T. XXIX, D. 385-402; 449-464; B28-537. Paris
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question au ch. XV, 4 des Actes. Jamais Paul n’a évangélisé les cités de la Galatie du nord, car elles ne se sont jamais trouvées sur le passage de l’Apôtre, ni à sa seconde, ni à sa troisième mission, d’après l’itinéraire tracé par les Actes aux ch. XVI et XVIII. Dans cette opinion l'accord entre l’épître et les Actes se fait plus complet et plus naturel et surtout sont tranchées les difficultés qu'on faisait à l’accord entre le récit de Paul et celui des Actes au ch. XV.
V. Tous les critiques, sauf les Hollandais, ainsi que Steck et Friedrich, pensent que l’épître aux Galates a été écrite par Paul. Se référant aux travaux de ces deux derniers critiques, Moffatt ! les juge ainsi : « Cette hypothèse n'est plus autre chose qu'une curiosité critique comme le renvoi qu'a fait le P. Hardouin de la plupart des écrits classiques au xrv° siècle et la découverte qu'a faite Ed. Johnson que la littérature chrétienne primitive a été fabriquée au temps de la . Renaissance et de la Réforme. »
VI. Il n'y a pas lieu d’attacher de l'importance aux efforts qu'a faits Cramer pour découvrir dans le texte de l’épître des additions postérieures : I, 7°; [I, 2-4; III, 46-20; 26-29; IV, 24-27; V, 5, 6; VI, 1-6; 9-10. Vôlter qui trouve des interpolations dans les autres épîtres pauliniennes reconnaît que l’épître aux Galates présente une unité parfaite.
Restent deux questions que nous avons déjà traitées : la date, le lieu de composition et les destinataires de l’épître, que l'on continue à discuter, sans que l’on ait apporté aucun argument décisif en faveur de l’une ou de l’autre hypothèse.
VII. Ces questions viennent d’être examinées à nouveau par A. Steinmann : Die Abfassungszeit des