CLEMENT SO QAR
Il existe dans la région chinoise qui longe la frontière orientale du Thibet un certain nombre d'Espèces d'Urapteryx dont quelques-unes sont fort jolies. J. H. Leech a décrit et figuré dans 7e Annals and Magazine of natural History, 1807, p. 192 et PI. VI, fig. 2, avec le nom de sxbpunctaria, une Urapleryx qu'il dit du Japon, et avec le nom de siwzlaria, fig. 3, une autre Urapteryx, de « Central and Western China ». Je connais parfaitement les deux Espèces dont je possède une assez nombreuse série d'exemplaires; mais il ne me paraît pas que l’exemplaire de subpunctaria, figuré sous le n° 2, vienne du Japon.
Dans les îles japonaises, à Yokohama et Wileman, la ligne brune médiane qui descend du bord costal au bord anal des ailes inférieures ne forme pas un angle droit comme dans l’exemplaire figuré par Leech. C'est au Su-Tchuen qu’il en est ainsi; au Japon, la ligne transverse est droite et elle ne s’infléchit légèrement que pour aboutir à l’angle anal et non pas au bord anal. Je fais figurer, pour faire cesser la confusion dans cette affaire, sur la
PRESS IILE
Fig. 837, Siaolouaria, Obthr., © (nouvelle Espèce), de Siaolou ;
Fig. 838, subpunctaria, Leech, d'après une © de Mou-Pin;
Fig. 830, subcurvaria, Obthr., ©, du Japon (Maculicaudaria, var.?);
Fig. 840, subcurvaria, Obthr, ©, de Siao-Lou.
N° 9. URAPTERYX TESSERATA, Guenée (Sg. G. p. 32).
Je fais figurer sous le n° 841 de la PI LXXXVII, le O' type du Brésil. I] me paraît bien que Negpheloleuca Ardania, H. Druce, figurée sous le n° 1 de la Tab. 42, dans Bol. centr. Amer. Heter. est la même Espèce que Z'esserata, Guenée. Cette double appel-
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 20
lation donnée à une seule et même Espèce démontre encore une fois que Herbert Druce a été inhabile à reconnaître dans le Species général l'Espèce qu'il a de nouveau décrite et figurée, ce dont il ne serait pas juste de lui faire reproche, vu la difficulté trop grande de déterminer exactement les Lépidoptères, d’après la description seule.
N° 10. URAPTERYX BREVIARIA, Huebner-Guenée (Sg. G. p. 33).
La figure donnée par Jacob Huebner (Zz#raege sur Sammlung exotischer Schmetterlinge, n* 597, 598) est excellente, comme d’ailleurs toutes celles de l’admirable Iconographie dont nous sommes redevables à Huebner et à ses continuateurs. Il est inutile, dans ces conditions, que je fasse reproduire de nouveau l’UraplLervx breviaria.
N° 11. URAPTERYX PLATINATA, Guenée (S2. G., p. 33).
Je fais figurer l’exemplaire type de la collection Guenée, sous lé? 842rde da PL ERXXNWTIE
N° 12. URAPTERYX SATURNIARIA, Herrich-Schaeffer-Guenée (SANG p: 33)
Guenée n’a pas connu la Sa/urniaria, si bien figurée sous le n° 414, dans Sammlung neuer oder wenig bekannter aussereuropaeischer Schmetterlinge, par le D' Herrich-Schaeffer.
Ma collection contient 4 exemplaires envoyés de Chachapoyas (Amazonas, Pérou), par Marc de Mathan, en 1889; une Q de Cochabamba (Vungas del Espiritu-Santo, en Bolivie), prise par P. Germain en 1888, et un G d'Ambato (Equateur).
Felder et Rogenhofer ont figuré sous le n° 7 de la PI CXXTI, dans Novara, avec le nom de Urapteryx quadrifilata, une Espèce assez voisine de Saturniaria, d'après un O', du Brésil. Je possède
30 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
19 exemplaires qui ont été récoltés à Chachapoyas, Cochabamba, Chanchamayo (Pérou), à l'Equateur oriental et au sud du Brésil. Herbert Druce, dans Biologia centr. Amer, a figuré sous les n® 26 et 28 de la Tab. 50, avec les noms de Byssodes Neœvia et Nazada, deux Espèces voisines que je n'ai jamais vues en nature. Je fais moi-même représenter sous le n° 843 de la PI LXXXVII Urapteryx Caucaria S, de Cauca (Nouvelle- Grenade), prise par de Mathan, en 1807; sous le n° 844, Urapleryx Chanchamayoria, Œ de Chanchamayo (Pérou), recueilli par de Mathan, en 1880, et sous le n° 845, Urapteryx Balzapambaria, de Balzapamba (Equateur), envoyé par de Mathan en 1891. Je possède un seul © de Caucaria; mais ma collection
contient une petite série d'exemplaires des deux autres Espèces.
N° 13. URAPTERYX AREATA, Cramer-Guenée (S. G., p. 34).
Guenée ne l’a point vue. La fig. D de la PI LVI de l'ouvrage de Cramer semble rappeler Wahomelaria, Herr.-Schaeff., en plus clair; mais il y a quatre lignes parallèles le long du bord marginal des inférieures qui me paraissent caractéristiques. Dès lors, pas plus que Guenée, je ne connais Ayeata, en nature. Je fais figurer avec le nom de Collareata, sous le n° 846 de la PI. LXXXVII, une © de la Guyane française, recueillie par Constant Bar. Collareata ressemble un peu à Areata; mais elle
me paraît spécifiquement différente.
Herrich-Schaeffer figure sous les n° 71 et 72, dans Sammlung ausser. Schmett., une ÜUrapteryx charmante dont Guenée fait mention dans les termes suivants, à la page 202 du Vol. X, à propos du Genre Abraxas : &« M. Herrich-Schaeffer a publié dans sa collection d'Exotiques (71, 72) une jolie Géomètre de Venezuela qui a quelque rapport avec une des miennes; mais Je suis loin de pouvoir affirmer qu'elle appartienne au Genre Abraxas. Il l'appelle Histrionaria, nom que dans tous les cas
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 31 Re il faudrait changer, puisqu'il a déjà été employé par M. Westwood. » Je crois que l'Ais/rionarta, Herrich-Schaeffer (71, 72), est plutôt une Espèce d'Urapteryx que d'Abraxas. J'en possède 7 exemplaires venant de diverses contrées de l’Amérique du Sud.
Avant de quitter le Genre Urapteryx, je publie la représentation de trois petites Espèces que je rapporte à ce Genre et que
je crois non encore figurées :
Aristidaria, de Siao-Lou (PI LXXXVIL fig. 847);
Barbaria, de Johann Albrechts Hoche, Kamerun (Afrique occidentale; Conradt; 1896) — (même Planche, fig. 848);
Sabasaria, de Lolodorf, Kamerun (Afrique occidentale; Conradt, 1804) — (PI LXXXVII, fig. 849).
