‹ Études de la natureChapitre 47 sur 48 · D'HE · texte numérisé non relu

D'HE

boo ÉTUDES

hommes célébres dans les siècles passés , et vous secouriez les Américains opprimés. Quelques hommes sages qui vous environnent, et Ce qui est encore plus puissant que leur sagesse , les charmes et la sensibilité de votre auguste épouse, vous ont rendu le chemin de la vertu plus facile. O grand rot! s1 vous marchez avec constance dans les rudes sentiers de la vertu , votre nom sera un Jour invoqué par les malheureux de toutes les nauons. Il présidera à leurs destinées pendant la vie même de leurs propres souverains. Ils le présenteront comme une barrière à leurs tyrans, et comme un modèle à leurs bons rois. Il sera révéré du couchant à l’aurore, comme celui des Titus et des Antonins. Lorsqu'aucun peuple vivant ne subsistera plus, votre nom vivra encore , et fleurira d’une gloire toujours nouvelle. La majesté des siècles ajoutera à sa yénération , et la postérité la plus reculée nous enviera le bonheur d’avoir vécu sous vos loix. Je ne suis rien, sire. J'ai pu être la victime des maux publics, et en isnorer les causes. J'ai pu parler des moyens d'y remédier sans connoître la puissance et les ressources des grands rois. Mais si vous nous rendez meilleurs et plus heureux , les Taciies futurs étu— dieront d’après vous l’art de réformer et de gouverner les hommes dans un siècle difficile. D’autres Fénélons parleront un jour de la France sous votre règne, comme de l’heureuse Egypte sous celui de

Sésostris. Pendant que vous recevrez alors sur la terre les hommages invariables des hommes, vous serez leur médiateur auprés de la Divinité , dont vous aurez été parmi nous la plus vive image. Ah ! sil étoit possible que nous perdissions le sentiment de son existence par la corrupüon de ceux qui nous doivent l’exemple , par le désordre de nos passions, par l'égirement de nos propres lunuéres , par les maux multipliés de l'humanité ! 6 roi sil VOUS seroit encore glorieux de conserver l'amour de l’ordre au milieu du désordre général. Les peuples hvrés à des tyrans sans frein se réfugieroient en foule aux pieds de votre trône, et viendroient chercher en vous le Dieu qu'ils n’apercevroient plus dans la nature.

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