‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 154 sur 177 · Fu subito permutata. » Le Opère, t. IX, p · texte numérisé non relu

Fu subito permutata. » Le Opère, t. IX, p

plus tard (6 juillet), prendre le chemin de Sienne ', où l'archevêque Piccolomini lui offrait une opulente hospitalité.

C'était toujours l'exil. Le condamné avait la nostalgie des bords de l'Arno. Urbain VIII averti de son désir lui accorda l'autorisation de se retirer à sa villa d'Arcetri, près de Florence, à la condition d'y vivre seul et de n'y appeler ni recevoir personne -. Cette réserve devait d'ailleurs s'entendre dans un sens large; les visites des parents et dès amis n'étaient pas défendues, pourvu qu'elles ne portassent pas ombrage, disait le pape lui-même à Niccolini en lui communiquant cette décision ^.

Des amis maladroits changèrent malheureusement ces bonnes dispositions de la cour de Rome pour Galilée. Ils continuèrent de vanter son génie et ses découvertes. On le dénonça au Saint-Office pour avoir répandu, pendant son séjour à Sienne, « des opinions peu catholiques ''' » . Galilée s'aperçut bientôt de l'impression produite par ces délations sournoises. Comme il sollicitait la permission de se rendre à Florence pour se faire soigner par les médecins de cette ville, on la lui refusa net. Par une coïncidence fâcheuse, la défense de quitter Arcetri lui fut signifiée le jour même où il apprenait que sa fille, religieuse dans un monastère voisin, était dans un état désespéré. Ce fut pour son coeur de père un

1. La permission du pape est du 30 juin. Von Gebîer, Die Acten, p. 414 ; ms. du Procès, fol. 453.

2. Celte permission est du i^' décembre 1633. Von Gebler, Die Aclen, p. 164; ms. du Procès, fol. 534.

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