Le faciès de l'Espèce de Siao-Lou est analogue à celui des Espèces de l'Afrique occidentale et cette ressemblance entre une Espèce chinoise et une Espèce africaine constitue, à mon avis, un fait intéressant parce qu'il se présente rarement.
N° 14 RiPuLA MAHOMETARIA, Herrich-Schaeffer - Guenée (S2. Gp. 34):
N° 15. RIPULA MEXICARIA, Guenée (Sg. G, p. 35).
Très bien figurée par Herrich-Schaeffer sous les n° 69 et 70. L'Espèce est très commune dans diverses localités du Pérou (Huambo, Chachapoyas, Chanchamayo, Tambillo), en Bolivie, au Paraguay central, au Brésil (Matto-Grosso, Santa-Catarina) ; je l'ai aussi reçue du Honduras, de Costa-Rica et de Nouvelle- Grenade.
Mahometaria varie pour l’accentuation des taches et des dessins très délicats qui ornent les ailes; « 47 exicaria, dit Guenée, est bien voisine de Mahometaria et peut-être n’en est-elle qu'une variété locale? » C'est tout à fait exact; Wexicaria diffère moins de Mahometaria que certains exemplaires du Brésil, de Honduras
32 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
et de Bolivie que j'ai sous les yeux. Le nom de Mexicaria est sans raison d'être et 1l y a lieu de l’annuler.
Je fais figurer avec le nom de Sirinopteryx rosinaria, sous le n° 861 de la PL LXXXVIIT, une Espèce sino-thibétaine voisine de Szrinopteryx rufivinctata, \WNIK. Rosinaria diffère de rufivinctata par l’ondulation de ses lignes transversales et la forme du bord marginal des ailes inférieures.
De même, je publie les figures de Micronissa Doddaria (PI XCIIT, fig. 910), et de Myrtela moupinaria Q, de Mou-Pin (PI LXXXVIII, fig. 858). Le O' de Myriteta moupinaria à les antennes pectinées comme dans Myrteta brunneiceps, Warren. Moupinaria ressemble à Ocernaria, Swinhoë; mais elle n’a pas la ligne subbasilaire brune, ondulée, parallèle à la transversale qui descend de l'angle apical des supérieures au bord anal des inférieures, et qu'on remarque chez Ocernaria.
Les Myrteta sont des Phalénites indo-chinoises assez rares. La Sznensaria, Leech, figurée par cet auteur (Awx. and Mag. Nat. Hast., S. 6, Vol. XIX, PL VI, fig. 13), voisine de Planana, WIk., mais moins rembrunie, n'existait qu'à l’état d’un exemplaire unique dans la collection Leech. Je ne possède moi-même que deux échantillons.
Je fais représenter (PI. XCII, fig. 900), avec le nom de Urapterydia Conradtaria, une Espèce découverte en 1808 par L. Conradt, à Johann Albrechts Hoehe, en Kamerun (Afrique occidentale).
N° 16. CHŒRODES TETRAGONATA, Guenée (Sx. G. p. 36); — Lépid. compar., PI, XC, fig. 880.
N° 17. CHŒRODES SECTATA, Guenée (Sp. G., p. 36); — Lépid. compar., PI. XC, fig. 881.
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 33
N° 18. CHŒRODES INVISATA. Guenée (Sp. G., p. 37); — Lépid. compars Pl XC;10, Lg. 882; ©, lg. 883.
La Tetragonata a les queues fines et aiguës. Guenée en a publié la figure sous le n° 1 de la PI. 8 de l’Af/as du Sz. G. La Sectata a les queues plus obtuses; /nvisata, surtout la ©, porte une légère échancrure sous l’apex, comme le dit Guenée, et la ligne transversale présente un autre aspect. Je fais figurer Tetragonata d’après un exemplaire du Pérou; Sectata d, d'après l'exemplaire type de la coll. Guenée, et /nvisata Get Q, d'après les types de la coll. Guenée. Felder et Rogenhofer, qui n'ont pas reconnu Sec/ata, dans la description faite par Guenée, l'ont figurée avec le nom de #zflaria, d'après un exemplaire de Pebas, sous le n° 1 de la Tab. CXXII de Novara. Invisata, comme on le verra plus loin, tombe en synonyme de Onustaria, Huebner
(Zutrege, 667, 668).
N° 19. CHŒRODES STRIATA, Stoll-Guenée (Sg. G. p. 37).
Guenée dit ne pas avoir vu S/riata figurée par Stoll sous le n° 7 de la PL XXXIV. J'ai rapporté à Sériata, dans ma collection, une © de Chimbo (Equateur) envoyée par de Mathan, en 1892. Cette Q est bien couverte de stries plus serrées et plus nombreuses que chez les autres CAærodes; mais mon exemplaire manque du liséré marginal blanc aux ailes inférieures, qui caractérise S/rzata dans la figure donnée par Stoill; dès lors Je ne crois pas, mieux que Guenée, connaître la véritable S/rzafa, Stoll, et je modifie la détermination que j'avais d’abord adoptée.
N° 20. CHŒRODES ONUSTARIA, Huebner-Guenée (S. G., p. 37).
Guenée dit ne pas avoir vu Onustaria, Huebner (Zw#r. fig. 667, 668). Je possède un grand nombre d'exemplaires tout à fait référables à l'excellente figure donnée dans le Zw/r@ge.
Je crois que l’{nvisata, Guenée, est spécifiquement conforme
34 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
à Onustaria. Dès lors Znvisata, Guenée, sera un nom qui tombera en synonyme d'Oyustaria. J'ai fait figurer /yvisata, Guenée, pour permettre de se rendre compte du bien fondé de l’identification d’/nvisata à Onustaria; ce qui sera facile en comparant les figures publiées dans le présent ouvrage à celles antérieurement données dans Z#/re ge.
Druce a figuré dans Biologia Centr. Am., sous le n° 2 de la Tab. 42, avec le nom de Marciana et sous le n° 3 de la même Tab. 42, avec le nom de Martina, deux Chærodes qu'il place dans le Genre Æschropteryx, Butler. Je possède Marciana et Martina; je trouve Marciana, avec ses queues aiguës, bien peu différente de Tetragonata. Ce doit être la même Espèce.
Druce (Biol. Centr. Americana, Heterocera, Vol. IL p. 11), rapporte Biflaria, Feld. et Rog., comme synonyme de 7'etragonata, Guenée. C'est une crreur, puisque 7'e/ragonata a les queues aiguës et que Bzhlaria a les queues obtuses. Druce, au contraire, établit correctement (/oc. cit, p. 11) la synonymie de Onustaria, Huebner, et /nvisata, Guenée; mais comme 1l s’est trompé pour différencier Sectata, Guenée, à queues obtuses (qu'il n'a pas reconnue dans la description du Species Général), de T'etragonata, à queues aiguës, dont il avait la figure à sa disposition, il en résulte que la synonymie du Groupe I du Genre Chærodes doit être rectifiée et établie comme suit :
! Tetragonata, Guenée (Sp. G., p. 36. Atlas, PI. 8, fig. 1). Marciana Druce (Bol) Centr. Am, He. I pa RCE, | Ho); à Fos Guenée(S 2 ,C. p.36).
