‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 25 sur 142 · Cf, Bayle, Dictionnaire, t. 1, p · texte numérisé non relu

Cf, Bayle, Dictionnaire, t. 1, p

érudit protestant !. Spanheim et Lenfant essayèrent de galvaniser le cadavre de la légende. Mais c'en était fait d'elle; Leïbnitz écrivit ses Flores sparsi in tumulum papissae ?; elle était bien morte. Bayle lui donna le coup de grâce. Il s’en occupa un peu partout dans son Dictionnaire historique et critique, notamment au mot Papesse “. Sa conclusion est celle-ci : « Je crois que les traditions avantageuses aux papes et combattues par des raisons aussi fortes que le sont celles qui la combattent, paraïîtraient dignes de mépris à ceux qui disputent le plus ardemment pour ce conte-là ‘. » Les philosophes du xvrri° siècle imitèrent Bayle . Désormais, pour les érudits, il ne pouvait plus être question de l'existence de la papesse Jeanne.

Aussi bien, en somme, l’inanité de la légende

était facile à montrer. À l'origine, tout le monde ignore le nom de la papesse. C’est seulement vers la fin du xrv° siècle que les chroniqueurs se décident à lui en donner un. Et encore ils ne peuvent s'entendre sur ce point : les uns l’appellent Jeanne, les autres Gilberte, un autre Agnès, un quatrième Glancia. Sait-on seulement quel est son pays d’origine ? On pourrait penser qu'elle est romaine; les

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