L. B. Bacine aurait pn mettre | selon nous
Loin de s'ë|k>UYanter an seul bruit de sa gloire.
Car la^x/v » prise sous racception de càlébrui , n\ point d'aspect.
L. H. Cette reînarque est fausse. Uidée de gloire , et surtout de gloire militaire , présente à l'imagioatioD une foule d'objets accessoires qui justifient parfaitement le mot d'à;** pect; et c'est fort maUà-propos que le commentaUHir a ronio refaire un vers de Racine 0 qui ^ dans cette pièce , éxait déjà un bon versificateur*
([!^4 Racine lui-même a , jusque dans ses meiltcureii pièces, des vers qui j)9.urraient mériter d'être refaits ; mais c%u^ent pa^^ «A çifQt ^ U ver» m question , ei le omit d'une
Jfi ÉTUDES
^oire^ aa lieu de Y aspect d'une gloire ^ mô paratt un» ^ Traie sottise* Les louanges peuvent reteutir^^Z/v du bruit» et, eu un mot, elles frappent ToreUle >| on les entend* Les exploits , ^ixns faire prëcisëment du bruit par eux-mêmes , sont cependant accompagnes de ^beaucoup de bruit , ou peuvent donner lic^ à beaucoup de bruit y et c'est pourquoi Boileau a pu , dans son Lutrin , faire dire à là Mollesse i ea parlant du grand roi qui régnait alol^ :
Tons les joarÀ il m'éveUle au bruii de ses exploits,*
Bffais]a gloire y la gloire surtout telle qu'on i'ontend.ici^ a de V éclat f de la splendeur ^ des rayons; çlle frappe le» jeux , on la voit, on peut en être 4l>Ioui. Cost ainsi ^^oe notre poète a dit dans son plus beap, cbef-il'œuvr^.,..4yia Athalie : . , . . - /
Venez dans mon palais, vous y "ùeméz ina gloirc.'i»^ ^ # • Dans un nuafjed'or ie Sei^ur enfecoa^ ^ . .:.*.
Fit luire aux.yma mortels un rayon de s^ ghira,'.'
''Enfin la gloire est tellement censée de nature à'étref ^ue^ que l'on dit ;^rf///i/»^i/d gloire, couvert de gloire , énvi*^ tonné de glaim* < i
An milieu de ces feux , Henri ^ hrîîtant de gloire ^ Apparaît à leurs ycu^ sur un oWi de vicotoîie., J . J
HsK^ijLDK j cliant V«
lie peuple ^tait heureux, ie ^i couvert de gloire^
/éfem , <fhant VU.
Ce n*ëtait plus ce. prince , environné de gloire ^ , . ' . Aux combats , dès l'enfance , instruit par la Victoire* '
* Idem, chant 1»'.
s Pour votve amitié seule, Alexsndrejs^canpresse.
L. B. S'empresser pour une amitié*, pour dire qu*ï)>» îâ recherche avec empressement. Cette expression n'est pas française.
