‹ Études de la langue francaise sur RacineChapitre 10 sur 76 · L. H. \ :".'i Son âme étonnée · texte numérisé non relu

L. H. \ :".'i Son âme étonnée

'De tout ce grand pouvoir se vit abandotinëe ,

est très-bien ëcrît. H n'y a point de figure plus permise en poésie 9 que de mettre Vàme pour la personne , à moins qu^l n'y ait discon ven^nce dans les idëes , et i 1 'n*y en a pas l'ombré ici, tist-ce que ce n'est p^sVâme qùi'séht l'âbaiicton? {ïiéâ au imonde n*est plà^ clair', mais qu& cçla sàh absolument bien clair ^ c'est ce que je ne voudrais pas dire^'a moins dé parler ffançûsoonmip^léoomiikeutàtettn ><

- f3^ Smidmitd^ Âeniil'M plus:permU'«oiiveat',que'dd mMmà liAvs^pouriaipersiftum» e(t4»|ULa|^fQ y^q^'pB.app^ eymeodù/ft» ^ ^ i^U im\t«èl/Yh6l.efftit'0Q 'p8<»«fi connue a^^ poésifty 4orsqu'eU^'feftli4m^l0)rÀ à;iiroppa('<m^i« étak«AI UeimL*I&€asdé mietfn l'^ive pouria ^eft^noft 9 et n'y «-441 e%oiiviteeat rtemdefUite'cledtmumemde pfi/o'te.^^^Jittf f>e$n]ttmxre an (Jièttobscuff?: Pour moi »;j'liVoa«f]qQe«j0 P9rMif pesoMplua tfflOffinippë^dei cette grande «t^aflft^ Je j»isbifii| ^pûlefpèlte, €OiàMài^^ïit^ârr%e. èicffinml ii^J3iSÊt\n*e0'viê abandonnée de^€oitti^aeKi§rand. pQi»»QV{^ ayiailu':^trfr.qil« {}anus yvitea gtandê '^ iDasâèipuwap>çe déimi/feé . Mm eaitéehÊeÊilhweqm$^pEà&

Nesîgnîfie-t-elle pas plutôt : Son âmewtt^utsiQapotttoie l'abandonner,, sa^ âme perdit loul ce pouvoir , ,ç'est-àdire, toi^t 09 cré^l» toute 9et|,e influence • tout cet ascendant jai lui soumettait^ en quelque sorte toutes les ay très âmes ? Le)7o»V^/r d'ûiîé HmeeA un'poùçoir pùreiùent spitiiiièï et màrai, Mnpàuifoirî{\x\ , loin âe*' s'appuyer sur la force phy-^ siqae, en exclut mi^me ridée, et non pas xînp^moir pdli-^ iùfue , ^' pùuv^t^'ètàiX^i , • de moaafqno , jib pùuvhir qui consiste dans la hçf^\à de disposer des f arpçi^ 4'MftiÉuu r

t» Tonjonit MB amitM tnin* tu loi^ «MbT*g»7 . .

L. H» Il n'y a pas ua homme ie l'art « un homme ie bon goàt^ qai ne remarquât bien plu9 ce vers; très-indiffëretit , comme de raison , pour Luneau, que les rers brillakis ^tir /2v foudre , doint il e&t si frappée Ces vers , comme je Tai dit ^ appartiennent à quiconque commence \ savcnr tourner tia vers. Celui-ci est d'un homme qui a dëjà le sentimjBnt ^e la vraie poësie de style \ c'esl*à-dire^ qui sait s'approprier, par des formes heureuses et nouvelles . ce qui semble être ^ tout le monde. Tout le monde a dit 9 ou peut dire : Son amitié n*esi 4)u' un esclavage ^ un esclàyage, déguise.} il n'y a qu'un poète qui sache dire : , " !

