Von Gebler, Die Aclen, p. xx-xxin
thèse, sans rapport avec la réalité des phénomènes astronomiques ^ . « L'hypothèse ne passait pas alors pour une explication scientifique destinée à remplacer une autre explication reconnue inexacte ou insuffisante ; on donnait au mot un sens purement abstrait comme en mathématiques ; par exemple : supposez .deux lignes droites prolongées à l'infini, » etc. ^. Tel était vraisemblablement le fond de la pensée de ceux qui. le 25 et le 26 février 1616, défendirent à Galilée d'enseigner la doctrine copernicienne. Les mots quovis modo... seit de ea tractai^e n'auraient pas eu un sens absolu : ils s'appliqueraient seulement à la doctrine de Copernic considérée comme explication réelle des phénomènes ; seii de ea tractare, notamment, formerait un véritable pléonasme, qui n'aurait pas de signification particulière, mais équivaudrait à docere^ defenderey tenere. De la sorte les formules des séances du 25 et du 26 février se ramèneraient à la formule de la lettre de Bellarmin.
Cette explication, qui est celle du P. Grisar^ et du D' Funk''*, est très plausible en critique. Il faut reconnaître toutefois que les juges de 1633 n'acceptèrent pas l'équivalence des diverses formules et reprochèrent à Galilée, de n'avoir pas tenu compte des mots quovis modo dans la défense qui lui avait été faite d'enseigner la théorie copernicienne'''.
Avaient-ils le droit d'invoquer le document où se trouvent ces expressions? « Il est sans valeur en
1. Cf. Von Gebler, Bie Aeten, p. 78; ms. du Procès, fol. 413 v».
2. Nous trouvons cette juste observation daTisJaugey, Le Procès de Galilée et la théologie, p. 13.