L. H. Il n'est pas vrai que cette phrase ne'soit pal française j puisqu'on dit très-bien ; s* empresser pour quelque
DE LA LANGUE FBANÇAISE. ^g
chêsé, s! empresser poturJta inUrêu d'un ami ^ s'em* presser p^ur la déli¥runoe^, etc» Il ne «'agit donc que de lavoir «i ceUephnue eliiptiqae^ s * empresser pour l*amieié, qui veul dire « s'empresser^ pour.o6senir i'amisié, «stad-*' missible eo foésie. Elle serait kasavdëe en prose ;> maie comme la précision ne nuit ici en nen, ni à la clarté, ni à* Tanalogie , je ne crois pas qae cette ellipse soit condamuiabia envers. . • . . '
(J^ S'empresser^ c'est , d*après le Dictionnaire de TAca-^ demie 4 agtr avec cme ardeur ih<jaléte pout faire réussir quelque dhoàé ; c*est s'agiter, s'ittquiécer, se tourmenter^ se donner l>enucoup de ttibuVement pour le^ succès d'une' af-' ûire. D'après tela , on voit pourquoi s* empresser pour les iniétits d'un anU^y empresser pour la délivrance de ^uelfu'un f peut très-bie^ se dire : s'empresser pour les iméri^ d un ami^ c*est s'empresser pour soutenir ses iiuèréiSf pour les assurer ^ ^our \ei garantir; et s'èm-^ presser pour la délivrance de 1^'neUfu'un , c'est ^s'evn^ presser pour lai procurer sa délivrance, ponrliii faire avoir aa I3>erté« Maii il semblèrAit ' aussi qu'on ne fkruft pas dire, s'empresser pour F amitié de fuelfi/tin, dates lèsent de s* empresser pojur obUsdr son aJniAié,^ parce qqiB cela signifierait bien plutôt, h ce qu'il parait , s'empresser pçur favoriser son amitié, pour la servir, pour la faire en quelque sorte régner ou triompher. Cependant , chose étonnante î œ n'est pas là du tout ce que signifierait avoir de Vempres^ temeni pour l'amiHé dé i/ûeïfn'ttn ; mdfis cc^a sigilifie~ rait, je crois ,rechercHet'àvèé 'â^deàr V amitié dé çuel^ fm'am-yCêrg qn'est^cequeirempmseinent? C'est ^ dtti'Afcademi», lo mouvi^iiieiit'qfae sef donne, celaLqm Mcberebe» ane choir avec ardeur« > *
5 Qiioii|a*il hMe de. Tojr touti^univers soumis , Oq ne voit point d'esotave^ au rang de ses amis.
point o esotaf e au rang
L. H; L*abbé d'QUvMâ l^IAoïe jceile; phr^s^.- Lioui; fiafiino répond qu'elle et t da 6sl usage. On disait encore alors Ai
6o ETUDES
bel usage i pour dxt^l'usage'^éuéêiHi mondée Leh^àu monde ëtant devenu une expression pfoviaoialë , 4iont on ne. se servait, plus qo*en ridiciriei op a renonce aussi au bel usage 9 ^t dWtani mieux 400 ce bel usage ^ u'ëtait pas tou* îouiis bon* Un grammaineu , na académicien des belles^ lettces > . devait répondra as grammairien de l'Académie Française ^ * <pie brûler de voir est une ellipse. trè&-na|uralle et très-autorisëe, même dans le langage ordinaire ^ pour.dire brûler du désir de voir.
i[i^ Il est d'autant pins étonnant que Tablé 4'Olivet no l'ait pas sUt que le Dictionnaire de l'Académie en fournit des exemples ; Je bntle de yousy;e9pir,jp prdle d*^Uer là» .Voltaire , dans la 'Henriàde^ dit de Sixle-Quiui:
. Il semble fuir le rang .qa'ii &r^Ubl't<^'o6<emn .. ^> ; .
Il y du de Henri IV, en partant des dangers auxquels il
a expose :
. C'est. par U qn*\ son trôoe ti brâle de courir»
Dans le style familier on se sert d0 grilUr'jà^jo^ le qiéiM sens 3f et o'est ce qua fait . luiloataiAe dans sa &U^ des
Femmes i^K àgkSecret: -:.. . .. ,\ .-.-^
I^autre jfHI2e déjà de èonteKîa nonvelle.
Au reste y d'Olivet avait sans douté reconnu sa méprise;
puisque le vers censuré ne se trouve point daias la derùlere
édition de ses ramarques*.
