I Corinth., vn
et s'il persévère (dans sa faute), qu'on le dépose ^ . » On retrouve là un écho non seulement des Constitutions et des Canons apostoliques, mais encore du concile de Gangres 2. C'est le dernier mot de la discipline ecclésiastique pour l'Eglise grecque. Ce régime est encore celui des Orthodoxes, En pratique cependant les siècles y apportèrent une légère modification. Il est d'usage, sinon de règle écrite, que les fonctions pastorales ne soient confiées qu'à des prêtres mariés ^. Cette pratique, que le cardinal Hùinbert constate déjà au xi^ siècle ', fut officiellement consacrée au concile russe de 1274 ^.
En Occident, le plus ancien témoin d'une loi concernant le célibat ecclésiastique est le canon 33 du concile d'Elvire, vers 300. La rédaction en estbizarre, mais le sens assez clair. « Tous les évêques, prêtres et diacres, c'est-à-dire les clercs voués au ministère de l'autel, doivent s'abstenir de tout commerce avec leurs épouses ; quiconque enfreindra cette règle sera déposé^. »