CHAPITRE III
$ 1. — Études d’ensémble.
À. DEISSMANN, Licht vom Osten; Das Neue Testament und die neuentdeckten Texte der hellenistichrômischen Kultur. Tübingen, 2e Aufl. 1909. Traduction anglaise par L. M. Strachan. London, 1910; New Light on the New Testament from the records of the graeco-roman Period. Edinburgh, 1907.
J. RourriAc, Recherches sur les caractères du grec dans te Nouveau Testament d'après les inscriptions de Priène. Paris,
G. MizLiGAN, Selections from the greek Papyri. London, 1910.
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tamento. Roma, 1910. é * J. Hugy, Le Grec du Nouveau Testament; Études, 20 jan-
vier 1909,
1. Dans trois conférences, Adolf Deissmann! veut nous montrer les services que peuvent rendre pour
l'interprétation philologique, littéraire et religieuse
4. New Light on the New Testament from records of the graecoroman period.
du Nouveau Testament les inscriptions récemment découvertes. Les plus utiles ne sont pas celles qu'on lit sur les monuments, car elles sont plus ou moins littéraires, mais celles que fournissent les papyrus et les tessons de vases. Ces dernières sont écrites dans la langue populaire du temps et reflètent les idées du peuple. C’est donc à celles-ci que l’on pourra comparer les livres du Nouveau Testament, écrits dans la langue de la conversation de cette époque. Ce travail a déjà donné d'heureux fruits et l’on a pu expliquer bon nombre de termes du Nouveau Testament par l’usage qui en a été fait dans les papyrus. Pourra-t-on expliquer, comme l'a fait Deissmann, la rapide propagation du christianisme par ce fait que l’on trouve de nombreuses inscriptions qui tendraient à prouver que le peuple de ce temps était religieux et de moralité assez élevée. Nous ne le pensons pas. Tout au plus pourra-t-on dire que le peuple était disposé à un certain point, à écouter la nouvelle doctrine, ainsi que l’a constaté Paul dans son discours devant le tribunal de l’Aréopage, Actes, XVII, 22, 23, mais il n'en restera pas moins que le christianisme, sur les questions capitales, était en antagonisme avec les religions païennes. Sur les questions philologiques et littéraires Deissmann présente des observations plus justes, auxquelles nous adhérons en partie.
IT. Dans ses travaux sur la langue du Nouveau Testament Ad. Deissmann! veut prouver que celle-ci n'est pas une langue spéciale, mais celle qui était parlée dans le monde grec au temps de Notre-Seigneur. Il admet bien une influence aramaïsante, surtout au point de vue lexicographique, mais il ne croit pas qu'elle ait été suffisamment profonde pour dif-