‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 161 sur 162 · Revue biblique, N. $., 12e année, p. 358. Paris · texte numérisé non relu

Revue biblique, N. $., 12e année, p. 358. Paris

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semble-t-il, ne songeait à créer une nouvelle version. Pélage, Peregrinus, Cassiodore, saint Jérôme luimême n'ont été que des reviseurs revisés à leur tour. »

Ceci posé, Dom de Brüyne admet que Jérôme a pu avoir l'intention de corriger tout le Nouveau Testament, que très probablement il a pu corriger çà et là les épîtres paulines dans le manuscrit dont il se servait, mais il doute que la révision qu'il a faite pour les quatre épîtres qu'il a commentées ait été publiée comme édition du texte. Le premier éditeur du texte des épîtres de Paul serait Pélage, mais il y eut un second et un troisième éditeur dont le savant bénédictin ne connaît pas les noms. Le texte de la troisième édition, allégé et délivré de tout venin hérétique, corrigé avec soin, était meilleur que tout ce qu'on avait produit jusque-là. C’est le texte que l’on retrouve dans tous les bons manuscrits de la Vulgate de Paul. Il faut donc distinguer pour les épiîtres paulines l'édition de Pélage, celle du Pseudo- Pélage et une troisième édition, revision des deux précédentes.

XV. Le P. Durand! n’est pas de cet avis et croit que Jérôme a revisé le texte vieux latin du Nouveau Testament. Il fait remarquer que Wordsworth et White, les éditeurs du Nouveau Testament latin suivant l'édition de Jérôme, ont constaté au cours de leurs longues études sur le texte latin du Nouveau Testament, qu'en ce qui concerne les Actes et les épîtres, les manuscrits de la Vulgate s'accordent en bloc contre les manuscrits de l’ancienne version?. Ce fait dit assez qu'il y a eu revision, et que cette revision a

4. Saint Jérôme et notre Nouveau Testament latin; Recherches de Sc. relig., octobre 1946, p. 531.

2, Actus apostolorum. Oxonii, 1905, p. 4 en note.

été conduite dans un même esprit, d’après une méthode unique. Dans ces conditions, à qui l’attribuer ? Avec tous ceux qui, de Vallarsi à Grützmacher, se sont spécialement occupés d'études hiéronymiennes, les éditeurs si méritants de notre Vulgate répondent : à Jérôme.

,. . 0 Li A Qu'il y ait eu revision des Actes des apôtres, par

exemple, cela saute aux yeux pour quiconque compare,

le texte de la Vulgate avec celui des versions vieilles latines, mais si le reviseur est Jérôme, comment a-t-il laissé subsister dans la Vulgate les leçons extraordinaires, qui sont quelquefois des contre sens?

XVI. N'ayant pas le travail de Harnack : Pour la revision des principes de la critique néotestamentaire", nous ne pouvons parler de son contenu que par l'indication donnée par le sous-titre : L'importance de la Vulgate pour le texte des épîtres catholiques et la part de Jérôme au travail de traduction. Harnack réhabilite, au point de vue de la critique textuelle, le texte de la Vulgate des épîtres catholiques. Il fait remarquer que Jérôme est le premier qui ait donné une revision scientifique des vieilles versions latines. On lira avec fruit un excellent compte rendu de cetouvrage dans la Revue biblique, juillet 1920, p. 450.

4. Zur Revision der Principien der neutestamentlichen Textkritik.

De l’analyse que nous venons de faire il résulte que les hypothèses se sont multipliées sur les diverses questions que présentent les livres du N. T. et que les divergences sont toujours nombreuses sur quelques-uns des points les plus importants, touchant la critique et la philologie des écrits néotestamentaires. Il semble cependant que, si l’on met à part les critiques hollandais et quelques autres, la critique tend à se rapprocher sur plusieurs questions du point de vue traditionnel. Nous devons signaler la tendance qui s’accuse de plus en plus, en Allemagne, en Angleterre et en France, d'interpréter les écrits néotestamentaires en fonction des doctrines et du culte des religions de mystères, et d'y voir l'influence de l’hellénisme. Nous l’avons déjà dit : on fait fausse route en se dirigeant de ce côté. |

fl est certain d’abord que le N. T. n’est pas un écrit isolé, indépendant de l'époque où il s’est produit et de. l’état d'esprit du monde contemporain; c’est un livre chrétien, écrit en ‘grec par des auteurs, juifs de naissance et de mentalité, mais c'est aussi un livre oriental. Pour le bien comprendre on devra étudier le monde - gréco-latin du 1°" siècle, la langue et la littérature grecques de cette époque, le judaïsme et l'Orient au

temps du N. T., et enfin la littérature chrétienne primitive. .

