‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 13 sur 162 · V. L'attention des savants est appelée de plus en · texte numérisé non relu

V. L'attention des savants est appelée de plus en

plus sur les papyrus grecs que l’on découvre en Égypte, soit pour les services qu'ils rendent à l'histoire de la littérature grecque dont ils nous donnent des fragments quelquefois inconnus, soit pour l'usage qui peut être fait des papyrus, contenant des documents non littéraires, contrats, lettres particulières, pour l'étude du Nouveau Testament. G. Milligan‘ vient de publier cinquante-cinq de ces papyrus, choisis avec discernement parmi la multitude de ceux que nous possédons, pour l'intérêt qu'ils présentent au point de vue de l’exégèse néotestamentaire.

Dans une introduction très documentée il nous explique ce que sont les papyrus, signale ceux qui ont été découverts et publiés, et s’arrête à montrer l'usage qui peut être fait des papyrus pour l'intelligence de certains faits historiques qui ont été mis en doute. Ainsi il signale l'existence des rôles de recensement analogues à celui dont parle Lue, Il, 1, 2, et désignés par les mêmes termes consacrés, äroypapat. Dans l’un nous trouvons l'ordre du préfet romain à tout homme absent de son pays natal d'y retourner pour que le recensement soit régulier. N'est-ce pas là une confirmation de ce fait, qu'on a mis en doute, que Joseph, bien qu'habitant Nazareth, a été obligé d'aller se faire inscrire à Bethléem, son pays d’origine? D'autres exemples pourraient être cités : celui d’un préfet qui relâche un accusé par déférence aux désirs du peuple; celui de l'avocat qui résume une cause appelée devant un tribunal, lesquels nous rappellent le relâchement de Barabbas ou le procès de Paul devant le procurateur romain. Nous n'insisterons pas sur les services que peuvent rendre ces papyrus au point de vue de la langue du Nouveau Testament, car nous en

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