4 Pour vcQÎrjiuqu^à morses soQpirs empressas > 3e font jour 4 traders de cteux camps opposés.
L^Abai d'Oliv'et. Vangelaaft faifisne rénjacque sur. ais travers et à travers , dans laquelle ;il dssttngue obiremen^ leurs différens régimes , qui sont de pour le ptemieri! ei-/« pour le second. Au lieu donc d'à travers, il fallait au tra-^ vers 9 dans le vers dont 'il s'agit. Pourquoi demanaent—ils deux régimes différens ? Pan:e qu'il y à de la différence entra i I pai4ioule aimpléj et uni pisrtioule «màfolid** «voe
yarticle.
DE LA LANGUE FRANÇAISE, 5i
{3^ La raùon pour laquelle il me semble qu'il &ut dire à iraçers avec Je 5 ezpnmé ou Bons-entendu , ou ^ si l'on Teutj avec un régime direct, et au travers avec uu régime indirect y par conséquent avec de^ c'est que dans à travers , les mots à, et travers forment ensemble une prëpo-^ aition qui > quoique composée , n'en est pas moins une pré-i, position véritable, et n'en a pas moins la vertu d'une pré- > position simple ; et que dans au travers, qui , par la décomposition, revient h, à le travers, îi y a une préposition avec un vrai nom substantif, précédé de son article. Et il faut observer qu'a dans au suivi de travers , est l'éqiiivalent d^ dans ou de^ar; ensorte qu'a» travers revient à dans la iravers , ou à par le travers ; ce qui sig^niiie h-peu-près diuu le milieu ou par le milieu.
D'après la grammaire de.Wally, Boileau aurait fait la ' même faute que Racine , et aurait mis à travers dû visage i dans ces vers de son Epllre IX :
HhiM QB auteur, nonce \ rëpfiDçIre l'enoens, Soatcat à son héros , dans un hÎBarre ouvraj^e y Domie de i*enceiisoir à travers du yisage.
Hais l'édition de Boileau par. Lebrun porte au tra^vers du visage» Lebrun a fait sur ces mots cette courte note laAu 3» travers le visage ne serait pas aussi bien qu'a/i travers » du visage , qui est pins fort et plus positif, n II ignorait donc nfoCautravers le se dit bien moins encore qu^à travers de ? Mais ai , tomme je le pl^sume 5 il a voulu dire à tra^^ fers /0, et: non pas au travers le, ïXa raison , "je- crois-, de préférer du iravers du visage^k à travers le visage, ainon comme plus fort et plus positif, du moins comme plus propre et plus convenable». ^l#:/raf^4irir. du visage- signifie , si [e ne me tifompe , au milieu ou par le milieu du vi-* sage,. sans le traverser et pM^er .qutre y et à uavers le vi* sage expri^nerait. de plos peut-4[tre^f;^te 4ejiV^ç }^ i ..i^i aiaaréiiie«i absurde ei ridicule» . . ' .
6k ETUDES
5 Mais l'état aujourd'hai solvra ma dèsilnét t Jer tiens avec mon sort sa fôrtmw enébatnéè. ' *
L. H. Je tiens avec mon sort, etc. Ceitp phrase manque d'exactitude et de clarlé. Il fallait enchaînée à mon sort, et ici enchaînée ne veut dire qa*«/si0 .* au lieu que la phrase de Racine signifie que Taxile tieni la fortune de VEtat enchainét avec son sort; ce qui n'est pas vrai.
(j^^ G'est-à*«iire , tîe^t la. fortune de l'État el son sort c^^chiitiiës ensemble* Cette observation est très-juste, et Mon pourrait y en a j outer uDç autre qui , peut-être , ne le serait pas moins : c*est qu'il ne convenait pas d'employer ainsi, presque à côté l'un de Tautre , et dans l'expression d'une même pensée, les deux mots destinée et sort , qui ne peuvent signifier ici que la même chose \ et que cela convenait d'autant moins, que le mot fortune se présente là comme une autre sorte de synonyme. Et puis , qui n'aimerait pas mieux nne fortune enchaînée h une antreyô/irii»^ , qu'une fortune enchaînée k un sort ) Hacitfe pouvait, ce me semble » faire le second vers de manière qu'il y eût , à>-peuprès , je tiens sa fortune enchaînée à la mienne*