Bifilaria, Feld.-Rog. (Novara, Tab. CXXII, fig. 1). Onustaria, Huebner (Zutrege, 607, 668).
ne Guenée (SZ. G., p. 37).
Incaudata, Guenée (Sp. G., p. 30).
D Sinata St olMPP SRI ie 7):
5. Martina, Drace (Bzol "Céntr. Am, Het. W\tp 12080147 fig. 3).
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 45
Les Chœrodes Tetragonata, Sectata et Onustaria sont très répandues dans l'Amérique méridionale (Nouvelle-Grenade, Pérou, Brésil, Bolivie).
N° 21. CHŒRODES INCURVATA, Guenée (S. G., p. 37. Atlas, Pis, 2).
L'Espèce est assez bien figurée d’après une © de la collection Boisduval que j'ai sous les yeux et qui vient de l'Amérique du
Nord.
N° 22. CHŒRODES TRANSVERSATA, Drury-Guenée (Sx. G, p. 38).
Drury a publié une figure médiocre au n° 2 de la PI. VIII du Vol. I de Zllustrations of Natural History, imprimé à Londres en 1770, d’après un individu « de la Nouvelle-York, où 1l fut pris sur le 12 de juillet ». Je possède plusieurs exemplaires, dont les deux échantillons ayant fait partie des collections Boisduval et Guenée.
N° 23. CHŒRODES GONIATA, Guenée (S. G. p. 38).
Ma collection contient deux des types achetés par Guenée à la vente de la collection Feisthamel, après la mort de ce dernier. Mais je crois inutile de donner aucune figure des CAærodes Incurvata, Transversata, Goniata, d'autant plus qu’elles ont été plusieurs fois figurées et qu'elles sont parfaitement connues aux Etats-Unis où elles sont considérées comme des variations d'une seule et même Espèce. A. S. Packard, dans A Monograph of the Geometrid Moths or Phalaenidae of the United States, ouvrage publié à Washington (Government printing Office), en 1876, représente, sous les n° 63, 64, 65, 66, 67 et 68 de la PI. XIII, les diverses variétés de l'Espèce; sous le n° 20, la chenille, et sous le n° 20 4, la chrysalide.
36 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
Packard, qui fit jadis le voyage de France pour voir les Phalénites de Guenée, réunit sous le même nom de 7 ransversata les 3 CAærodes : Incurvata, Transversata et Goniata. I] dit connaître les transitions entre ces diverses formes.
N° 24 CHŒRODES INCAUDATA, Guenée (SZ. G., p. 39).
Je possède le S' type; je l'ai envoyé à M. Culot pour modèle; mais comme 1l est mutilé, ainsi que le dit Guenée, J'ai fait compléter la figuration au moyen d'un exemplaire frais et complet pris à Chachapoyas (Pérou), par de Mathan, en 1880.
La CAaærodes Incaudata à une queue dont le /ypicum specimen, dans la collection Guenée, se trouve accidentellement privé. On peut considérer /ncaudata comme une forme d’Onustaria, Huebner, à qui je la rattache dans l'établissement de la synonymie du Groupe 1, publiée plus haut. Ma collection contient plus d’une centaine de CAærodes Incaudata, tous do, pris au Pérou par de Mathan et Oswald Schuncke.
Je possède deux Espèces de CAærodes me paraissant restées non figurées jusqu'ici : l'une de Cochabamba, en Bolivie, prise par P. Germain, en 1888, et l'autre de Matto-Grosso (Brésil), envoyée en 1886 par le même P. Germain, qui chassa jadis pour nous en Amérique, pendant quelques années. J'ai désigné ces deux CZærodes sous les noms de Cochabambaria et Mattogrossaria. Le nom de /ncaudata conviendrait bien mieux à Mattogrossaria qui se distingue des autres CAærodes sud-américains par son manque de queues. Ma collection contient Oo exemplaires semblables, tous Œ. Quant à Cochabambaria, elle est voisine, mais très distincte de Prochærodes Columbipennis, Druce (Bzol. Centr. Americ., Tab. 42, fig. 24); les deux lignes qui descendent du bord costal au bord interne des ailes supérieures, affectent une direction tout à fait différente de la diagonale qui, chez les autres CAærodes, traverse les ailes, depuis l’angle apical des
supérieures au bord anal des inférieures.
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 37
Cochabambaria est figurée sous le n° 874 de la PI XC et Mattogrossaria sous le n° 885 de la PL XCI de ce Vol. V (Part. II) des Etudes de Lépidoptérologte comparée.
N° 25. IDIODES APICATA, Guenée (Sp. G., p. 40).
N° 26. IDionEs MITIGATA, Guenée (Sg. G., p. 40. Atlas, PL 13, re
N° 27. IDIODES INSPIRATA, Guenée (Sg. G. p. 40).
N° 28. IDIODES RINATA, Guenée (S. G., p. 40).
N° 29. IDIODES PRIVATA, Guenée (SZ. G., p. 41. Aflas, PL 14, fig. 4).
Le Genre /diodes comprend dans le Species Général cinq Espèces, toutes d'Australie. Guenée a fait figurer deux Espèces d'Idiodes dans l'Atlas: Mitigata et Privata. Les types font partie de la collection du Muséum national de Paris.
Dans la collection Guenée, il y a : Apécata; mais l’'exemplaire n’est pas conforme à la description du type qui est indiqué dans le Species Général comme appartenant à la collection du Muséum national de Paris. Peut-être Guenée aura-t-il obtenu plus tard le spécimen qu’il a cru pouvoir appeler : À picata, dans sa collection, en faisant une identification par à peu près?
D'Inspirata, je vois dans la collection Guenée quatre ©, dont le type que je fais figurer sous le n° 859 de la PI LXXXVIIT, et trois autres reçus sans doute après la description initiale, avec le faux À picata. Felder et Rogenhofer ont donné dans VMovara, sous le n° 3 de la Taf. CXXIV, une figure qui doit être exacte du O' d’/diodes Inspirata, Guenée.
De Rinata, il y a le seul Œ type que je fais reproduire sous le n° 860 de la PL LXXXVIII:; comme le dit Guenée, il est bien possible que Rinata soit une simple variété de /nsprrata. Mais pour les motifs que j'ai expliqués plus haut (p. 5), Guenée disposait d'un trop petit nombre d'exemplaires de chaque Espèce pour se trouver en état d'en apprécier la variation.
