‹ Études de critique et de philologie du Nouveau TestamentChapitre 63 sur 162 · C: S. PATTON, Sources of the synoptic Gospels. New-York · texte numérisé non relu

C: S. PATTON, Sources of the synoptic Gospels. New-York

* TH. SorRON, Die Logia Jesu. Eine literarkitische und lite rargeschichlliche Untersuchung zum synoptischen Problem. Münster, 1916.

La Sainte Bible, édition du centenaire. M. GoGuEL, Les évangiles synoptiques. Paris, 1918.

* E. LÉVESQUE, Nos quatre évangiles, leur composition et leur position respective. Paris, 1917.

$ 1. — Études générales sur les évangiles synoptiques.

I. Avant d’aborder ces études, signalons la position que prend Jülicher ‘ à leur égard : Nos évangiles, — même les sources les plus anciennes que nous puissions atteindre, — sont une combinaison indissoluble d’histoire et de foi. La foi des premières générations chrétiennes à transformé l’histoire, et elle devait le faire pour que les évangiles pussent avoir une portée religieuse; aussi ne pouvons-nous espérer retrouver dans aucune de nos sources le véritable Jésus de l’histoire.

La critique doit donc désormais envisager sans cesse cette relation des évangiles avec la foi de la communauté chrétienne. La méthode qui met en jeu une critique exclusivement littéraire a dorénavant fait son temps. Il faut qu’à la critique littéraire se joigne la critique historique.

14 Neue Linien in der Kritik der evang. Ueberlieferung. ÉTUDES DE CRITIQUE. 14

II. B. Weiss! a étudié le problème synoptique en général. Il reconstruit d’abord la source Q qui est à la base de l'évangile de Matthieu et dans les notes il expose les preuves de sa reconstruction. Il examiné les caractères de cette source; ce n'était pas une simple collection de sentences, mais un récit déjà formé quand Matthieu s’en est servi. Il essaye ensuite de reconstruire la source qui a fourni à Luc ses parties spéciales. Elle était aussi complète que la source Q; elle était d'origine hiérosolymitaine et en certains points se rapprochait de la tradition johannique. D’une étude attentive des diverses parties de l'évangile de Marc il conclut que, s’il n’a pas voulu donner une vie complète de Jésus, il a reproduit les souvenirs d’un témoin oculaire, qu'il a complétés à l’aide de récits dignes de foi et nous a fourni ainsi un évangile d’une baute valeur historique, Dans un dernier chapitre ‘ B. Weiss examine les évangiles actuels de Matthieu et de Luc au point de vue de leur composition, de leurs caractères particuliers. Il fait ressortir ensuite ce qui se dégage de nouveau dans ses recherches et les précisions qu'il a apportées au travail de ses devanciers,

III. Le but principal de Mangenot? a été d'établir la valeur historique des évangiles synoptiques ; cependant, afin d’asseoir ses arguments sur des bases solides il examine d’abord quel a été le mode de composition de ces évangiles. Voici ce qui se dégage de l'exposé : À l'origine du christianisme, nous relevons l'existence d’une prédication orale sur la vie et les enseignements . de Jésus. Mais, d'après les critiques rationalistes, cette tradition a subi une élaboration constante et progres-

4. Die Quellen der synoptischen Ueberlieferung. 2, Les Evangiles synoptiques.

sive qui a été successivement théologique et légendaire. « Les nécessités de l’apologétique et les premiers essais de christologie naissante ont été les facteurs du développement théologique; les inspirations de la foi et l'intérêt apologétique ont amené la formation des légendes, qui se gsurajoutèrent aux souvenirs primitifs, déjà amplifiés par l'adaptation des prophéties messianiques à la vie et à la mort du Christ. » Les conférences suivantes sont consacrées à démontrer le peu de fondement de cette hypothèse. Mangenot remarque tout d'abord qu'on peut tout au plus supposer dans les sources elles-mêmes un travail de rédaction, analogue à celui des évangiles, et consistant principalement dans le choix des récits et des : discours, dans leur groupement par raison de ressemblances, et par suite dans leur liaison logique plutôt que chronologique, Les modifications du fond, les ältérations de la tradition primitive ne sont pas démontrées et ne résultent ni des textes, ni des faits.

Mangenot se demande ensuite si les évangélistes se sont seryis de sources écrites et comment ils ont rédigé leur travail. Pour Matthieu et Luc, il ne paraît pas douteux qu'ils ont utilisé des sources écrites, probablement, le second évangile et le recueil de discours du Seigneur. Pour Mare, la question reste ouverte. Sur la seconde partie de la question, Mangenot s'exprime ainsi : «Il y a lieu de distinguer, dans les synoptiques, ce qui appartient à la tradition primitive et ce qui est secondaire dans la tradition évangélique ; il est juste de faire dans leurs récits et même dans les discours qu'ils rapportent de Jésus, le départ de ce qui est réel ou interprétatif, de ce qui a été réellement dit

ar le divin Maître ou de ce qui est un développement ultérieur de la tradition. »

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