‹ Etudes de langue francaise [microforme]Chapitre 4 sur 46 · VI · texte numérisé non relu

VI

Alors qu'il saccage et emmeine.

Pillant de son fiot, sans mercy, Le Thresor de la riche plaine, Le bœuf et le bouuier aussi,

emploie maintenant la même comparaison pour attaquer ses adversaires : « Ils ont l'esprit plus turbulent que rassis, plus violent qu'aigu, lequel imite les torrents. d'Hiuer, qui atteignent des montagnes autant de bpuê que de claire eau » (éd. de 162), p. 1Ô58).

On le voit, révolution est complète, on croit déjà entendre Boileau (Ari poétique, I), quand au ce torçent débordé » il préfère

... un ruisseau qui sur la molle arène, -

Dans un pré plein de fleuri lentement se promène.

Ronsard a eu avec, d'Âubigné un entretien précieux pour nous; moins général que les plaintes adressées à Binet, il a uniquement trait â la langue. Le voici tel (ju'il nous a été conservé par Téditeur inconnu de la première publication des Tragiques (IV, 6) :

a II (d'Aubi^né) disoit que le bonhomme Ronsard, lequel il estimoit par dessus son siècle en sa profession, diso^ quelquefois à luy et à d'autres : <c Mes enfants, « deflendez vostre mère de ceux qui veulent faire série vante une Damoyselle de bonne maison. Il y a des a vocables qui sont françois, comme dougéy tenuêy ' tf empouTy dorne, bauger, bouger ^ et autres de telle a sorte. Je vous recommande par testatnent que vous a ne laissiez point perdre ces vieu^ termes, que vqu&

yj ■

wm.

Page 1