38 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
M. Dodd m'a envoyé un petit nombre d’/diodes très variés, pris a Kuranda; mais ce n’est pas avec cette documentation que je me sens capable d'établir moi-même les différences spécifiques dans le genre /diodes, dont la variabilité semble considérable.
N° 30. CIRSODES ACUMINATA, Guenée (Sg. G., p. 41). N° 31. CIRSODES MACILENTATA, Guenée (Sg. G. p. 42). N° 32. CIRSODES LEODORATA, Guenée (S2. G., p. 42).
Guenée décrit trois Espèces du genre Czrsodes et il n’en figure aucune.
Druce, dans Bol. Centr. Americana, a réussi à reconnaître et à représenter correctement la Czrsodes Acuminata, sous le n° 5 de la Tab. 42. J'en possède 8 exemplaires; l’'Espèce est assez variable; tantôt elle présente sur les ailes supérieures, en dessus, un gros point noir situé dans la bande ombrée qui descend transversalement depuis l'angle apical des ailes supérieures jusqu'au bord anal des inférieures; tantôt ce point noir manque. Guenée décrit, avec ce point noir, la Q qu'il possédait, et il décrit les deux C' de sa collection, sans ce point qui leur manque en effet; mais la Q peut, tout aussi bien que le G, être dépourvue du point noir en question.
Acuminata habite l'Amérique méridionale : Sud-Brésil et Pérou.
Je me demande si Macilentata peut être raisonnablement envisagée comme une Espèce distincte d'Acuminata ? Je fais hourer sous les MMS/0betS70tde la PI RC Me CE ES Macilentata, types de Guenée; ils viennent de Colombie, dit cet auteur. P. Germain m'a envoyé de Cochabamba, en Bolivie, et de Mathan a capturé à Moyobamba et à Chachapoyas une forme de Cirsodes dont je possède en tout 8 exemplaires et qui étant comme Macilentata d'un jaune plus ocracé et plus foncé qu’A cuminata, dont la ‘forme typique se trouve aussi à Moyobamba, paraît être une variété assez notable de Macilentata et témoigner
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 39
en faveur de la séparation spécifique d’Acuminata et de Maci- Lentata. Te fais figurer un exemplaire C' de Bolivie, sous le n° 875 de la PI. XC, avec le nom de Var. Ywngaria, pour rappeler la Yunga del Espiritu Santo, où le papillon a été capturé. Quant à Zeodorata, très différente des autres Czrsodes, la Q type, de Colombie, se trouve représentée sous le n° 878 de la PI. XC. Je fais figurer sous le n° 877 un O' Leodorata, chez qui la forme des ailes est moins anguleuse et les dessins plus nets et mieux définis. Il a été envoyé de Bolivie, par P. Germain.
Druce figure avec le nom de Paragonia Maculata, sous le n° 2 de la Tab. 08, dans Bol. Centr. Amer., une belle Phalénite paraissant très voisine, mais distincte de l’Espèce que j'appelle Abaria (*) et dont je fais représenter, sous le n° 851 de la PI LXXXVIII, un cg pris à Cochabamba, en Bolivie, par P. Germain.
Une autre Espèce, appelée par moi Abadiraria (**), est figurée sous le n° 850 de la PI. LXXXVIII, d’après un O' pris à Huambo, au Pérou, par de Mathan, dans le 4° trimestre de 1880.
Enfin Je fais reproduire sous le n° o11 de la PI. XCIIT, avec le nom d’A éæaria (***), une © prise par de Mathan, à Tarapoto, au Pérou, pendant les chasses qu’il fit de mai à août 1886, dans cette localité.
Je possède un © d'Abæaria pris à Matto-Grosso, au Brésil, par P. Germain, dans la même année 1886.
Ces trois Paragonia m'ont paru fort intéressants et dignes d'être l’objet d’une illustration.
(*) Le nom. d’Abaria vient d’une ville de la Phocide, appelée Aba, du nom d’Abas, fils de Lyncée et d'Hypermnestre.
(**) Le nom d’Abadiraria est celui d'une pierre que Rhée, femme de Saturne, emmaillota, lorsqu'elle mit Jupiter au monde, pour la présenter à son mari qui dévorait tous ses enfants mâles, de crainte qu'ils ne le détrônassent. Saturne dévora cette pierre et Métis lui donna un vomitif qui la fit rendre. On la conserva depuis à Delphes, dans le temple d'Apollon.
(*#*) Le nom d'Abaearia vient du surnom Abaeus quelquefois donné à Apollon, à cause d’un temple qu'il avait à Aba, avec un oracle célèbre, un de ceux que Crœsus envoya consulter.
40 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
Le sixième Genre de la famille des Urapteryde dans le Species Général a été appelé par Guenée Sabulodes et il est composé d’'Espèces américaines qu'on reconnaîtra à leurs ailes pales et sablées, qui les font ressembler à des Cabera, dit Guenée.
Les Espèces de Sabulodes forment trois Groupes et sont au nombre de neuf dans le Species Général. Le 1* Groupe comprend les six Espèces suivantes :
N° 33. DOSITHEATA, Guenée (Sg. G., p. 43).
N° 34. COLOMBIATA, Guenée (S$. G., p. 44).
N° 35. MUSCISTRIGATA, Guenée (Sg. G., p. 44). N° 36. ACIDALIATA, Guenée (Sp. G., p. 44).
N° 37. DENTINATA, Guenée (SZ. G., p. 44).
N° 38. PECTINICORNATA, Guenée (Sg. G., p. 45).
Guenée possédait ces Espèces, sauf la dernière qu'il indique comme faisant partie de la collection du Muséum national de Paris. Il n'en a fait figurer aucune. Je combie cette lacune regrettable, en représentant sous les n° 856, Dositheata; 855, Columbiata; 852, Muscistrigata; 854, Acidaliata; 853, Dentinata; tous les cinq de la PI LXXXVIIT.
Le deuxième Groupe se compose de deux Espèces que Guenée n'a pas plus figurées que les Espèces du premier Groupe. Ce sont :
N° 39. EXHONORATA, Guenée (S$. G., p. 45).
N° 40. CABERATA, Guenée (SZ. G., p. 45).
Enfin le troisième Groupe comprend une seule Espèce que Guenée a figurée dans l’Aflas, sous le n° 6 de la PI. 6; c'est :
N° 41. SABULODES HIMERATA, Guenée (SZ. G., p. 46).
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 41
Je fais figurer Exkonorata sous le n° 868 de la PI LXXXIX et Caberata sous le n° 862 de la même PI LXXXIX.
