‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 111 sur 162 · Der erste Petrusbrief und die Kritik · texte numérisé non relu

Der erste Petrusbrief und die Kritik

Pierre. Les lecteurs étaient des chrétiens, encore afliliés à la synagogue et qui étaient persécutés par leurs frères juifs, riches, tandis qu'eux étaient pauvres.

VI. H. À. A. Kennedy! étudie les influences helléniques qui se sont exercées sur l’auteur de l’épître de Jacques. Il fait remarquer que tous les critiques s'accordent à constater la bonne tenue de cette épître au point de vue de la langue et du style. « Elle est écrite, dit Mayor, dans un grec simple, robuste et avec une habileté rhétorique sans négligence. » Elle n'est pas une traduction. Cet usage idiomatique de la . langue grecque nous est une indication du milieu dans lequel écrivait l’auteur. On ne doit pas oublier que l'écrit s'appuie sur l'Ancien Testament et qu’il a de fréquents rapports avec les écrits du judaïsme palestinien, la Sagesse du fils de Sirach, les Testaments des douze Patriarches, mais il faut faire ressortir ses affinités remarquables avec le judaïsme hellénistique, tel que nous le trouvons dans les écrits de Philon et la Sagesse de Salomon. Le milieu de l’auteur était

donc de culture hellénistique et Kennedy pense à l'Égypte.

VIL J. H. Ropes ? examine le problème que présente le texte de l’épître de Jacques. Il fait observer qu'il est bien simplifié par le fait que nous n'avons aucun texte occidental de cette épître et que les autorités que nous possédons n’ont aucune des marques caractéristiques du texte occidental. Voici les points qu'il essaie de démontrer, se basant sur la classification des manuscrits dressée par Westcott-Hort. 1. Aucun manuscrit ou version de cette épître ne donne un texte

4. The hellenistic Atmosphere of the Epistle of James; Erpositor, 8e Série, 37° année, juillet 1911, p. 37. London.

2, The text of the Epistle of James; Journal of bib. Literature, Vol. XXVITI, p. 103-429, New York, 1909,

non retouché, « neutre », pur de correction. Par conséquent, la probabilité transcriptionnelle, quand elle est claire, est une raison suffisante pour rejeter le témoignage même des meilleurs manuscrits.

2. Le codex B, quoique non parfait, fournit un texte meilleur que celui de tout autre manuscrit ou groupe de manuscrits. De là, dans les cas où la probabilité transcriptionnelle reste indécise, la leçon du codex B doit être acceptée, pourvu qu'il puisse être montré par

des témoins anciens que la leçon de B n'est pas une

excentricité, particulière à B seul.

3. Les rapports généalogiques des autres manuscrits anciens et le texte d’où dérivent les versions égyptiennes ainsi que le « texte alexandrin » sont encore obscurs.

4. Le « texte syrien » de K L P et de beaucoup de manuscrits ne contribuent en rien à la formation d’un texte correct.

5. La version vieille latine a été faite d'après un texte ressemblant de près à celui de B, mais quelque peu plus corrigé.

VIII. Dans l'introduction de son commentaire sur l'épiître de Jacques', Ropes soutient que cette épître est un traité religieux et moral ayant la forme, mais seulement la forme, d’une lettre. C'est probablement l’œuvre pseudonyme d'un chrétien d’origine juive, vivant en Palestine dans le dernier quart du ie" siècle ou le premier quart du second. L’épiître réflète les conditions de la vie juive en Palestine et presque toutes les idées ont leurs racines dans la pensée juive, mais dans la langue, le style, la manière de s'exprimer et quelques-unes des idées des influences helléniques sont profondes et reconnaissables. La pré

1. À critical and exegetical Commentary on the Epistle of St. James.

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sentation des idées et le style rappellent plutôt la diatribè hellénique que les écrits juifs sapientiaux. Cette épître a été probablement écrite à Césarée de Judée; l’auteur et les lecteurs étaient des Juifs parlant grec.

A lire le compte rendu qui a été donné de ce travail de Ropes dans la Revue biblique, juillet 1920, D 57.

IX. Dans son commentaire sur l’épître de saint Jacques !, Max Meinertz conclut sans hésiter des Actes des apôtres et de l’épître aux Galates que cette épître est de Jacques l’évêque de Jérusalem, qui n’est autre que l’apôtre Jacques, fils d'Alphée.

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