Le Opère, t. IX, p
4. Von Gebler, Die Acten, p. 172; ms. du Procès, fol. 547. L'archevêque de Plse était dénoncé comme complice et fauteur des mêmes erreurs.
coup extrêmement douloureux. Les lettres qu'il écrivit vers cette époque se ressentent de sa tristesse aigrie \ Bientôt il devint « totalement aveugle )?, nous dit l'inquisiteur de Florence^. A cette nouvelle, Urbain VIII n'hésita plus a lui accorder la permission de quitter Arcetri pour la capitale de la Toscane. On lui rappela seulement qu'il restait sous l'obligation de ne recevoir aucune personne suspecte et de « ne jamais traiter du mouvement de la terre 3 ».
Cette défense ne l'empêcha pas de publier àLeyde, en 1638, son livre Dialoghi délie nuoçe Scienze, dédié au comte de Noailles. Il continua de s'occuper de questions mathématiques avec ses amis le P. Castelli, Buonamici, . Viviani, Torricelli, etc. Mais ses jours étaient comptés. Le 8 janvier 1642, il s'éteignit, âgé de soixante-dix-sept ans, dix mois et vingt jours, après avoir reçu sur son lit de mort la bénédiction du Souverain Pontife.
Son corps fut inhumé dans une chapelle attenant à la basilique de Santa-Croce. Ses amis auraient voulu lui dresser un monument dans l'église même. Urbain VIII s'y opposa, en disant : « Il ne serait pas d'un bon exemple que le grand- duc élevât un monument à un homme condamné par le Saint- Office pour une opinion si fausse et si erronée, qui a séduit tant d'intelligences et causé à la chrétienté un grand scandale ''*. » Quatre-vingt-douze ans plus