LA PREMIÈRE ÉPITRE DE SAINT PIERRE
Nous trouvons dans la Revue biblique, 1913, p. 309, une analyse d’un ouvrage de Perdelwitz! sur la première épître de Pierre. « La 1* Petri comprendrait deux parties : une prédication familière prononcée à l’occasion d’une cérémonie baptismale, rappelant aux néophytes les obligations auxquelles ils s'engagent, et un écrit parénétique ou d’édification adressé plus tard à la communauté à laquelle ces néophytes appartenaient. La prédication rédigée par écrit, I, 3-IV, 11 et la lettre d’exhortation, I, 1,2; IV, 12-V, 14, auraient été conservées quelque temps dans leur état primitif aux . archives de la communauté, avant d'être, à dessein ou non, unies l’une à l’autre sous la forme de l’épître que nous possédons. On pourra faire remarquer à juste titre que la diversité des matières traitées dans une ‘ lettre n’est pas un argument contre son unité. Sinon ne devrait-on pas dédoubler toutes les épîtres de Paul qui comprennent une partie dogmatique et une partie de morale pratique? L'étude de Perdelwitz ne s'arrête point à la question de la critique littéraire, elle s'étend à l'interprétation de l’épître à la lumière
des rites usités dans les religions à mystères. Si le
1. Die Mysterienreligion und das Problem des I Petrusbriefes. Giessen, 1913.