Sur la question qui se pose au sujet de la langue des écrits néotestamentaires on admet de plus en plus l'opinion, émise par Deissmann, que cette langue n’est pas une langue spéciale, fortement teintée de sémitismes, mais bien la langue grecque, telle qu’elle fut parlée à l’époque où furent écrits les livres du N. T.

Cette opinion est basée sur les ressemblances qui:

existent entre la langue du N. T. et celle des papyrus contemporains. On retrouve dans les papyrus un bon nombre des mots que l’on avait cru être des &raë ksyémeva, et même des termes employés dans le sens particulier que leur donnent les écrivains néotestamentaires. Remarquons cependant que la langue du N. T. se rapproche davantage de la langue classique que ne le fait celle des papyrus. Quelques écrits même sont d’un très bon grec; l'épitre aux Hébreux par exemple. Luc et Paul ont conservé plusieurs formes du grec littéraire. Il est exagéré d’ailleurs de dire que la langue néotestamentaire est la langue de la conversation ; c'est plutôt celle des écrivains de l’époque; reconnaissons toutefois que certains écrits, lé Il° et le IV° évangile, ne sont pas d’un très bon greë. D'une manière générale, les écrits néotestamentaires ont souvent le caractère de discours : ceci nous explique la forme emphatique de certains d’entre eux, les Actes, par exemple. On dirait qu’ils sont destinés à la lecture publique.

Sur la question du nombre et de l’origine des sémis tismes dans le N. T: on h’est pas complètement d’accord. Il s'y rencontre certainement beaucoup moins de sémitismes qu'on ne l'avait dit autrefois. Les expressions, que l’on prenait pour des sémitismes, étaient familières à la langue vulgaire. Cependant il en reste encore beaucoup plus qu'on ne le dit. Les

écrits néotestamentaires ne sont pas dégagés de toute influence sémitique; pouvait-il en être autrement, puisque leurs auteurs, sauf probablement Luc, étaient dès Juifs et qu'ils travaillaiént d’après des sources araméennes, orales ou écrites ?

On soutient que la langue grecque parlée à cette époque possède les expressions du N. T. qui passent pour des sémitismes; ce sont donc des vulgarismes et non des sémitismes. Mais ces expressions n’ont-elles pas pu s’introduire dans la langue parlée du fait des Juifs, nombreux en Egypte, où l’on à relevé dans les papyrus des expressions de la langue vulgaire qui viendraient des Juifs. Ils ont pu influer aussi sur la langue grecque de tout l'Orient, étant donné qu'ils étaient dispersés depuis le in° siècle avant J-C, dans toutes les parties du monde connu. Ce serait peut-être attribuer aux Juifs une influence exagérée sur la langue grecque.

La question reste ouverte sur quelques-unes des influences qu'a subies Paul. Qu'il ait reçu d’abord une formation juive, tous les critiques l’admettent. Paul, dans son enfance, a entendu lire et même a appris par cœur les saintes Écriturés; encore jeune, il a étudié la théologie rabbinique aux pieds de Gamaliel, A-t-il été initié à la littérature et à la rhétorique grecques? Des critiques le croient. Il semble cependant que; s'il en avait été ainsi, ôn relèverait dans ses écrits des traces plus nombreuses de la littérature grecque qu'on n’a pu le faire. On a voulu voir dans quelques-uns de ses procédés de discussion ét d’exposé un souvenir dè la diatribè stoïcienne, mais ces procédés sont céux de toute argumentation. Et surtout Paul a-t-il été influencé par les doctrines dés religions de mystères? Quelques critiques le soutiennent. Nous ne sommes pas de cet avis. L'influence grecque qui a pu s'exercer sur l'esprit

de Paul a été toute superficielle; elle a été, comme on l’a dit, périphérique. Ses doctrines lui viennent en premier lieu de la révélation qui lui en a été faite par Notre-Seigneur, puis de l’Ancien Testament, de la tradition évangélique qu'il a reçue des apôtres, enfin, de son expérience religieuse. On pourra relever aussi dans ses épîtres de nombreuses traces des doctrines juives ; quant à sa dialectique, elle est rabbinique.

