‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 35 sur 177 · Bickell, Ibid,, II · texte numérisé non relu

Bickell, Ibid,, II

Il serait bien étonnant que Tertullien, s'il eût connu une pareille loi, n'en eût pas fait état. En sommé son langage se réduit à ceci : « Combien de clercs

— soit la totalité, soit la majorité (plutôt la majorité)

— vivent dans le célibat! Pourquoi n'en feriez-vous pas autant? » Et la question de l'origine du célibat ecclésiastique reste entière.

On ne saurait non plus la trancher avec le texte d'Eusèbe : Démonstration éçangélique, i, 9. L'évêque de Césarée entreprend d'expliquer pourquoi la loi nouvelle ne favorisait pas, autant que l'ancienne, la procréation des enfants. Voici son raisonnement : a Les docteurs et les prédicateurs de la parole de Dieu observent nécessairement la continence, afin de s'adonner plus entièrement à des œuvres supérieures : jjiaXtffTa 8' oûv TouTOiç avaYxatw; xavuv Sià t^jV Ttepi xà xpsttTW ajùkr^^i -^ Twv Y*f*wv àva)(^topvi<jiç (JTtouSotÇeTai. Ils forment

une postérité divine et spirituelle, et ne se bornent pas à faire l'éducation d'un ou deux enfants, mais s'occupent d'une multitude innombrable. » Il ajoute : « Les lois du Nouveau Testament n'interdisent pas la procréation des enfants ; elles ordonnent plutôt quelque chose de semblable à ce qui regardait les justes de l'ancienne loi, car, dit l'Écriture, il faut que l'évêque ait été l'homme d'une seule femme. Cependant il convient que ceux qui ont été sacrés et qui sont au service du Seigneur s'abstiennent ensuite de tout commerce conjugal. Quant à ceux qui ne sont pas liés à ce service, l'Ecriture leur accorde plus de latitude et elle prêche à tous que le mariage est honorable ^ . » Eusèbe déclare donc que la con-

Page 1