DU CLERGÉ. :)US
nsrluoix, et offertes à la Divinité , tourner enfin au profit des misérables.
Ces repas nous rappelleraient les agapes des premiers chrétiens, et les saturnales de la mort, où chaque jour nous entraîne , et qui , nous rendant bientôt tous égaux , ne mettront entre nous d'autre différence que celle du bien que nous aurons fait pendant la vie.
Autrefois, pour honorer la mémoire des hommes vertueux, les fidèles se rassemblaient dans les lieux consacrés par leurs actions ou par leurs tombeaux sur le bord d'une fontaine ou à l'ombre d'une forêt. Là, ils apportaient des vivres, et invitaient ceux qui n'en avaient pasà venirles partager avec eux. Les mêmes coutumes ont été communes à toutes les religions ; elles subsistent encore dans celles de l'Asie ; vous les retrouvez chez les anciens Grecs. Lorsque Xénophon eut fait cette fameuse retraite où il sauva dix mille de ses compatriotes , en ravageant le territoire delà Perse , il destina une partie du butin qu'il y avait gagné à fonder dans la Grèce une chapelle en l'honneur de Diane. Il y attacha un revenu , des chasses , et des repas pour ceux qui, chaque année, s'y rendraient à certain jour.