Les Sabulodes G' paraissent être des papillons très communs dans l'Amérique du Sud; ma collection contient un nombre considérable d'exemplaires dont je suis surtout redevable à Marc de Mathan qui chassa pour nous, pendant près de trente années, dans diverses contrées du Para, de la région des Amazones, du Pérou, de l’'Equateur et de la Nouvelle-Grenade, et à P. Germain qui explora différentes provinces du Brésil et quelques cantons de la Bolivie. C’est ainsi que J'ai sous les yeux une centaine d'exemplaires de Caberata presque tous G, rangés à la suite des deux types G' et Q de la collection Guenée. Avec cette série, on peut se rendre compte des variations de l'Espèce, elles sont assez sensibles; la couleur jaunâtre est très pâle à Santa-Catharina (Sud-Brésil), plus foncée au Pérou (Chanchamayo, Chachapoyas, Huambo) et surtout à Cochabamba, en Bolivie, où certains exemplaires paraissent rougeâtres; de plus, les bandes d'ombre, les points noirs, les atomes qui sont répandus comme une poussière sur la surface des ailes sont plus ou moins atténués ou accentués. En dessous, l'ombre subapicale des ailes supérieures est plus ou moins large et prononcée. J'ai cru devoir faire représenter à côté d’un des types de Guenée, un échantillon de Bolivie chez qui les ombres et dessins sont plus accentués et la couleur générale d’un ocre rougeâtre plus foncé (n° 863, PI. LXXXIX). J'ai appelé cette forme Boliviaria.
Chez Exhonorata, les ombres sont plus ondulées et le contour extérieur des ailes est plus anguleux que dans Caberata. Les pattes sont très fortes, longues et épaisses, et je vois un pinceau de poils noirâtres assez fourni sortir de la première articulation de la troisième paire de pattes, un peu comme dans les C' de Syrichthus Alveus. Cette particularité est reproduite sur la PI LXXXIX, fig. 868.
Il y a un très grand nombre d'Espèces de Sabulodes. Quelquesunes sont extrêmement voisines d’autres Espèces.
42 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
Je dois faire observer que Z'efracis ægrotata, Guenée? var. Polygrapharia, Felder et Rogenhofer (Novara; G'; Tab. CXXII, fig. 5), de Brésil et Colombie, n'est nullement la Tefracis ægrotata, Guenée, mais bien une Sabulodes, dont je possède un grand nombre d'exemplaires du Pérou. Par des transitions, elle se rapproche extrêmement de Caberata et d'Exhornata.
Druce a figuré sur la Tab. 42 de Biol. Centr. Americ. diverses Espèces de Sabulodes, un peu indécises, de couleur ocre pâle assez terne. Gustav Weymer et Peter Maassen ont figuré dans l'ouvrage publié à Berlin en 1800, sous le titre de Zepidopteren gesammelt auf einer Reise durch Colombia, etc. in den ]ahren 1808-1877, von Alphons Stuebel, trois Espèces de Sabulodes, sur la Taf. VIII; mais le dessinateur et lithographe A. Weyding, d'Elberfeld, a malheureusement produit un travail très défectueux. La coupe des ailes est généralement mauvaise et l’identification, dans les conditions d'exécution des planches du voyage de Stuebel, est très souvent impossible. Il faut des figures pour rendre les descriptions intelligibles; mais les figures doivent être réalisées avec exactitude. Autrement elles ne rendent aucun service et représentent un effort inutile.
Je crois devoir faire représenter les Espèces suivantes qui ne me paraissent pas avoir été figurées jusqu'ici :
GORGOPHONARIA, Obthr. (PI. LXXXVIII, fig. 857), du Sud du Brésil (Santa-Catharina), voisine de Columbiata, mais avec les lignes et les ombres des ailes supérieures plus ondulées et moins obliques.
ANIMATA, (Obthr. (CPIMEORAIX Vs. 860) erande Especende Bolivie, d’un brun rougeûtre brillant.
GORGORISARIA, Obthr. (PL LXXXIX, fig. 864). Jolie Espèce, dont J'ai reçu 10 © de Bolivie; le dessous est remarquable par son centre d’un gris blanchâtre argenté et sa bordure brun
noirâtre, avec une petite réserve apicale gris blanchâtre.
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 43
MIMULATA, Obthr. (PI. LXXXIX, fig. 865), de Bolivie et du Pérou, d'une couleur brun rouge très sombre, en dessus; bord des ailes légèrement festonné; dessous des ailes brun noir, avec la base des inférieures d’un gris blanchâtre. J'ai reçu un grand nombre de © de Cochabamba, en Bolivie. Garlepp, collecteur pour le compte de feu Staudinger, l’a prise à la Paz. Staudinger m'en a fourni une paire avec le nom 2% litteris de Mimulata que je maintiens.
MIMALLONATA, Obthr. (PI. LXXXIX, fig. 866), de Chachapoyas, au Pérou; voisine de Mimulata, mais plus claire et très différente en dessous.
GORGYTHIONATA, Obthr. (PI LXXXIX, fig. 872), de Cochabamba; d'un brun rougeâtre, avec les bords plus clairs et le tour des ailes sans dentelure, n1 feston.
GORTYNIARIA, Obthr. (PI. LXXXIX, fig. 86;), d'après un © pris par de Mathan, à Huambo, au Pérou.
GORGYRARIA, Obthr. (PI. LXXXIX, fig. 871), de Cochabamba, en Bolivie.
GORGONIARIA, Obthr. (PI. XCIII, fig. 907), ©, de Balzapamba, en Equateur; Espèce très distincte et devant peut-être figurer dans un Genre spécial.
GORGOSARIA, Obthr. (PI LXXXIX, fig. 870), de Cochabamba, en Bolivie.
GONNAPEARIA, Obthr. (PI. LXXXIX, fig. 873), de la Paz, en Bolivie, prise par Garlepp.
PETROPOLISARIA, Obthr. (PI. XCIII, fig. 909), de Petropolis, au Brésil; petite Espèce prise par P. Germain, en mai 1885. SCHUNCKEI, Obthr. (PI. XCIII, fig. 908), de Chanchamayo; envoyée par Oswald Schuncke, qui chassa pour nous, autrefois, avec feu Otto Thieme, à Panama, et qui alla ensuite se fixer au Pérou où 1l a collecté les Insectes, avec zèle et succès. Il à répandu le produit de ses chasses dans beaucoup de collections
allemandes et françaises.
44 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
CENCHRIARIA, Obthr. (PI. XCII, fig. go1), de Pérou et Bolivie; l'individu figuré a été pris par de Mathan à Chachapoyas.
CEPHALIONARIA, Obthr. (PI XCII, fig. 002), de Bolivie: très voisine, mais semblant spécifiquement distincte de Cerambaria, Obthr. (PI. XCII, fig. 003), qui a les ailes supérieures traversées par des lignes dont la direction est différente.
MONASTICARIA, Obthr. (PI XCII, fig. 004), de Chachapoyas, à laquelle je conserve le nom sous lequel j'ai reçu un échantillon de Loja (Equateur), bien que ce nom, dont aucune figure n’a consacré l'application, soit pour moi nul et non avenu.
