III. Mesuee du teavail que l'affinité peut exercer
Cas d'un seul hydrate salin. Transport de l'eau entre deux hydrates salins differents. point de transition, résultat général.
La force dite affinité vient d'être déterminée, dans le cas spécial et simple il est vrai des hydrates salins, mais, le principe une fois posé, l'application pourrait s'en étendre; seulement nous allons atteindre en une fois un point de vue général, en envisageant, non la force dite affinité, mais le travail que cette force peut effectuer.
Le point de départ se trouvera ici encore, dans le cas spécial des hydrates salins^ et nous allons calculer le travail que peuvent effectuer les affinités déterminées tantôt. Supposons à cet effet une quantité moléculaire de sulfate de cuivre exprimée en kilogrammes (soit 249 k^. pour SO4. Cu. ôHgO) et enlevons-lui, par la pompe pneumatique, une molécule d'eau, soit 18 k^. ; on sait alors, d'après les expériences citées de M. Pareau que la tension maximum de l'eau du sel se maintient absolument constante, c'est-à-dire que l'eau qu'on enlève est attirée par le sel depuis le commencement jusqu'au fin avec la même force que nous avons évaluée à 1100 atmosphères. Par conséquent, si l'on introduit le résidu SO4CU. 4H3O dans l'appareil de M. Pfeffer, les 18 F. d'eau entrant à travers de la paroi poreuse, seraient capables d'effectuer, par l'affinité qui agit sur cette eau, le travail A exprimé en kilogrammètres :
Pour exprimer ce travail en calories il faudra diviser la valeur obtenue par 423, ce qui conduit à 484.
Si Ton envisage le problème, maintenant que sa solution a été donnée pour un 'cas spécial, à un point de vue général, le résultat prend une forme extrêmement simple; en effet, la force D dont il s'agit, étant exprimée par la formule suivante:
D = 4,55 Tloff.n ~-
le travail A, que cette force effectue en déplaçant 18 k°. d'eau, revient, si on l'exprime en calories, à :
D 18 Se
A — 10333 , = 2Tlog.n —'
Considérons maintenant un acte ckimique un peu pins compliqué, et supposons qu'un sel, SO^^ Fe . 6 H2 0 par exemple, au lieu de s'emparer de l'eau à l'état libre, doive enlever ce corps à un hydrate salin différent, soit SO4 Mg . 7 H^ 0.
On entrevoit, dans ce cas, que le transport de l'eau pourra seulement s'accomplir si la tension maximum de l'eau du sel SO4 Fe . 7 H2 0 est inférieure à celle du sulfate de magnésie correspondant. Cela se réalise p. e. à 40^,2, température à laquelle les tensions maxima de Feau du sulfate de fer et de magnésie sont respectivement 40,1 et 46,3 millimètres i) ; ceci établi la force D qui produit le transport de l'eau peut être déterminée; en effet cette force est égale à la différence de celles avec lesquelles chacun des deux sulfates retient son eau de cristallisation; par conséquent on a:
D = 4,55 Tllog.„-^^-log.n~r\ = 4,55 Tlog.„^'
S'z et S"z se rapportant respectivement aux sels de fer et