‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 45 sur 177 · Can. lY, Mansi, Concilia, t. II, cbl. HOi · texte numérisé non relu

Can. lY, Mansi, Concilia, t. II, cbl. HOi

àXX' àpxeïaOai, ei Ij^ovts; :^XOov Itti tïîv y^eipoioviav *. Ce texte se passe de commentaire. Interdire aux évêques, aux prêtres et aux diacres de se marier après leur ordination et leur faire observer, s'ils sont déjà mariés, qu'ils doivent se contenter de leurs femmes, c'est bien leur accorder le droit d'user du mariage.

On ne s'étonnera plus alors que le VP canon apostolique défende à l'évêque et au prêtre d'éloigner sa femme sous prétexte de piété, Trpo-paffei eûXaêstaç, et menace d'excomunication celui qui contreviendrait à cette défense ^. Bickell veut qu'il s'agisse ici d'une expulsion de l'épouse ou d'un refus de la sustenter. L'auteur des Canons apostoliques aurait, dans cette hypothèse, bien mal rendu sa pensée. Le « prétexte de piété ou de religion » qu'il indique, marque nettement qu'il a en vue la séparation pour raison de continence absolue, et c'est celte conduite qu'il réprouve.

Les canons d'Hippolyte réagissent pareillement contre les partisans de l'obligation du célibat des prêtres. « Que le prêtre dont l'épouse a enfanté reste en fonctions » , disent-ils ; preshyter cujus uxor peperit ne segregetur ^. Ce texte montre bien que le droit d'user du mariage était reconnu au haut clergé, aussi bien en Occident qu'en Orient.

Certains récits de Socrate deviennent ainsi plus faciles à comprendre. L'auteur nous parle du célibat ecclésiastique en deux endroits de son Histoire : lib. I, cap. XI, et lib. V, cap. xxii ^', ufie première fois à

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