MOLORCHARIA, Obthr. (PI. XCII, fig. 905), de la Paz, en Bolivie.
Dans la plupart de ces Espèces, je ne connais que les Pourtant presque toutes semblent abondantes; mais les © probablement moins mobiles, échappent à l'attention des chasseurs.
N° 42. EUTRAPELA CLEMATARIA, Sn eo Race (SÉNG: P. 47.
Espèce très bien représentée comme Phalena Clemataria, en même temps qu’une branche de Clematis rosea, sur la PI. CI du magnifique ouvrage intitulé : Aistoire naturelle des Lépidoptères les plus rares de Géorgie contenant Leurs caractères systématiques, les particularités de leurs différentes métamorphoses avec les plantes qui leur servent d'aliment, composée d'après les observations de M. Jean Abbot, qui a résidé plusieurs années en ce pays, par Jacques Edouard Smith, D. M. M. S.R, membre de l’Académie impériale Nature Curiosorum, des Académies de Stockholm, Turin, Lisbonne, Upsal, Lunden, Philadelphie et de la Société d'Histoire naturelle de Paris, président de la Société Linnéenne.
L'ouvrage, rédigé en anglais et en français, comme celui de Drury, orné de Planches superbement gravées et coloriées avec
le plus grand soin, a été imprimé à Londres, par T. Bensley, en 1707.
La Planche 101 donne la figure de la chenille, de la chrysalide et du papillon G' et ©. Le nom vulgaire français donné par Smith est : Le Grand Arpenteur au bout des ailes recourbé.
N° 43. MUCRONODES PHYLLATA, Guenée (Sg. G. p. 48).
N° 44. MUCRONODES OBRUNDATA, Guenée (SZ. G., p. 48. Aflas, PI: 4, fig 7).
Les deux Espèces de Mucronodes décrites par Guenée proviennent du Brésil. Quand Je dis : les deux Espèces, c'est pour me conformer à l'appréciation de Guenée; car Je suis convaincu que PAyllata et Obrundata appartiennent à une seule et même unité spécifique. Je fais cependant représenter PAyllata, sous le n° 886 de la PI XCI. En comparant la figure d'Obrundata à celle de PAyllata, on partagera, je pense, mon opinion, quant à la réunion de PAyllata et d'Obrundata en une seule Espèce.
Je fais figurer en outre, sous les n° 887 et 888 de la PI XCI, deux Mucronodes non encore illustrées : Bolivars ©, Obthr, de Balzapamba (Equateur), et Germaini G, Obthr., de Cochabamba (Bolivie). La Mucronodes Germaini S' porte des stries fines, droites, assez nombreuses sur les ailes supérieures, en dessus, et sur toute la surface des inférieures, en dessous; l’apex des ailes supérieures n’a pas de bec saillant. Quant à Bolivari ©, elle na pas de petite tache blanche costale en dessus et en dessous, comme PAyllata et Obrundata, à la naissance de la double ligne transversale; de plus, cette double ligne, chez Bolivari, descend droit du bord costal et sans décrire, à son origine près de la côte, le petit angle ou crochet qu'on remarque chez PAyllata et aussi chez Obrundata. De plus, comme chez Germaini, l'angle saillant du bord marginal des ailes inférieures est encore plus proéminent et plus accentué. Je possède une seule Q de Bolivari et deux © de Germaini. Je crois que ce sont des Espèces très voisines, mais distinctes, sans toutefois oser l’affirmer avec con-
viction. Ce sont peut-être les deux sexes d’une même unité spécifique ?
N° 45. CIMICODES PALLICOSTATA, Guenée (S2. G., p. 49) — CCépid compar:, Nol. V, Part APP ENXCIDRRE REG
N° 46. CIMICODES NIGROLITURATA, Guenée (Sp. G., p. 49) — (Lépid. compar, Vol. V, Part. II, PI. XCI, fig. 804).
N° 47. CIMICODES LATATA, Guenée (S2. G., p. 50) — (Lépid. compar, Nol. NN, Part. PERRET He 800)!
N° 48. CIMICODES CLISTHENATA, Cramer-Guenée (Sg. G., p. 50).
Des quatre Espèces de Czmicodes citées par Guenée, une seule a été figurée, c’est la CZis/henata, Cramer ,P1. CCCXCVII, fig. L). La figure donnée par Stoll (Cramer) est assez grossière, mais très reconnaissable.
Je crois que Pallicostata, Guenée, est une forme de CZisthenata; la couleur du fond des ailes est plus unie chez Pallicostata. Nigrolilurata me semble également appartenir à la même Espèce : Clisthenata. D'ailleurs Guenée pressent qu'il en soit ainsi; 1l dit (p. 49) : « Toutes les Espèces sont extrêmement voisines et Je crains même quelque double emploi. »
Cimicodes latata, Guenée, paraît être la même que Cimicodes Manoaria, Feld. et Rog. (Novara, PI. CXXII, fig. 14). Latata et son synonyme Manoaria sont, suivant moi, avec Pallicostata et Vigroliturata, des formes d’une Espèce très variable à laquelle appartient également C/is/henata.
Les Cimicodes varient sensiblement pour la taille et la couleur; mais les deux lignes transversales parallèles des ailes supérieures sont indicatives pour l'unité spécifique.
Je connais une autre Espèce dont l’apex des ailes supérieures forme un bec pointu et dont le dessous des ailes est très particulier. Je l’ai appelée CAzmboaria et je la fais représenter sous le n° 892 de la PI. XCI, d’après une © prise à Chimbo (Equateur)
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 47
par de Mathan. Je possède la même CÆimbouarta de l'île Portal, au Maroni (Guyane française).
De Mathan et Schuncke ont rencontré au Pérou une Phalénite qui me paraît assez référable au genre Cimicodes. Je la fais représenter sous le n° 896 de la PI XCII avec le nom de Oswaldaria. À Chimbo, de Mathan a pris un seul O' d’une Phalénite dont les pattes sont longues et ont certains articles démesurément gros. Ses ailes supérieures sont traversées par deux lignes qui ne sont pas droites, mais courbes dans une partie de leur parcours; ces deux lignes descendent du bord costal au bord interne. Je place cette Espèce au moins provisoirement dans le genre Cimicodes et je la fais figurer avec le nom de A/czmaria
sous le n° 897 de la PI. XCII.
C'est à la suite du Genre Czmicodes qu'il conviendrait sans doute de placer le Genre Hygrochroa, Felder et Rogenhofer, dont sont figurées deux Espèces : Davalliata et Galbanaria, sous les n* 12 et 124, 13, 134, 14 et 14a de la Tab. CXXIV de Novara. Je fais figurer deux belles Espèces avec le nom de Vitellinata, sous le n° 890 de la PI. XCI, et avec le nom de Paulinaria, sous le n° 801 de la même PI. XCI.
