‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 26 sur 142 · Dictionnaire, t. 111, p · texte numérisé non relu

Dictionnaire, t. 111, p

5. Cf. Voltaire, Annales de l'Empire depuis Charlemagne, dans Œuvres, Genève, 17717, t. XXX, p. v; Encyclopédie, Neufehâtel, 4765, t. XI, p. 834.

6. Ni Jean de Mailly, ni Etienne de Bourbon, ni Martin Polonus, ni l’auteur de la Compilatio historica qu’on lit dans Pistorius ne le connaissent. Dans ce dernier recueil on lit : « Fuitet alius pseudo-papa, cujus nomen et anni ignorantur, nam mulier erat, » Cf. Dœllinger, op. cil., p. 23

LA PAPESSE JEANNE. ÿ 33

uns en font une Anglaise, les autres une Allemande !, un autre une Thessalienne. A qui entendre ?

On ne connaît pas mieux le temps où elle vécut. Jean de Maïlly la place dans la série des papes, après Victor [Il mort en 1087; Etienne de Bourbon vers 1100; le franciscain d’Erfurt, vers 915 ; Martin Polonus, qui fut généralement suivi par les colporteurs de la légende, entre Léon IV, mort en 855, et Benoît III. De ces diverses chronologies, une seule peut-elle se justifier? Que l’on ouvre le Regesta romanorum pontificum de Jaffe-Lœvenfeld?, l'on verra que Benoît III fut élu pape quelques jours seulement après la mort de Léon IV, survenue le 17 juillet 855. Dès le 21 septembre de la même année, Benoît était expulsé par un antipape f#mais quelques jours plus tard il reprenait possession de son siège, et le 29 il fut consacré en présence des légats de l’empereur. Où placer alors les deux années du pontificat de la papesse Jeanne ? Que si avec le frère mineur d'Erfurt, Étienne de Bourbon, et Jean de Mailly, on retarde ce pontificat jusqu'aux environs de 915, de 1087 ou de 1100, on retombe dans les mêmes impossibilités historiques. À ces diverses dates, les documents ne permettent pas d’assigner une place, dans la série pontificale, à la papesse Jeanne . La conclusion s'impose : la papesse

4. Magunñtinus, lisons-nous dans certains manuscrits. Le Liber pontificalis (éd. Duchesne, t. II, p. xxvi) donne Margantinus. Sur ce point, cf. Dœllinger, loc. cit., p. 30-31.

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