‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 31 sur 162 · Die Geisteskultur von Tarsus im augusteischen Zeitalter · texte numérisé non relu

Die Geisteskultur von Tarsus im augusteischen Zeitalter

et de nous dire ce qu'était la juiverie à Tarse, son origine, ses conditions de vie, sa situation politique, ses rapports avec Jérusalem. Le but ultime du travail a été de déterminer l'influence que ces divers facteurs, religions de mystères, mysticisme, culte de Mithra, philosophie stoïcienne ont pu exercer sur Paul. Voici, d’après Bühlig, quelques-uns des points de rapprochements. Paul donne à Jésus-Christ le titre de Seigneur, Kôptx, titre étranger à l’église chrétienne de Jérusalem, mais familier à la religion anatolienne. Ceci n’est pas exact, puisque nous trouvons ce titre de Seigneur donné à Jésus dans le discours de Pierre, Act., Il, 56 : Que toute la maison d'Israël, dit-il, sache donc avec certitude, que Dieu l’a fait et Seigneur, et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié. Paul appelle aussi Jésus, Sauveur, titre appliqué aux dieux à Tarse, et médiateur, donné aussi à Mithra, mais dont l’idée a pu lui venir de la littérature judéohellénique.

XX VIII. Dans son opuscule Paul était-il épileptique? Seeligmüller, professeur des maladies nerveuses à l'Université de Halle, examine les arguments qui ont été mis en avant, par Krenkel principalement, pour établir que Paul était épileptique. Il prouve que tous les symptômes qu'on a relevés dans les épîtres de l'Apôtre parlant de lui-même, peuvent s'appliquer aussi bien à d’autres maladies nerveuses qu’à l'épilepsie. On a soutenu que les visions qu'a eues Paul, sur le chemin de Damas, par exemple, dénotaient un épileptique. Seeligmüller remarque que les épileptiques se rappellent rarement ce qui s'est passé pendant leur crise. Et d'ailleurs, comment supposer que Paul d’une intelligence si élevée, d’une énergie si indomptable, dévoué jusqu’à la mort pour ses frères, d’une tendresse de cœur qui se trahit dans toutes ses

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épiîtres, ait pu être atteint d’une maladie qui affaiblit l’intelligence et l'énergie vitale et développe chez le sujet légoïsme et la dureté? L'auteur, examinant ce qu'a puêtre cette épine en sa chair, dont parle l'Apôtre, pense que ce pouvait être des attaques de malaria ou des névralgies qui provoquaient une maladie des yeux. : Donc, Paul n’était pas épileptique.

XXIX. E. Lombard essaye d'interpréter les extases et les souffrances de l’apôtre Paul!, II Cor., XII, 7-10, Il recherche quel était l’état corporel et spirituel de Paul : il avait une maladie des yeux, Gal., IV, 13; il . avait été atteint de la malaria, mais il n'était pas épi-

leptique au sens propre du terme. Ses visions et ses extases étaient de nature hystérique. La vision sur le chemin de Damas ne fait pas exception.

. XXX. H. Fischer? est d'avis que si la maladie de Paul a été l’épilepsie, ce fut sous une forme tout à fait légère.

XXXI. Alexander* a examiné les diverses maladies spirituelles ou corporelles qui ont été proposées pour expliquer les paroles de Paul dans la seconde épître aux Corinthiens et dans l’épître aux Galates : Persécutions, combats spirituels, pensées charnelles, infirmité corporelle qui serait ou une ophtalmie intense ou l’épilepsie ou la malaria. Aucune de ces hypothèses ne répond à l’ensemble des textes. Alexander les examine à nouveau en passant en revue divers événements de la vie de l'Apôtre et conclut qu'il a été atteint de la fièvre de Malte. Cette affection endémique sur les côtes de la Méditerranée porte des noms divers : fièvre de la Méditerranée, fièvre napolitaine, etc. Alexander en donne les symptômes et en décrit les diverses phases

1. Les exlases et les souffrances de l’apôtre Paul. 2, Die Krankheit des Apostels Paulus.

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