Toujours son «miii^ traîne on 4^flg« aselivage* - il t»* *• ••

^ • Ce .vers ésf pàrjfait ; le seeond llëMMitichë «^t beaà i^,JSf6i9 «Mnières ^pirr- llm^e que fbrmelcf tùx^tt'krain^YfÊkr^ 1» pvé^ «sion qui* natt llé^rcflllpse hârdfcrf/mj/^»' ffMsf\^iunfif^9 HÊrec elU , dommQ il] faudrait tedir^en^'^rôs^l teàfis'^^ par

llilinnonie iiaiitatlvedjBaaoM |)tolMgiteV'^^^^'^^'^''<>"V*0^ étàv0g$. VoiUi 'iÀ>ttiMa ymiMtndevboiisWOTs; etivottà da^ple peuvent y voircetlx qui^en ontbi'èwéiuUié Pfirl.QiiVnDjage'.^ ]Mir 'ce fleul«Bèm][de^' ce «que serait aiii;tperfometitai^ mil^oa auahfserafiàiiufe les* veite de Ralotnp/àioohiiBenGefrpfUDLdlAf drpmMfm\'fAt!A quiconque le:p^»fiait>A'%D*gûTderar^bîeik'U M Riut pas I^Niiser >pav'Fanalyse.ee*«qu%^estd^ goût et idaacn-^ fiimnrt; îl*sufiit'de ahciisir q» qui peotaefvyr 'aa:lècleHrid'ia*«

ficatioi^ pour le reste?.. • • - . ' *..»!• ' . ' • • * «

^3 tii bîeni! je Pavourai, que ma juste eolfire "

' '' ' Aimé'fa guerre ÎTutAnt que ta paix VôùÂ iest ih^rè^' e '^ * '

. ,L. B,. Il fallait : Hé^hhri^l jyxèfj'ay aurai ^^ et suçprimet /a^ qui ne ya pQijçit,avec Xe^ufi. suivant ; on il fallait silpl^i^i^ier le que , et tourner ainsi la phrase :

* , Hé hi^n.! je l'avoùm , ma* t^Qp juste o^èra^ qtf^ '^ v \

L. H. Le' cdmmenUlenr poiivait encore s'cpargnei* Ta peine de refaire un vers , pour corriger une faute qui n'eiiste

nas. C'csl une construction génëralemeût reçue par forme d'affirmation, que celle-ci : Oui, je vous le souHensy fiss , etc. Oui , je vous l'avoue , ^ue , etc. ; ce qui signifie : Jesouiiems cela , ^ue , etc. J'avoue cela 9 que,etc» Cesfomies dediction, très-Êamilières aux Grecs et aux Latins, ont passe dans notre langue « et il y en a des exemples san^ nombre^ non-seulement. en vers, maïs en prose, mais même dans la conversation, ce Le croiriez-vonSi qu'on put ignorer » des choses si communes ? »

14 Je l'ftttiraif iQi ptr des yœaz si poissans.;

Q(|e je portaift envie aa bonhear des Persans.

L. H., d>près h. B. En prose on dit les Perses , pouf désigner les anpienspçnple» de la Perse , et les Persans , {M>ur indiquer les nouyei^x : maiA en vers on. se sert égale-» ment deTiin et de l'autre , et Racine les emploie indifférem* meni* Aiie II , scène II de cette même pièce :

Serait-ee sans effort les Perses snl>jiignës? Et acte IV 9 scène II:

Ne Tois-je pas le Scythe et le Perte abattus ?

C3^ Mais il était peut-être bon- d^obaecver, avec Louis Radoe , que Je pOete a presque toujjours. préféré le mot Per^ sans 9 comme plus harmonieux ; que.dân$ le vers, seraifrca saus.^i/jfprifiX.^'en sert, sans y èùso oUigé,. par la. mesura di»v^i^;.quQ*s*il dit Par.r^ dans le ver»^ ne vois^je pas » c'est: que ce vetti. l'«xigeait ainsi }! et t^u'^u? surpli^> dans Esiher^ pièc^beeuAeit^ mieux écrite,: on «0. trouve pa&uAa

seule fois le mot Perses. .

i5 Et vos coeurs roik^f aient dés' faiblesses' du mien.

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