‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 133 sur 177 · Le Opère di Galileo, t. VIIIj p · texte numérisé non relu

Le Opère di Galileo, t. VIIIj p

Cependant l'opinion pythagoricienne de la mobilité de la terre n'était pas, à proprement parler, une nouveauté dans l'école, au xvii^ siècle. Nicolas de Cusa, né à Trêves en 1401, fut le premier parmi les modernes qui la préconisa; dans son livre De docta ignorantia, dédié en 1445 au cardinal Cesarini, il affirme la réalité du mouvement de la terre autour du soleil immobile ; cela ne l'empêcha pas de recevoir le chapeau de cardinal en 1448. Copernic vint ensuite. Né à Thorn en 1474, il étudia en Italie, entra dans les ordres, devint chanoine de Frauenburg et, en 1500, professeur de mathématiques à Rome; quarante-trois ans plus tard, sur les instances du cardinal Schomberg, dominicain, évêque de Capoue, il publiait son fameux livre De revolutionibus siderum, qu'il dédia au pape Paul III. La doctrine du mouvement de la terre y est formellement enseignée. Mais l'éditeur, André Osiandre, fit précéder l'ouvrage d'une préface dans laquelle il prétendit que la théorie suspecte avait été développée pure«= ment à titre d'hypothèse, afin de faciliter l'étude de l'astronomie et de rendre plus claire l'explication des phénomènes célestes. Sous le couvert de cette interprétation, le livre de Copernic put passer sans trop exaspérer la susceptibilité des partisans d'Aristote.

Galilée remarque pourtant que, « si Copernic s'était acquis auprès de quelques-uns une gloire immortelle, il n'était pour une infinité de gens qu'un sujet de raillerie et de mépris ^ ». Comment oser courir, de gaieté de cœur, au-devant des mêmes trai-

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