Die Acten, p. xxx-xxxii
2. Sur tout ceci, cf. Grisai-, ouv. cit., p. Si sq.; Funk, ouv. cil., p. 4SI, Ce chapitre était composé quand nous avons eu connaissance de l'intéressant travail d'Antonio Ricci Riccardi, dont nous recommandons la lecture : Galileo Galilei e fra Tommaso Caccini. Il'processo del Galilei nel 1616 e l'abjura segreta riuelate dalle carte, Firenze, ±904.
oisiveté? S'il continuait à poursuivre ses recherches astronomiques, il était bien difficile, pour ne pas dire impossible, qu'il ne retrouvât pas, au bout de ses nouveaux calculs, ses anciennes conclusions.
Or tout l'invitait, ses admirateurs comme ses adversaires, à reprendre ses études et à suivre sa pointe.
Dès le l^"" juin 1616, un médecin napolitain, philosophe et mathématicien, Stelliota, lui traçait un plan de conduite en ces termes : « Les professeurs de sciences doivent montrer les calomnies des sophistes. La pensée des supérieurs est sainte et juste ; mais, comme le décret (de 1616) a été rendu sans que les parties aient été entendues, il faudrait revoir la cause, qui intéresse tout le monde ; il faudrait que les professeurs de mathématiques étrangers présentassent un mémoire. » Et avec un grand sens il ajoutait : « Faites prévenir ceux qui gouvernent le monde que les personnes qui cherchent à mettre la discorde entre la science et la religion sont peu amies de l'une et de l'autre ^ . »
A quelque temps de là, un jésuite, le Père Grassi, attaquait directement, bien qu'avec certains égards, dans un livre intitulé Libra astronomica, la théorie copernicienne et les thèses de Galilée ^. Celui-ci ne pouvait manquer de relever le gant. Il publia son Saggiatore, « l'Essayeur, » sous forme de lettre adressée à M^"^ Cesarini, qui allait devenir le maestro di caméra d'Urbain VIÏI. L'ouvrage avait pour but de faire voir que le système de Copernic et de Kepler est en parfait accord avec les observations du