| La très grande majorité des critiques admettent

l’origine paulinienne de la l"° épître aux Thessaloni-

ciens; pour la [[°, il en est encore qui la rejettent, mais . l’accord semble se faire sur son authenticité. Ces deux

épitres dépendent tellement l’une de l’autre que l’authenticité de la I"° entraîne nécessairement celle de la- : II. On discute surtout actuellement sur la nationalité des destinataires de ces deux épîtres.

Les épiîtres aux Corinthiens sont tenues pour pauli-

niennes par tous les critiques. La discussion porte * surtout sur ce qui s’est passé entre la ["° et la IT° épître. Paul a-t-il fait ou non un voyage à Corinthe entre ces deux épitres? La question n’est pas résolue. Quelques critiques pensent que la lettre sévère, à laquelle Paul fait allusion, IT Cor. Il, 4 et VIL, 8, et que nous croyons perdue, se retrouve dans les ch. X-XIII de la II° épître aux Corinthiens. Cette seconde épitre serait-elle un composé de trois letires distinctes de Paul, I-VII: VIII-IX ; X-XII1? Quelques-uns le croient.

Sur l’épitre aux Galates, admise par tous comme authentique, la discussion porte toujours sur les destinataires et la date de cette épître. A-t-elle été écrite aux Galates proprement dits, évangélisés par l'Apôtre lors de son deuxième voyage missionnaire, ou aux chrétiens de la Galatie méridionale convertis lors du premier voyage de Paul? Est-elle la plus ancienne des épitres de Paul et au moins a-t-elle été écrite avant la :

conférence de Jérusalem? Ces questions ne sont pas résolues. ‘

Pour l’épitre aux Romains on ne discute plus, à quelques exceptions près, que l’authenticité et la dis: position des deux derniers chapitres, et surtout des doxologies qu’on y trouve. Il est encore des critiques qui pensent que le ch. XVI faisait partie d’une épître adressée aux Ephésiens.

Sauf quelques rares exceptions, les critiques tiennent pour authentiques les épîtres aux Colossiens et à Philémon et la majorité accepte aussi l’origine paulinienne de l’épître aux Philippiens. Pour cette dernière, il en est qui la croient composée de deux lettres de Paul. L’épître aux Ephésiens est regardée par tous les exégètes comme une lettre circulaire et par quelques-. uns comme un sermon ou un traité théologique. Beaucoup en nient l'authenticité; elle doit cependant être admise, vu sa connexité avec l’épître aux Colossiens et ses rapports avec les autres épîtres de Paul. On se demande quel est le lieu de composition de ces épîtres. La majorité pense qu’elles ont été écrites à Rome; plusieurs tiennent pour Césarée, surtout pour l’épître aux Philippiens. On a soutenu récemment que celle-ci . avait été écrite à Hphèse.

Beaucoup de critiques rejettent l'origine paulinienne des épîtres pastorales, en admettant toutefois qu’on peut y trouver des fragments de lettres de l’Apôtre. Il est cependant possible de démontrer que ces épiîtres ne sont nullement en opposition avec ce que nous savons par ailleurs sur l'organisation ecclésiastique, les doctrines, les hérésies des temps contemporains de Paul. Les différences de style et de vocabulaire avec les autres épîtres pauliniennes s'expliquent du fait des destinataires de ces lettres et des matières qui y sont traitées,

On pose diverses questions sur l’épître aux Hébreux. 1° Est-ce une épître, un traité théologique ou une homélie? Il est plus probable que c’est une épiître. 2° A quelle communauté a-t-elle été adressée? Récemment on a soutenu que c'était à une communauté juive de Rome, ou même à des Juifs chypriotes. La majorité des critiques continue à admettre qu'elle a été écrite aux chrétiens juifs de Jérusalem. Quant à la date, il en est qui la fixent à l'an 80-90; l'opinion commune la rapporte vers 65-67. 3° Quel en est l’auteur? Beaucoup l'ignorent; plusieurs rejettent l'authenticité paulinienne, même médiate de cette épître; quelques-uns l'attribuent à un auteur inconnu, ou à Priscille. Il paraît établi que Paul n'en est pas directement l'écrivain, mais qu’il a inspiré celui qui l’a écrite.

