Opera. Paris, t. I, col
8. Cf, Bayle, Dictionnaire historique et critique., t. HIT, p. 591.
4. De vitis ac gestis summorum pontificum, Cologne, 1540, p. 419, 5. Ibid., p. 123.
6. Cf. G. Gigli, Diario Senese, Lucques, 1733, t. II, p. 434435,
souffert le portrait de cette femme, parmi ceux de leurs prédécesseurs ?. » Le grand défenseur de la puissance pontificale, Jean de Torquemada, n'hésite pas à déclarer, qu'il fut « un temps où une femme était reconnue comme pape par tous les catholiques * ».
Le cardinal Adrien d'Utrecht, plus tard pape sous le -
nom d’Adrien VI, partage la même opinion 1. « Pendant les xv° et xvi° siècles, dit Cancellieri 5, la légende fut insérée en toute liberté dans toutes les chroniques composées en Italie, même sous les yeux des papes. On la trouvait dans les nombreuses éditions des Mirabilia urbis Romae, espèce de guide à l'usage des pèlerins et des étrangers 7. » Le concile de Constance fournit un témoignage encore plus extraordinaire : Jean Hus, dans son De Ecclesia®, avait allégué l'autorité de l'anglais Ranulphe de Higden au sujet de la papesse, qu’il nomme Agnès. Aucun des Pères, chargés d’éxtraire de son livre les propositions condamnables, ne relève cette assertion. Eten plein concile, le 8 juin 1415, lorsque Hus déclare que «l'Église a été trompée dans la personne d’Agnès »