L^Eut voit sa forfnteé 'à la-miettiie tndliaîaéè*
6 Sans lai déjk nos murs seraieùt réduits en cendre.
: L* B. Louis. Baciue demande si l'expression , réduitx en cendre , convient à des mitrsm Oui , sâiiA d<»ule .^ puisque tous lès enÊiens peuples faisaient entrer du bois dans la constnic(ion«de leurs murs: D'^illeurt^ en poésie* :par oe mot murs , on entend la ville entière » Us maisons, Jes tours , les portes* i eta
Lv H. Là seconde ràî^ii est 4âr seule bonne; car, d*aiUe|2rfl | le boÎT n'y ^rt'ri^ : hiais' le dotite de Louis Racine esl an srn^utièr scîra'jmle'datos un homme qui cottaeîssait la langue et la versification. J'aimerais autant qu'à propos de cette ex«* pression si commune , il est entré dans nos murs ^ on <le* mandât s'il est possible i^ entrer dans des mars» Louis
Badne est dans sa critique ce qu'il est dans sa composition : ton goût est as^ez sala , son esprit étroit et timide.
7 Mais Alexandre enfin ne vous tend point de cbsfnes.
L. H. Ne vous tend point de chaînes* Expression impropre. Apporter des chaînes p présenier des/ers , étaient les expressions propres à rendre l'idée de Tautear.
{^ On ne dit tendre des chaînes qu'en parlant des thaines d'une ville , c'cst-h-dire , de ces chaînes destinées à fermer les n^es et à former des barriires* On ferma les portes 5 on tendii les chaînes dans les rues, l^endre ^ signifie alors tirer et bander avec effort. C est ainsi, que les baladins tendons des cordes pour danser et pour voltiger ^ c'est ainsi qa*on en tend à travers «ne rivière pour coi^duire QD bac,
8 J'ai To de cang en rang cette ardear répandue, Par des eris' généreux éclater k ma vue.
L H. , d'après L. B. Des cris ne frappent point la vue ; et, d*ail1eDrs ; fai vu,,.. , à ma vue , ne saurait se dirt* .
G. F. Une ardeur çni éclate à la vue par des cris , ne présente pas d'abord une métaphore bien juste. Il faut ce*' P<ndant hésiter à la condamner, quand on voit que Racine , <léjà dans toute sa force, et dans une de $e& pièces les mieux ^^tosy a cependant employé la même façon de parler :'
Approelies , mes enfans. Enfin l'heure est ^enue Qu'il fani que mon secret éclate k TOtre vue.
MiTHRiDATB , acte m.
l^A secret n^écîate pas plus à la vue que des crîs« Cependant ^ comme on dit fort bien découvrir, dévoiler h quelqu'un . ses sentimens , ses idées, ses projets, quoique ^•a de tout cela ne puisse être vu , il faut être circonspect à reprendre un|B expression consacrée par raulorilé de Racine. Ia seule chose qui soit condamnable dans ces deux vers , ^^if'ai vu éclater à ma vue.
Ç^ C*egt ansdia seule chose que Manient Lx>uii Racine
et l'abbë d'OIivet. Ils ne voieQt là qu'une petite négligence de style , mais la faute reprise par Luneàu et par Laharpe 5 n'en est pas moins rëelle 5 et M. Geoffroy^ en voulant la justifier, n*a presque fait que la rendre plus sensible» D'abord , supposë^que dans les vers de Mitliridate ce fût exactement la même expression que dans ceux A* Alexandre , je ne vois pas trop ce que cela prouverait 9 si Mitkridaie ^ quoiqu^en gëifëral très-bien écrit sans doute , n'est pourtant pas sans quelques défauts. Mais qu'il s'en faut que ce soit exactement la même ejcpression l Ici le secret ^clate à la vue^ comme là Vatdeur\ mais il n'y éclate point, comme V ardeur, par des cris. Or , voilà précisément le vice dé la métaphore ; il est dans la discordance de^mots cris et vue ; il est dans cet éclat fait à la vue par des cris ; comme si la vue et les cris avaient quelque chose de commun ensemble !