La question synoptique n’est pas résolue; elle ne peut l’être que difficilement, vu l'élément perturbateur, provenant des copistes, lesquels ont plus ou moins assimilé les textes évangéliques parallèles. Examinons les diverses hypothèses proposées : Marc serait l'évangile le plus ancien; les évangiles de Matthieu et de Luc auraient été composés à l’aide de Marc et des Logia ou discours du Seigneur et de documents parti= culiers à chacun de ces deux évangélistes. Telle est la position adoptée par un bon nombre de critiques ; mais s'ils sont en accord sur le principe général ils ne le sont plus sur son application et dans les détails. Voici quelques-unes des questions discutées : Matthieu et Luc ont-ils utilisé Marc dans son état actuel ou dans un état plus ancien? Ont-ils employé la même édition des Logia ou des copies présentant un texte différent? Se servaient-ils du texte original ou de traductions grecques et des mêmes ? Ce document était-il composé seulement de discours ou contenait-il aussi des récits? Etait-ce tout simplement un recueil de pro

phéties messianiques? Matthieu et Luc dépendent-ils l’un de l’autre ou n’ont-ils entre eux aucun lien littéraire, même quand ils sont en accord contre Marc? D'où provenaient les sources particulières qu'ils ont employées? Sous quelle forme étaient les sources utilisées par les trois évangiles synoptiques ? Étaientelles araméennes ou grecques? Telles sont quelquesunes des questions qui ont été posées et qui ont été plus ou moins résolues, le plus souvent en des sens divers. Constatons seulement qu'il y a tendance à rejeter l’utilisation de Marc comme source par Matthieu et Luc. Il est difficile de comprendre comment ceux-ci peuvent différer à un tel point de celui-là, s'ils l'ont eu sous les yeux. La Commission biblique a d’ailleurs condamné l'hypothèse de l'emploi de Marc et des Logia par Matthieu et Luc.

La majorité des critiques continue à soutenir que Matthieu s'est servi de Marc et des Logia pour la composition de son évangile. Il aurait utilisé aussi des sources qui lui sont particulières. Quelques-uns même pensent que le [°" évangile a été écrit en grec. Sur la date, les opinions sont très diverses; on ne sait à quelle époque a été écrit l’évangile araméen. Est-ce . vers 40-44 ou même 50? Pour l’évangile grec, ce serait avant l’an 70. Les critiques rationalistes le rejettent après 70 et quelques-uns le repoussent même jusqu’à la fin du 1°" siècle.

Quelques exégètes supposent encore qu’il y a eu un Mare primitif, Urmarkus, différent de notre Marc actuel et même qu’il y a eu plusieurs éditions de l'évangile de saint Marc. Il en est aussi qui admettent un texte araméen à la base de Marc. Ces diverses hypothèses n'ont presque plus de tenants. On continue à s’occuper de la finale de Marc, mais la solution du problème n'est pas encore trouvée. La Commission

biblique a déclaré que la finale longue est canonique et inspirée et qu'il n’est pas prouvé que Marc n’en est pas l’auteur. La date reçue du IT° évangile varie entre 44, 60, 64-67; elle est même fixée par quelques-uns entre 70-100. Tous les critiques admettent la haute valeur historique de cet évangile.

Sur la composition de l’évangile de saint Luc la critique tient toujours les mêmes positions. On s'occupe beaucoup de savoir quelle était la source de la section, IX, 51-X VIII, 14 et l’on revient aussi sur la question du recensement de Quirinius et sur celle du Magnificat. Bien que des critiques n’admettent pas que Luc soit l’auteur de l’évangile qui porte son nom et des Actes, la majorité accepte l'authenticité lucanienne de ces deux écrits. Un examen comparatif, de la langue de ceux-ci la prouve nettement. La date de l’évangile a été diversement fixée : de 59 à 70 et de 75 à 105.

