‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 24 sur 142 · Chronic., p. I, tit. XVI, cap. 1, sect · texte numérisé non relu

Chronic., p. I, tit. XVI, cap. 1, sect

5, « Haec vulgo feruntur, incertis tamen et obscuris auctoribus. » Summa omnium Conciliorum et Pontificum, Rome, 1655, p. 784.

ns.

sez mauvais aloi, Jean Thurmayer, dit l’Aventin, « un bon luthérien caché », remarque Bayle, qui le premier, dans ses Annales Boiorum (1554), traita nettement de fable les récits sur la papesse !. Onofrio Panvinio (+ 1568) consacrait quelques pages au développement de la même thèse ?. Bellarmin reprit les arguments de Panvinio et les perfectionna *. Un conseiller au Parlement de Bordeaux, bien connu par ses polémiques antiprotestantes, Florimond de Rémond, donna un coup mortel à la légende dans une brochure intitulée LAntipapesse, qui eut plusieurs éditions {. Baronius inséra dans ses Annales un résumé de L’Antipapesse. Les protestants, qui jusque-là s'étaient fait de la légende une arme contre l'Église romaine, commencèrent à lâcher pied. Plusieurs d’entre eux, notamment Dumoulin et Bochard, l’abandonnèrentf. David Blondel (+ 1655) l’attaqua résolument et la mit en pièces dans son Familier esclaircissement de la question si une femme a été assise au siège papal de Romeentre Léon IV et Benoit III, Amsterdam, 1647, et dans son écrit posthume : De Johanna papissa, sive famosae quaestionis an faemina ulla inter Leonem III et Benedictum IV romanos pontifices media sederit, avec préface apologétique d'Étienne de Courcelles, Amsterdam, 1647, Ces brochures déchaïînèrent une tempête dans le monde

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