9 Seigneur, si Daritis avait su se connaître.... '
L.» H. Louis Racine obs^ve que son père écrivaii et împrin^ait ainsi connaître ^i paraître 9 et les. éditions de 1687 •et de 1702 en font foi. Voltaire n'était donc p^s le premier auteur de cette innpyatipn d^ns Torthogrfipbe « qui a tai^it .blessé le pédantisro^ grammatical , et qui est si conforme à )a raison; Ou Voltaire a, ignoré cette autorité dont il pouvait se prév^-lQÎr, ou il a préféré Tlionneur et led^ng^rde passer pour novnteur,
{i;^?^ Si Voltaire passe pour novatçur à ce sujet, ce ne peut être ([ue^pour avqir'>rcproduit une innovation inutilement lenlée avant lui, et avoir réussi à lui donner, par l'autorité de son nom, quelque faveur. Dès avant 1687, cl en 1675, un nommé Bérain, avocat au parlenient de Parts ^ avait publié un ouvrage où il soutient qu'il faut substituer Va à Vo dans roriliogrîiphé des mois où c'est le soti simple è , au lieu du double son oa qu'on doit faire entendre. Voye» les Remarques sur ce vers des Plaideurs , n^'. i5 :
Comment ! o'est un exploit que ou fiiie £fo*ç ?
DSLALANGTTSFIIANÇATSE. 55
lo tià Vtleiir'4l*ÀlexaBdre a 'peîne était comme • ' * • ' Ce fondre était «neoee aafetmé dâw la ane.
Li. B« Ce déifier vers est a^Amirable^ ainsi que ce't autre
qm se trouve plus bas:
Et la foudre y en tombant, ^ni 6t ouvrir les yeux.
Ta mëtaphore -^t toujoij^rs soMtenoe. Cea. vur» am^n-* çaient déjà, un .poète 8a|>4riei|r<«««i Ptons ajouterons que le mol de /qi^drg^ était autrefois mascoîliii et féminin , iadis^ tinctement; i|i9Ϋ l^ujourd'hMÎ.eQ.iKQt.est toapurs masçulio lorsqu'il .est... ail Sgur?^ et^ tmjoura^ féminin ldrsqu>'U est au propiie. . - ' ; " •
1m Hp G^lle fffki^cqite^ ioôpiée de. Louis Racine; n'eiLesa pas meilleure, hàk vers. qaW loue sont beaux» iV est vrai ^ mais d'oif.gem^d6 beauiÀfkîla,porléaide tout 4e inonde, efc dont on avail des êsemple9'«M0»ème^ dans- des poètes que pev-v sonne jb^ litpJ^s^/ianS' Br^benf , dam Uimoine» e(c. Gen*«sft donc poin t, là <« qp peuH 0HnQ^c^ im» poii0 supérieur^ Jd xelève cette amerlion » parce qu» ^*est une des > sAttises^ de ooa îooTS,d«p)ikoer e!|clufiiYea)en.t,ta'b#MatApeëtiqM^>dana4*à^llgi» des fibres , même quand eUe^.soiitOfaeilea et c^mlnnuea >L'oi» fanffes;^et .ouU^...» . Çç. !i||ai,.anf&oi^it d^jÀ da,ns^aç^e, non pas encore un .grand ppe^lç >. mÂis un-jiomfne,fiiit,pottÇ bien ^Scrîre en veis^ c'était If^spène, entre. Ëphestîon et Poruii^ d*aB b<;nit ^ l' Wl^f bien pçof ^(p. n% bien écrite» •#•#.
