X. M. Jones* soutient l'opinion contraire et C. A
4. The date of saint Paul's Epistle to the Galatians. London, 1906.
2. Galatians, the earliest of the pauline Epistles: The Expositor, . 4910, p. 242-254. London. E 3. The date of the Epistle to Galatians; Expositor, 1911, n° 6, p. 193-
Seott! le réfute: Ramsay? et Weber maintiennent leurs positions. Il ne semble pas que l’on ait apporté des arguments nouveaux pour la solution définitive de la question.
$ 5. — Épiître aux Romains.
P. FEINE, Rômerbrief. Gôttingen, 1903.
TH. ZAHN, Der Brief an die Rômer. Leipzig, 1909. }
À. JUELICHER, Der Brief an die Rômer dans J. Weiss, Die Schriften des Neuen Testaments. Güttingen, 1905.
H. LIiETZMANN, An die Rômer. Tübingen, 1906.
* C. Toussaint, L’épiître aux Romains. Paris, 1913.
BONNET-SCHROEDER, Épîtres de Paul, 4 éd. l'e partie, Épitre aux Romains. Lausanne, 1912.
E. Kueur, Der Brief des Paulus an die Rômer. Leipzig, 1913.
St. J. PArry, The Epistle of Paul the Apostle to the Romans. Cambridge, 1912.
W. LuETGErT, Der Rüômerbrief als historisches Problem. Gütersloh, 1913. }
* M. J. LAGRANGE, Saint Paul, Épitre aux Romains. Paris,
W. C. vON MaxEN, Die Unechtheit des rôm. Briefs. Leipzig,
I. Les positions critiques tenues par la très grande majorité des critiques sur l’épître aux Romains restent inébranlables; la controverse a continué et même a été renouvelée sur deux questions, authenticité de la doxologie finale et authenticité des chapitres XV-XVI, que nous avons déjà étudiées dans l'Histoire des livres du Nouveau Testament, T. I, p. 271-279; nous
les examinerons à nouveau dans : Études de critique et d'exégèse.
4. The early Date of Galatians; Expositor, vin* série, n° T7, p. 483-199, 2, What were the Churches of Galatia? Expository Times, T. 24.
London, 1912.
3, Abfassungszeit und Leserkreis des Galaterbriefes; Theol. Quartal-
schrift. B. 94. Tübingen, 1912. Z
II. Dans l'introduction à son Commentaire sur l'épître aux Romains le P. Lagrange! étudie la langue, le style et l’argumentation de Paul dans l’épitre aux Romains. Certaines formules : xaôdé yéyparrat, ph yévouco, épeïs, où môvov à &X\&, ou bien ont des analogues dans les écrits helléniques, ou bien sont simplement grecques et sont employées par la langue grecque courante. Le grec de Paul n'est pas de l’araméen traduit, c'est le grec, tel qu'on le parlait et l’éerivait de son temps. Sa langue est celle d’un esprit formé d'après les bons usages, quoique sans prétentions littéraires.
Dans l'arrangement des phrases et des mots Paul n'a pas cherché à établir des cadences rythmiques, bien qu'il se soit appliqué quelquefois à s'exprimer d'une manière ingénieuse pour frapper plus vivement les esprits. Il ne se préoccupait pas de varier son style et de se conformer aux principes de la rhétorique grecque de son temps. Il emploie le parallélisme et l’antithèse, mais le grec et l’hébreu ont développé beaucoup, et presque dans le même sens, ces deux modes de rehausser la pensée. À laquelle des deux langues a-t-il emprunté ces figures de style? Il est d'autant plus difficile de le dire qu'on ne peut pas distinguer nettement le parallélisme grec du sémitique. Norden nommait grec le parallélisme des mots et sémitique celui des pensées. Mais cette distinction, vraie en général, ne l’est plus dans beaucoup de cas particuliers. En tout cas, dans le parallélisme antithétique l'esprit grec et l'esprit sémitique sont vraiment en contact et il est diflicile de discerner ce qui vient de l’un ou de l’autre esprit.
Remarquons enfin qu'on ne saurait refuser à Paul
4. Langue, style, argumentation dans lépitre aux Romains, p. XLH-
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un sentiment délicat des nuances de sens qui pouvaient résulter de la combinaison d’une racine avec différentes prépositions ou avec d’autres racines. L'exemple le
plus célèbre dans l’épître aux Romains est XIE, 3 : uh Omepppoyeiy rap? à dei poovEiy, A1 @povety ei td cup povEiv. Le choix des mots est si exact qu’on ne songe pas à une paronomase puérile. Cf. encore II, 1 ; V, 16; XIV,
Paul a-t-il argumenté à la manière des rabbins ou s'est-il inspiré du genre de la prédication morale adopté par la philosophie populaire de son temps? A-t-il employé les procédés de la diatribè cynicostoïcienne? La diatribè est un compromis littéraire entre le traité et le dialogue; on y trouve des raisonnements et des réponses à des interrogations. Or, Paul dans ses épîtres a employé ces deux procédés, mais on ne trouve pas dans ses épiîtres un dialogue proprement dit.
Si l’on examine certains raisonnements de Paul, V, 9; VILL, 32; XI, 24; V,15; V, 17 etc., « on ne saurait y
voir l'empreinte de l'esprit rabbinique et l’ensemble des rapprochements est tel que l’on conelura à la fois que l’épître aux Romains a conservé quelque chose du ton de la prédication et que cette prédication employait, dans l'intérêt du christianisme, des méthodes couramment usitées dans le monde grec au service de la philosophie morale populaire. Paul ne fut pas seulement un Israélite qui avait appris à parler un grec
intelligible pour les besoins ordinaires de la vie. Il parlait le grec des gens cultivés, écrivait comme eux et argumentait comme ils le faisaient alors, mais — ce qui était une nouveauté — sans aucune prétention littéraire et sans faire une grande place à la discussion ».
III. Passons en revue quelques-unes des questions qui ont été traitées à propos de l’épître aux Romains.
D'après Lütgert!, Paul aurait combattu dans l’épitre aux Romains non pas le judaïsme mais l’antinonisme, qui à une dépréciation d'Israël unissait des tendances révolutionnaires.
IV. E. von Dobschütz? pense que, dans l’épitre aux Romains, Paul a voulu systématiser les résultats de sa lutte contre le judaïsme; la situation des chrétiens romains, qui ne formaient pas une communauté unique, paraît lui avoir été passablement inconnue. L'épiître aurait été écrite immédiatement après l’épître aux Galates. Les hypothèses qui divisent l’épître en plusieurs parties et celles qui rejettent les derniers chapitres ou le dernier, et par suite rompent la puissante symphonie qu'est cette épître, sont inacceptables.
Van Manen* a, on peut le dire, inauguré les études sur la non authenticité de l’épître aux Romains, en ce sens qu'il a cherché à étayer cette hypothèse déjà ancienne sur des preuves nouvelles.
V. W.B. Smith‘ prétend que l’épiître aux Romains n’a pas été écrite par l’apôtre Paul. Voici ses conclusions principales : L’écrit n’est pas une épître; les termes év ‘“Pwun, toi ëv ‘Poun, ne sont pas authentiques; rien dans cet écrit n'indique qu'elle soit de Paul : malgré la suscription : Taÿhos doùkos Xproroë ‘Inoo, c'est un écrit pseudonyme; jusqu’après Justin, on ne trouve aucune citation de cette épître, aucune mention du nom de l’auteur, aucune attribution à Paul; chaque chapitre prouve que cet écrit n'est pas une unité originale mais une compilation de matériaux préexistants; comme réunion graduelle de dissertations morales et