Pour la composition des Actes, Luc s’est servi pour les douze premiers chapitres de documents oraux ou écrits, probablement araméens; dans les seize autres il a inséré son Journal de voyage et pour le reste du récit il a utilisé des documents probablement écrits pour quelques chapitres ou des récits qui lui furent faits par des témoins oculaires. Cette question des sources des Actes a été beaucoup travaillée, mais les critiques ne sont pas arrivés à des résultats concordants. La valeur historique de ce livre a été très discutée : la difficulté consiste à mettre en accord les Actes et les épîtres pauliniennes. Les uns croient cet accord impossible, mais d’autres, et plus nombreux, pensent qu’en tenant compte du point de vue où se placent les écrivains il y a sinmiplement divergence et non désaccord. Des critiques accepteraient l’historicité des Actes, mais la rejetteraient pour quelques récits qui dériveraient de sources de faible. valeur. Tout ce

. qui est miracle leur paraît suspect. La date des Actes serait vers 63-64, peut-être vers 67; en tout cas avant l’an 70. Des critiques reculent la composition des Actes jusque vers l'an 97-100 sous prétexte que Luc a connu les écrits de Josèphe dont les derniers sont de l'an 100-

Les épîtres de Jacques, de Pierre et de Jude sont tenues pour des pseudépigraphes par la critique rationaliste. Les catholiques les régardent au contraire comme écrites par les auteurs dont elles portent le nom ; il ne reste quelques doutes que pour la seconde épître de Pierre. En outre, dépend-elle de l’épitre de Jude ou inversement? La première hypothèse paraît la plus probable. Sur les dates de ces épiîtres les opinions sont très diverses; il n’a rien été soutenu de nouveau à ce sujet.

La critique rationaliste garde ses mêmes positions sur le IVe évangile — l’apôtre Jean, fils de Zébédée, n’en est pas l’auteur; sa valeur historique est faible; les discours du Seigneur sont le fruit de la réflexion de l’évangéliste — il n’y a du nouveau que dans le détail des hypothèses : la tradition extérieure sur le IV® évangile est sans valeur; Jean a été mis à mort en l'an 44, en même temps que son frère Jacques. On ne peut croire qu'un pêcheur galiléen ait connu les spéculations alexandrines et stoïciennes sur le logos; la personnalité du disciple que Jésus aimait est toujours recherchée; on a surtout discuté la composition du IV° évangile dans lequel on a prétendu découvrir des déplacements de textes et même de chapitres entiers; enfin, on a essayé de déterminer les sources du IV: évangile et de spécifier les divers documents qui l'ont formé. Les critiques catholiques maintiennent fermement l'authenticité johannique du IV° évangile et sa complète valeur historique.

Rien de bien nouveau sur les épiîtres johanniques; quelques critiques soutiennent encore qu’elles n'ont pas été écrites par Jean l'apôtre et les attribuent à Jean le presbytre.

Parmi les critiques rationalistes les uns continuent à nier l'authenticité johannique de l’Apocalypse, les autres pensent que Jean l’apôtre a écrit l’Apocalypse: mais non le IV évangile, On discute toujours sur les divers documents qui sont entrés dans la composition de l’Apocalypse. En fait, ce livre est parfaitement un et il est composé d’après un plan qu’on peut indiquer.

La question du canon des livres du N. T. est restée stationnaire; on s’est occupé surtout du décret pseudogélasien et des diverses questions qu'il soulève,

Quelques travaux intéressants ont été publiés sur la critique textuelle du N. T. Le système de von Soden sur l'établissement du texte a été très discuté; on en a relevé les défauts et surtout on a démontré la faiblesse des principes critiques sur lesquels le texte est fondé. En fait, le texte est établi par von Soden d’après la majorité des témoins et non d'après la valeur de ces témoins. Ce qui restera de ce travail, c’est l’apparat critique, quoique la lecture en soit bien malaisée.