Vitellinata n’est pas rare à Cochabamba (Bolivie) et à Chachapoyas (Pérou). J'ai reçu une seule Q de Paulinaria, prise à Moyobamba (Pérou) par de Mathan. J'incorpore dans le genre H ygrochroa, une jolie Espèce à lignes un peu excentriques que j'appelle Miraria et que je fais représenter sous le n° 906 de la PL XCII d’après une Q prise à Teffé (Amazones), par de Mathan.
Je pense que les deux Espèces appelées par moi : Zeonidaria et Voyalidaria peuvent être placées au voisinage des ygrochroa. Je figure Leonidaria sous le n° 898 de la PI. XCII et Noyalidaria, sous le n° 800 de la PI. XCIT.
La première a été prise au Pérou et en Bolivie et l’exemplaire figuré vient de Chachapoyas; elle varie pour la teinte brune plus
48 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
ou moins foncée du dessus des ailes; l’autre vient de Guyane et du Pérou; l’exemplaire représenté a été rapporté de Moyobamba.
N° 49. CLYSIA COMICIATA, Guenée (Sg. G., p. 51).
N° 50. CLYSIA CRURARIA, Herrich-Schaeffer-Guenée (SZ. G. Di) N° 51. CLYSIA TASIMATA, Cramer-Guenée (Sg. G., p. 52).
Je pense que Comiciata, Cruraria et Tasima sont des formes d’une seule et même Espèce très variable, dont Herrich-Schaeffer a figuré, sous le n° 198, une variation à laquelle il a donné le nom de Cyuraria, tandis que Cramer avait, le premier, figuré, avec le nom de 7Z'asima, une autre variation, sous les n® D et E de la PI CCXL. La Comiciata est plus grêle, moins robuste; c'est la race du Brésil méridional et du Paraguay. On trouve l'Espèce depuis le Mexique jusqu'à l'Uruguay. J'en ai réuni une série considérable d'exemplaires. La Clysia Tasima est un véritable protée.
Mais Je m'étonne infiniment que Guenée ait colloqué l’Occzduata dans son genre CZysia. Il est vrai qu'il fait suivre d'un point d'interrogation le nom du genre C/ys1a.
Quoi qu'il en soit, CZysza Occiduata est plutôt une Cimzcodes qu'une C/ysia et doit se placer près de l’Espèce que j'ai appelée A lcimaria.
N° 52. CLYsIA? OCCIDUATA, Guenée (S. G., p. 52) — (Lépid. Compar NOolN, Part. IL PL XCL ke 689)
La Microgonia Rhodaria figurée par Herrich-Schaeffer, sous le n° 348 de Samml. aussereurop. Schmetterlinge me paraît être une forme d'Occiduata; VHerbita Medama, Druce (Biol. Centr. Amer., Tab. 43, fig. 7) appartient très probablement à la même unité spécifique. Druce n’a point reconnu Occiduata dans la des-
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 49
cription de Guenée; dès lors tout ce qui a été écrit au sujet d'Occiduata, dans Biologia Centr. Americ., se trouve inexact.
Le type Occiduata que je fais figurer sous le n° 889 de la PI. XCI est la forme extrême d’une variation dont je possède les transitions vers RLodaria et Medama qui est une autre forme extrême, au point de vue de l’uniformité de teinte et du manque de robustesse. L'Espèce ne paraît pas rare au Pérou et en Bolivie. Personne n'a reconnu Occiduata dans la description de Guenée. Il est vrai, ainsi que Je le rapporte plus haut, que la collocation par Guenée d'Occiduata, même avec un point d'interrogation, dans le genre CZysia, à côté de T'asima, ne pouvait qu'engendrer la confusion dans l'esprit de ceux qui essayaient de comprendre les descriptions du Species Général.
Une jolie Clysia est l’Espèce de Bolivie à laquelle j'ai donné le nom de S’ Argentaria. Elle est figurée sous le n° 045 de la
PEEXCVE
Le genre Uxrydia contient dans le Species Général 23 espèces. Toutes sont américaines.
Le 1° groupe est formé par une seule Espèce que Herrich- Schaeffer a très bien figurée sous le n° 340, avec le nom de Vzlpecularia.
N° 53. OXYDIA VULPECULARIA, Herr.-Sch.-Guenée (Sz. G. p. 54).
Varie passablement pour la teinte plus ou moins jaune ou rougeâtre des taches du milieu des ailes et la délimitation de ces dites taches, relativement à la couleur brune du fond des ailes. Vwlpecularia paraît commune en Bolivie (La Paz, Cochabamba); au Pérou (Chanchamayo, Huambo, Huancabamba) ; en Nouvelle-Grenade (Cananche); au Brésil.
50 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
Le 2° groupe comprend :
N° 54. OXYDIA CAPNODIATA, Guenée (S3. G., p. 54). N° 55. OXYDIA BENDIATA, Guenée (Sg. G. Aflas, PI. 4, fig. 4, P. 54).
N° 56. OXYDIA TESTINATA, Guenée (Sg. G., p. 55). N° 57. OXYDIA VINOSATA, Guenée (S2. G. p. 55). N° 58. OXYDIA DECLINATA, Guenée (Sp. G. p. 55).
L'Oxydia Capnodiata, dont la tache costale-subapicale rappelle, comme le dit Guenée, la Capnodes Irene, est figurée sous le n° 922 de la PI. XCIV. C’est une Espèce abondante au Brésil (Nouvelle-Fribourg), en ‘Colombie, au Pérou et en Bolivie. Elle varie sensiblement pour la taille et l’accentuation des taches noirâtres sur le dessus des ailes. Ma collection contient 75 O', mais pas une seule Q.
La Bendiata a été figurée par Guenée d’après un exemplaire dont le fond des ailes est d’une couleur brun clair uni.
Herrich-Schaeffer figure sous le n° 481, avec le nom d’Acrosemia decurtaria, une variété d'Oxydia Bendiata, Guenée, ainsi qu'il le reconnaît d’ailleurs lui-même, en inscrivant, entre parenthèses, après Acrosemia decurtaria, le nom donné par Guenée.
En considérant une longue série d'échantillons recueillis en Bolivie, au Pérou et à l'Equateur, il me paraît que Bendiata est extrêmement variable. Je fais représenter sous le n° 030 de la PI XCVI, la variété Æarpalionaria, de Chanchamayo, au Pérou, et sous le n° 023 de la PI. XCIV, la variété Farpalyciaria, de Cochabamba, en Bolivie.
Il y a au Pérou une Espèce très voisine, mais paraissant bien distincte par les dessins du dessous des ailes, tandis que par le dessus, elle ressemble beaucoup à Æarpalionaria; je fais figurer sous le n° 040 de la PI. XCVI, avec le nom de Harmonidaria, cette Oxydia, d'après un © pris à Huambo, par de Mathan, pendant le 4° trimestre 1880. La forme des ailes et la frange
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE st
contribuent à caractériser la différenciation spécifique à laquelle l’analogie du dessus des ailes empêche de penser tout d’abord. Ma collection contient d’autres exemplaires pris par de Mathan à Chachapoyas, au Pérou.
