Cf. Le Opère, t. VHI, p
télescope, tandis que le système de Ptolémée et des péripatéticiens est insoutenable. Galilée concluait que, le premier système étant condamné par l'autorité ecclésiastique, et le second par la raison, il fallait en chercher un autre. Malgré cette conclusion, le Saggiatore était, au fond, une défense habilement conduite de la doctrine copernicienne. Le maître du Sacré Palais et ses théologiens ne s'en aperçurent pas. L'autorisation d'imprimer, délivrée le 2 février 1623, contient ces mots : « J'ai lu par ordre du maître du Sacré Palais cet ouvrage du Saggiatore j et outre que je n'y ai rien trouvé de contraire aux bonnes moeurs ou qui s'éloigne de la vérité surnaturelle de notre foi, j'y ai reconnu de si belles considérations sur la philosophie naturelle, que notre siècle, je crois, pourra se glorifier dans les siècles futurs, non seulement d'un héritier des travaux des philosophes pçissés , mais aussi d'un révélateur de beaucoup de secrets de la nature, qu'ils furent impuissants à découvrir; ainsi le démontrent les ingénieuses et sages théories de l'auteur dont je suis heureux d'être le contemporain, parce que ce n'est plus avec le péson et approximativement, mais avec des balances très sûres, que se mesure aujourd'hui l'or de la vérité ^ » L'ouvrage fut offert au nouveau pape , le cardinal Barberini, devenu Urbain VIII, qui en accepta la dédicace ^.
Bien plus le Souverain Pontife « le lut, dit-on, avec grand plaisir^ ». Flatté d'un tel hommage rendu à son livre, Galilée se prit à caresser de hardis