La discussion est toujours ouverte sur la valeur respective du texte oriental du N. T., représenté surtout par le Vaticanus, et du texte occidental, dont le représentant principal est le codex de Bèze. On a mis en doute la valeur critique du texte du Vaticanus ; on y a même vu une recension analogue à celle qui a eu lieu à Antioche et qui a abouti au texte syrien, Quelques critiques tendent à voir dans le texte occidental un texte plus primitif que celui du Vaticanus; ils font remarquer qu'on le trouve représenté au n° siècle dans toute l'étendue du monde chrétien. Il est vrai qu'on retrouve partout des leçons différentes de celles du

506 CRITIQUE ET PHILOLOGIE DU NOUVEAU TESTAMENT. ï

texte oriental, mais ces leçons ne sont pas partout les mêmes; en d’autres termes le texte dit occidental n’est pas homogène; c’est le texte du N. T. défiguré plus ou moins par l’incurie ou la fantaisie des copistes. C’est surtout un texte retravaillé pour éclaircir, expliquer ou compléter le texte. Nous ne nions pas qu'il a pu conserver quelques bonnes leçons. Il y a donc lieu d'examiner ses leçons une à une, afin d'en juger la valeur. On ne peut les accepter en bloc.

Abbott, 71, 225.

Aberle, 338.

Abrahams, 12.

Addis, 236.

Albertz, 185.

Alexander, 123.

Allen, 237, 239, 265, 276.

Allo (P.), 453, 457.

Amamm, 464.

Asqwith, 435.

Bacon, 9, 13, 187, 288, 290,

Barnes, 25, 275.

Barth, 39, 413.

Bartlet, 240.

Batiffol, 111.

Bauer, 429.

Baumgarten, 22.

Belser, 180, 190, 439.

Berg, 315.

Bernard, 314.

Blass, 62, 129.

Boatti, 58.

Bôühlig, 121.

Bonaccorsi, 293.

Bousset, 412, 437.

Briggs, 405.

Brooke, 12, 26, 451..

Brückner, 287.

Brun, 292.

Bruyne (dom de), 494.

Buckley, 256.

Bultmann, 120,

Buonaiuti, 49.

Burggaller, 196.

Burkitt, 244, 337. ?

Burn, 313. “é Burton, 3, 232.

Cadbury, 305.

Cadoux, 446.

Camerlynck, 327, 356, 370.

Care, 115, 458.

Carr, 233.

Case, 119.

Chapman (dom), 282, 464.

Chaume, 45.

Cladder (P.), 205.

Clark, 473.

Clemen, 90, 426.

Clymont (Mc), 9

Cobern, 27.

Commission biblique, 189, 200, 260, 279, 320, 350, 447.

Cramer, 167.

Cremer, 78.

Dächsel, 96.

Debrunner, 62.

Deissmann, 47, 48, 96, 185.

Delaporte, 382.

Dewitt Castor, 242.

Dibelius, 135, 181, 197, 310.

Dobschütz (von), 133, 172, 462.

Durand (P.), 495.

Easton,309.

à Be

Ebeling, 75.

Elmslie, 25.

Emmett, 168, 174, 314.

Ewald, 180.

Eyzinga (van), 11:

Faye (de), 334.

Feine, 40.

Fiebig, 5.

Fischer, 123.

Frame, 131, 140.

Fulliquet, 211.

Gardner, 13, 394,

Georgios Hamärtolos, 380.

Gigot, 457.

Godet, 153.

Goguel, 43, 148, 187, 223, 295, 376, 430, 461.

Goodspeed, 290, 307.

Grafe, 362.

Gregory, 31, 409.

Grimm, 75.

Grosch, 370.

Harnack (von), 146, 243, 317, 332, 341, 418, 459, 496:

Harris (R.), 244.

Haupt, 247.

Hawkins, 217, 238:

Headlam, 112, 113.

Heigl, 193,

Heim, 9%:

Heinrici, 7.

Heitmüller, 23, 397.

Henkel, 371.

Holdsworth, 259.

Hollmann, 145.

Holtzmann, 287.

Horner, 476.

Hort, 359,

Hoskier, 475.

Ishoc dad de Merv, 830.

Jackson (Foakes), 337, 349,

Jackson (Latimer), 13, 382, 398,

Jacquier, 29, 108.

Johnston, 394.

