‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 80 sur 142 · Paris, Albin Michel, 1914, in-12 de 80 p · texte numérisé non relu

Paris, Albin Michel, 1914, in-12 de 80 p

3. Un directeur de cercle nous a signalé l'ouvrage et un article qui lui est consacré sous la signature de Victor Méric dans l’'Emancipateur du Morbihan, du 45 juillet, nous priant d’y répondre par la voie de la Revue du Clergé français.

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terroguée se de présent elle partirait, s'elle véoit son poinct de partir ; répond : s’elle véoit l'uys (la porte) ouvert, elle s’en irait, et ce luy serait le id “a de Nostre Seigneur. »

Or, « il est certain que la duchesse de Bedford s'intéressait à elle! ». Comment n’aurait-elle pas essayé de la soustraire à l’échafaud? L'évêque Cauchon favorisa ces desseins. « Sous les dehors d'une apparente sévérité, il dissimulait la sympathie » réelle « qu’il lui portait ? ». C’est lui qui, le 12 mai, refusa de l'envoyer à la torture. Plus tard, « dans la première sentence qu'il rendit contre elle, Cauchon ne décida pas de remettre Jeanne au bras séculier, : mais sur l’avis de Denis Gastinel, il la condamna à la prison perpétuelle, au pain de douleur et eau de tristesse, ce qui marque son souci évident et constant de lui sauver la vie, comme aussi cette dernière visite qu'il lui fit dahs sa prison, et où il lui dit : Ha ! Jehanne, prenez en patience ? ».

Les travestissements. que Jeanne subit dans les derniers jours de mai, où on la voit habillée tantôt en femme tantôt en homme, se prêtaient merveilleusement à une substitution de personne‘. Lors du drame du Vieux-Marché, « nous ne sommes plus sûrs de tenir la vraie prisonnière ÿ ». Une autre condamnée, coiffée d’un chaperon qui la rendaït méconnaissable, fut brûlée à la place de Jeanne. La Pucelle put s'échapper par « un passage souterrain

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