier, dans son sermon De pace?, prèché à Tarascon, en 1413, devant Benoît XIII, appuyèrent leurs thèses sur le fait bien connu de l'élection d’une papesse. « Mais ce sont les deux ordres dévoués entre tous au Saint-Siège, les dominicains et les franciscains, qui furent les principaux propagateurs de la fable... Cette fable est colportée et accueillie sans malice, même dans l'entourage du pape et par des saints... L’augustin Amaury d’Augier, chapelain d’Urbain V, dédie à ce pontife, vers 1362, des Actus romanorum Pontificum, où il admet l’existence de la papesse, et, à la différence des premiers écrivains qui parlent d'elle, lui assigne un rang dans la série chronologique des pontifes romains : ponitur papa centesimus decimusÿ.
L'idée fera fortune. Dans l'édition latine de ses Vies des papes *, dédiée à Sixte IV, Platina, bibliothécaire du Saint-Siège, fait de la papesse Jeanne, qu'il met après Léon IV, le 100° pape et l'appelle Jean VII, sauf à donner à Jean VIII, 110° pape, le nom de Jean .IX 5. I1 ya pire. Dans la cathédrale de Sienne furent placées vers 1400 les images des papes; or la papesse y figure, et ainsi les papes Pie IT, Pie III et Marcel Il, qui ont été archevêques de Sienne, ont
4, Cf. Vernet, ibid.