Jonés, 9, 168, 198, 342,

Jülicher, 209, 409.

Kästéren (van), 294, 433.

Kennedy, 363.

Kenyon, 469.

Knabenbauer, 135, 182.

Knopf, 23, 106, 368.

Knowling, 8.

Koch, 319.

Kôgel, 78.

Kühl, 176.

Krebs, 392.

Lachlan (Mec), 303.

Lagrange (P.), 110, 163, 170, 176, 242, 289, 292, 296, 310, 325, 478.

Lake (Kirsopp), 126, 148, 184, 234, 349.

Lebreton (P.), 385.

Lemonnyer (P.), 114, 125.

Lepin, 376, 440.

Lévesque, 166, 219, 277.

Lewis (Warburton), 402,

Lias, 370.

Lietzmann, 20.

Lightfoot, 381.

Lisco, 185.

Loisy, 157, 300, 354.

Lombard, 198.

Lütgert, 172.

Lummis, 315.

Machen, 312.

Mader, 292.

Maïier, 24.

Manen (van), 172.

Mangenot, 210, 288.

Masini, 44.

Massigli, 465.

Mayer, 191.

Mayor, 360, 368,

Méchineau (P.), 263.

Meillet, 61.

Meinertz, 24, 365.

Menzies, 152.

Meyer, 413.

Milligan, 40, 52, 79, 130.

Moffatt, 33, 167, 253.

Montefiore, 110, 217.

Moske, 118. | Moulton (J. H.), 13, 53, 79.

Moulton (Warren), 287.

Murray, 25.

Nägeli, 76.

Neile (Mc), 12, 114, 270.

Nicolardot, 260. ' Niebergall, 20.

Norden, 339.

Overbeck, 428.

Papias, 379.

Parry, 191, 362.

Parsons, 310.

Pasquier, 254.

Patton, 225, 243.

Peake, 33.

Perdelwitz, 155, 198, 366.

Pernot, 88.

Perrowne, 26.

Philippe de Side, 381.

Pieper, 336.

Pirot, 352.

Plooïj, 338.

Plummer, 124, 136, 150, 153, 265?

Pôlzl, 95.

Pope, 203.

Prat (P.), 100, 262,

Preuschen, 76, 327.

Pullan, 213.

Quentel, 194.

Radermacher, 59.

Ramsay, 37, 106, 118, 311, 344.

Regard, 84.

Réville, 379.

Robertson, 63, 150.

Robinson, 181, 433.

Robson, 14.

Rohr, 24, 296.

Ropes, 363, 364.

Rouffiac, 50.

Round, 168.

Rutherfurd, 188:

Ryle, 25,

Schaarschmidt, 316.

Sanders, 486.

Schäfer, 39.

Schmiedel, 173.

Schmidt, 292.

Schumacher, 343.

Schütz, 405. :

Schwartz, 382, 410, 411.

Schweitzer, 105.

Scott, 13, 105, 155.

Seeligmüller, 122.

Sickenberger, 24, 264.

Six, 336.

Slaten, 73

Slot, 197.

Smith, 172.

Soden (von), 5, 478, 481.

Soltau, 187.

Souter, 119, 468, 474, 479.

Spitta, 245, 414.

Stanton, 214.

Stephenson, Stawell, 344.

Stock, 276.

Steinmann, 24, 167.

Streeter, 234, 238, 239, 241, Swete, 11, 395.

Tillmann, 24, Torrey, 337.

Toussaint, 131, 174.

Venard, 15, 109.

Vischer, 96.

Vüller, 94, 454, Vogels, 475.

Vosté (P.), 138.

Waitz, 335.

Walker, 196.

Weinel, 93.

Weiss (B.), 192, 210, 308, 362,

Weiss (J.), 4, 18, 22, 23,104, 150, 414.

Wellhausen, 347, 378, 405.

Wendland, 20, 438.

Wendt, 329, 493.

Werdermann, 370.

Wickes, 316.

Williams, 74.

Williams (L.), 273.

Windisch, 193, 357, 453.

White, 469.

Wolhenberg, 197, 371.

Wordsworth, 468.

Worsley, 434.

Wrede, 93, 143.

Zahn, 157, 348, 409.

Zorell, 76.

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