La doctrine dp-copamentafenri en ffdtde graipmaire.> n'est pas plus si)ure qa'en £Édt de goilt* U nous apprend qu'af|foiir'« d'Jmi\%Vfif\J'ifu4re est.tpifjoursjEdipioinaupropjre;, et toujours maspilfii au figurée ^e puis assurer qtve-)' Académie Française » qui -pe^-ièir» e^.sait autant qtie Igi^ et qui dé-« pose ordina|remepjLdeVus(^^d*9prè$ tous 1^ bous iégriv^ins,, n'établit nuiieiwenlL cette di^t^uctjipn d^ns son Ofcnonnù^ine^ où ce mot est marqué ijpdxfféreniment des ff^iKx genres*. Tout ce qu'il y a de vrai daqs la r^oi^rquo de cç commentateur, c'est que» dans ce qu^ôn appelle les phrases faites ^ eu •tyle de grammaire > telles que ceUes«ci : un foudre dm
56 ETUDES i:
guerre , un foudre d'élo^ueucet ce mot est toujours nascuUn; mais,, d'ailleurs^ rien n'empêche tfi* aujourd'hui raème , à l'exemple de tous les classiques du siècle passe et du notre , on ne fasse le mol foudre des deux|[enre8 j^ soit au propre , soit au figure.
({!3S^ On peut totfjours le faire des deux genres, soit au propre > soit au figure; mais peuuétre n*e^t-<5s pas iâVliffe^ remnient qu'on le fait de tel ou tel geufà. Par exemple; B'^envisage^t-on ce météore terrible quesoûii'utt point de vue i^jsique» on dira 'plutôt, œ me semblé , iàfoiidre que le fou'dtej léU foudre est wmthie sur un mfbre^ sur ufiè tour ; la foudre Brûle et dètruU les corps exposés à son action* Mais^ut-on mêler &: l'aidée pbysMjue une idée fiioxale y te^le qu une idée de punition , de TeirgeaUce' , œ sera même au fro^iupe rl^ foudre, ^ etuon la fondre ^I^ foudre vengeur ; être frappé dw foudre. Si j'avais h représenter le eount>u^ de Dieu ou' d\in Souverain 'sous' une iiinge >èffrti3sante4 je préférei:ais ià foudre au féudl'à ',' et \e ûXtiLve avec TAcadcmie :' Les prières ferventes apaiseHt Dieu i €tjui àrraohenê la fendre des mains \ le ptiik^e* est '^ eoière- y et'la fondre est pris'ihtomier^' •'• '"' .
' Fau'àrè ne dëplaik^a pas , aùlRémiâiii ; dans les' /d//^)^^ iSe Vexcommunicatidri ou du Vatican\ *AaA^ ct% fà'iàdrei de /VZ<>^«tf/ictf,par les((ucUes dri désigne la fdrée, Ik* Véhénience et les effets des discours d un ^rand 'brâtetir'^' ni ddhs ces autres ybn£//i9^ métapboriques , sous l'imagé desquelles on représente les mousquets ; les canons ,''èt d^atttres 'ârnii's ou machines guerrières; màïs il le faudra néèes^irèménV mascnlin; si Von veut en faîré'te nom d'un oWtëur oii d'nuhéros, parce qu'alors il y a , outtto la métdp1ititê\ \xtiémèeo-^ nymie dé V instrument pour tu cause qui ii' inet éh feu 'J e\ qu'on appelle/b//£^/ie celui qui lance comnie dés |/2)^^réJ ,^ dé la même manière qu'on appelle trompette ^ enseigné , celui qui sonhe de la trontpfette , ou qui poiW une enscigne.
DE LA LANGUE FRANÇAISE. 5j
11 n le «oinkè4>i«iii5t} -^l-flon lkm« «tonoée^ . De toat, ce grand pouvoir fe vit abandonnée.
L». B4 Une âme-if^ *^ voit abandortaàe d*un grand pouçoir. Tout oe)a a^sst pas n^bsolument bien clair*