H. de la Perrière, ibid., p. lv
Lettre du 3 juillet, ibid., p. 106.
Le sieur de Chavigny.
Cf. H. de la Ferrière, ouv. cit., p. lxxiv. Lettre du 19 août, ibid., p. 118.
ÉTUDES DE CBITIQUE. 15
trait disposé à accorder la dispense*. Mais certains scrupules sans doute lui en firent retarder encore « la-'Concession ».
Tous les documents témoignent, du moins, que sa détermination ne fut aucunement influencée par la perspective du massacre des Huguenots ou seulement des principaux chefs de la Réforme. Ce sont uniquement des intérêts d'ordre moral, la pacification du royaume de France et l'espoir de la conversion du prince Henri, qui l'amenèrent insensiblement à faire droit aux requêtes répétées de Charles IX et de Catherine de Médicis^.
Le nonce Salviati prévoyait-il dès lors, comme on l'a dit, l'attentat du 24 août? Sa dépêche du 27 août, qu'on allègue en preuve de cette connaissance anticipée, n'a pas le sens qu'on lui prête; il n'y a pas lieu d'en faire état^. Une dépêche du 5 août est plus
1. Le 10 août 1572, M. de Ferais, ambassadeur, écrivait à Charles IX : « Sire, l'arrivée par deçà du sieur de Chauvisny a bien esclarcy Sa Sainteté du double en laquelle elle se trouvait à la concession de la dispense du mariage de Madame par la bonne espérance que Votre Majesté luy donne de Teoir bientôt le roy de Navarre réduict et prest de satisfaire à toutes les conditions que Sa Sainteté désire... Ladicte Sainteté se veoyant ainsi persuadée et pressée de vostre part s'est tellement esbranlée à se condescendre et satisfaire en cest endroit à Votre Majesté que l'entière résolution et concession n'en peult plus guères demeurer à vous faire sçavoir. » Lettres de Catherine de Médicis, t. IV, p. m, note.