TT
TT i 261,31
Valeur moyenne
1) Le choix des unités étant sans influence sur le résultat, la pression (le l'acide cyanique, réduite à 0 , a été prise comme concentration; cette pression lui est proportionnelle.
Fig. XIX.
a. Comparaison des vitesses initiales dans des vases pure. Le but de ces recherches étant de comparer les vitesses initiales dans des appareils de forme identique, mais sous des concentrations différentes, je me suis servi de l'appareil Fig. XIX. Après avoir plongé la partie inférieure de cet appareil dans du mercure, on vide les compartiments A et -B, fermant ensuite le robinet qui les sépare; cela permet de remplir d'acide cyanique le compartiment B seulement (voyez p. 48 pour les détails) et d'y déterminer la vitesse initiale de transformation (Tableau W. 1. I). Quand l'acide cyanique a disparu, du moins à moitié, le transvasement de B en A se fait en ouvrant le robinet et en descendant l'appareil dans la burette; c'est alors que, dans cet état de concentration inférieur, la vitesse initiale est de nouveau déterminée (NO. 1. II). Résultat 2,9.
b. Comparaison des vitesses dans diverses parties d'un même appareil, dont les parois sont couvertes d^une couche de cyamélide formée.
Une première fois, j'ai employé pour ces recherches un ballon Fig. V, p. 46, qui privé d'air et rempli d'acide cyanique servait à déterminer la vitesse de transformation (N^. 2. I). Cette vitesse connue, on descendait le ballon dans la burette de manière à y doubler la concentration de l'acide cyanique, par l'entrée du mercure ; alors on déterminait de nouveau la vitesse de transformation (NO. 2. II). Résultat 3,3.
Une seconde fois, j'ai eu recours, dans le même but, à l'appareil Kig. XIX, mais dépourvu du robinet entre les compartiments A et B. L'acide cyanique se trouvait d'abord dans le compartiment A, le mercure remplissant B, ensuite, en élevant l'appareil, l'acide se répartit sur A et B également ; enfin l'état primitif fut de nouveau reproduit. Dans
ces trois conditions successives la vitesse de transformation était détermine'e (N». 3, I a, II, I b), Résultat 2,9 i).
c. Comparaison des vitesses dans le même appareil ; état des parois comme précédemment.
L'appareil Fig. III, p. 38 a servi dans ces expériences. Après en avoir vidé les deux compartiments, on remplit l'un d'eux seulement (soit A) d'acide cyanique, pour en déterminer la vitesse de transformation (N^. 4. I); c'est ensuite que l'on transvase la moitié de l'acide cyanique de A en B par une élévation de l'appareil, et l'on recommence l'observation de la vitesse dans le compartiment A, rempli d'abord (N^. 4. U). Résultat 2,8.
L'expérience a été reprise. Une première fois après addition d'air sec à l'acide cyanique pour diminuer l'influence des parois (N^. 5); une deuxième fois avec cette même précaution, mais en maintenant, de plus, l'égalité de température pendant la transformation par une circulation d'eau alimentaire de la ville autour du compartiment A (NO. 6). Résultats 2,9 et 3.
L'appareil décrit se prête aussi à la comparaison des vitesses initiales dans des vases purs sous concentration différente; c'est ainsi qu'on a comparé la vitesse initiale dans A (NO. 7. I) et (après transvasement du moitié) dans B (NO. 7. II). Résultat 3,2.
Il me paraît très-probable, en suite des résultats obtenus, que la polymérisation de l'acide cyanique est trimoléculaire (la valeur moyenne des résultats se trouve à 3), répondant ainsi à l'équation:
3CN0H = CoNoOoHo
d.C) i\ c et "' '." sont les valeurs moyennes de la première (I a) et de
la troisième observation (I b).
et que par conséquent la cyamélide formée, dont on ignorait la grandeur moléculaire, a bien celle qui lui revient par l'équation citée. Toute doute disparaîtrait, à cet égard, de mon esprit, si mes recherches sur l'influence de l'humectation des parois (p. 72) ne m'avaient montré combien est grande l'action perturbatrice d'une couche de cyamélide qui, produite dans la réaction, couvre les appareils.