‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 160 sur 162 · LENS · texte numérisé non relu

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alexandrin, surtout dans ses représentants les moins anciens, contre le Vaticanus.

XIV. Dom de Bruyne étudie, dans la Revue biblique*, les origines de notre texte latin de Paul. Il rappelle d'abord que l'on discute la question de savoir si Jérôme a revisé tout le Nouveau Testament ou si son travail s’est borné à la revision des évangiles. Il se prononce pour cette seconde opinion. Pour lui, la Vulgate des épîtres paulines ne dépend en aucune manière de Jérôme; ce n’est ni son texte, ni une revision de son texte. L'étude des prologues bibliques lui a suggéré le nom de l’hérétique Pélage comme l’auteur d’une première édition du texte de Paul. À propos de cela, Dom de Bruyne fait une remarque très importante :

« L'auteur d’un texte latin du Nouveau Testament ne mérite le plus souvent ce nom que dans un sens fort restreint. [l existait une vieille version latine, peut-être deux, peu importe. Beaucoup de gens ont retouché et façonné cette traduction imparfaite qu'aucune loi ne rendait inviolable : tantôt ils y corrigéaient des solécismes et rajeunissaient des expressions désuètes, tantôt ils la rendaient plus!conforme à telle ou telle recension grecque qui jouissait de la faveur passagère des savants; un reviseur la voulait plus littérale, un autre plus libre; l'un exigeait qu'elle satisfit aux exigences des esprits cultivés, l’autre préférait qu’elle fût comprise par les gens simples, et ce texte sacré, le plus important qui existe, à cause précisément de son importance unique, n'était jamais fixé; chaque génération y laissait son empreinte, chaque pays lui donnait sa couleur locale; souvent on l’améliorait, quelquefois on le gâtait; personne,

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