‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 4 sur 142 · A ROME · texte numérisé non relu

A ROME

« Saint Pierre est-il venu à Rome? Y a-t-il été martyrisé? On l’a admis sans discussion pendant quatorze siècles !. » C’est le protestantisme qui est venu le premier interrompre cette tradition par ses doutes etsesnégationsintéressés. Depuis le xvi°siècle les catholiques ont dû, à cent reprises différentes, maintenir et défendre les positions historiques des premiers siècles. Les dernières attaques des critiques datent d'hier. Après le D' Erbes, en 1899 et 1901 ?, M. Guignebert a publié, en 1909, un volume considérable où l’authenticité de la venue de saint Pierre à Rome est battue en brèche à.

On nous demande une bibliographie du sujet. La liste de ceux qui l’ont traité dans le sens catholique

4. Paul Monceaux, L'apostolat de saint Pierre à Rome, à propos d'un livre récent, dans Revue d'histoire el de littérature religieuses, Ile série, 4910, t. I, p. 246.

2. Erbes, Die Todestage der Apostel Petrus und Paulus, dans Texte und Untersuchungen, 1899, t. XIX; Petrus nicht in Rom gestorben, dans Zeitschrift für Kirchengeschichte, 4901, t. XXII,

3. Guignebert, La primauté de Pierre et la venuede Pierre à Rome, Paris, Nourry, 1909.

et avec des conclusions conservatrices serait infinie. Citons seulement l'ouvrage de Foggini, dédié à Benoît XIV : De romano divi Petri itinere et episco-" patu, Florence, 1741 ; une Dissertation du P. Charles de Smedt, bollandiste, dans ses Dissertationes selectae in primam aetatem historiae ecclesiasticae, Paris, Palmé, 1876; J. Guiraud, La venue de saint Pierre à Rome, dans Questions d'histoire et d’archéologie chrétienne, Paris, Gabalda, 1906, p. 213- 233 ; Grisar, Histoire de Rome el des papes au moyen « âge, trad. française, t. I, 1906, Paris, Desclée, p.229- 251; Semeria, Dogme, hiérarchie et culte, Paris, Lethielleux, 1904, trad. franç., p. 142-228; Turmel, Histoire du dogme de la papauté, Paris, Picard, 1908, p. 1-27. Mais aucun de ces ouvrages ne contient une réponse directe à l'étude de Guignebert, qui est le réquisitoire le plus/habile qu’on ait encore dressé contre la tradition catholique. Nous avons eu l'occasion d’en dire un mot dans une de nos chroniques de la Revue du Clergé francais. M. Paul Monceaux l’a disséqué de plus près et, suivant nous, magistralement réfuté dans la Revue d'histoire et de littérature religieuses !. De son article nous reproduirons ici les principaux arguments.

Tout le monde s'accorde à reconnaître qu’à la fin du n° siècle la tradition sur la venue et sur la mort de saint Pierre à Rome était fortement établie. Nous avons là-dessus les textes de Denys de Corinthe ?, de. saint Irénée #, de Clément d'Alexandrie #, d'Origène”,

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