L'Oxydia Testinata a le dessous des ailes d’un brun clair uni poivré de petits atomes noirs. Je fais figurer sous le n° 021 de la PI XCIV, le O' type venant de Nouvelle-Fribourg, au Brésil; je possède un autre O' de Cochabamba, en Bolivie. T'estinata a les articles des pattes velus. Chez les autres Espèces d'Oxydia, la villosité des pattes est nulle ou moins épaisse.
Declinata, dont je fais figurer la Q type, du Brésil, sous le n° 034 de la PI. XCV, ainsi qu'un O' pris à Huambo (Pérou), par de Mathan (PI. XCV, fig. 033), est une Espèce très variable, répandue dans une grande partie de l’Amérique tropicale.
Les antennes des ©, chez les Oxydia ci-dessus mentionnés, sont généralement filiformes. Druce figure dans Bz0o1. Centr. Amer. sous le n° 5 de la PI. 43, avec le nom de Æerbita Artayctes, une Espèce ayant les antennes légèrement pectinées; ma collection contient 2 O' de cette Æerbita Artayctes venant, l’un de Bolivie, l’autre de Colombie.
L'Oxydia Vinosata dont je fais figurer, sous le n° 027 de la PI. XCV, la © type provenant du Brésil, ayant les ailes traversées par une ombre oblique descendant depuis le bord costal où elle prend naissance tout près de l’apex, est bien distincte des précédentes Espèces.
Dans le groupe IIT, Guenée classe deux Espèces : 7 7ychiata et l'rapezsata.
N° 59. OXYDIA TRYCHIATA, Guenée (Sg. G., p. 56). N° 60. OXYDIA TRAPEZATA, Guenée (Sp. G. p. 56).
Je fais représenter le type 7Z7ychiata, sous le n° 024 de la PI. XCIV. L'Espèce est commune en Bolivie et au Pérou; elle
52 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
varie pour l'intensité de la couleur brune uniforme du fond des ailes et l’accentuation de la tache orangée entre les deux lignes transversales des ailes supérieures, au contact du bord inférieur des ailes. Je fais figurer une variété de T7ychiata, de nuance plus accentuée que le type, sous le n° 037 de la PI XCVI. L'exemplaire représenté vient de’ La Paz, en Bolivie.
L'Oxydia Trapezata (PI. XCV, fig. 9020), paraît plus rare que les autres Oxrydia dont ma collection renferme des centaines d'exemplaires. En outre du spécimen type de Guenée, je ne possède qu'un seul C de 7'rapezata. 11 a été pris à La Paz.
Je fais figurer sous le n° 028 de la PI. XCV, avec le nom de Bararia, un exemplaire d'une Espèce d'Oxydia, dont je n'ai trouvé le dessin dans aucun ouvrage entomologique. Bararia a été capturée à l’île Portal, au Maroni, par feu mon digne ami Constant Bar.
Garlepp, qui collectait pour feu Staudinger en Bolivie, et qui s'y rencontra avec notre chasseur P. Germain, a envoyé deux Jolies Espèces d'Oxydia. L'une d'elles, que j'appelle ScAunckearia, a été trouvée également au Pérou par Oswald Schuncke (Chanchamayo) et par de Mathan (Moyabamba, Huambo). L'autre portera le nom de Garlepparia.
Schunchearia est figurée sous le n° 041 de la PI XCVI et Garlepparia sous le n° 036 de la même PI XCVI.
Les exemplaires figurés viennent de Chanchamayo et des bords du Rio-Songo, en Bolivie.
Ce sont des Espèces de taille relativement petite, de couleur
brun sombre et d'aspect plus frêle que les autres.
Le 4° groupe des Oxydia contient deux Espèces :
N° 61. OxvDIA MIXTATA, Guenée (S2. G., p. 56).
N° 62. OxvDIA MUNDATA, Guenée (Sg. G. p. 57; Atlas, PI. 10, for)
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 53
Les types des deux Espèces viennent du Brésil. Je ne les possède ni l’un, ni l’autre. Guenée les indique comme existant dans la collection du Muséum national de Paris. Je me déclare incapable d'arriver à savoir, d'après la description, ce que peut bien être Wix/ata, et dès lors j'ignore si ma collection en contient quelqu’individu. Quant à Mundata, Guenée en ayant publié la figure, j'ai pu y rapporter 3 O' pris par P. Germain au Paraguay central et une © envoyée par le même chasseur de Petropolis, où elle fut capturée en mai 1885.
Dans le 5° groupe, figurent quatre Espèces :
N° 63. OxvDpIA MEXICATA, Guenée (S2. G. p. 57).
N° 64. OxYDIA CLARATA, Guenée (SZ. G., p. 57).
N° 65. OXYDIA APIDANIATA, Cramer-Guenée (Sg. G., p. 58). N° 66. OxvDIA HISPATA, Guenée (S3. G., p. 58).
Guenée a décrit l’'Oxydia Mexicata, d'après un O' de la coll. Guérin dont il fit l'acquisition plus tard; je puis donc, le possédant dans ma collection, en donner la figure sous le n° 030 ed PLAN.
L'étiquette de localité écrite par Guérin est libellée : OUrzxaba. C'est ce même nom : Orixaba que Guenée a fait imprimer dans le Species Général. Druce n'a pas reconnu dans la description rédigée par Guenée, l'Oxydia Mexicata dont le dessous des ailes est cependant si particulier. Il est vrai que la description de Guenée n’est guère explicite sur ce point essentiel. Dès lors, dans Biologia Centrali Americana, Druce, qui y a traité la partie des Lepidopt. Heteroc, a déclaré (Vol. II, p. 25), en parlant de Mexicata ét Clarata, que les deux Espèces lui étaient inconnues : « Both this and the following species are unknown to me ». Aussi a-t-il fait figurer Mexicata, avec le nom d’A7/axa, sous les n*® 12, 13 et 14 de la PI. XLIII de ce magnifique ouvrage. Il m'est permis d’invoquer cet exemple à l’appui de mon opinion
54 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
que la description seule ne permet pas de reconnaître un papillon. Le principe que J'ai tant de fois exprimé : Pas de bonne figure à l'appui d'une description, pas de nom valable, paraît toujours plus justifié. Dès lors le nom d’A7/axa rendu, le premier, intelligible, grâce à la figuration publiée dans Biol. Centr. Amer., primerait celui de Mexicata non reconnaissable par la description seule. L'Espèce se trouve répandue en Nouvelle-Grenade, au Pérou, en Bolivie, au Paraguay; elle varie beaucoup pour la couleur du fond des ailes. Toute la partie des supérieures comprise entre la base et la ligne transverse commune qui descend de l’apex au bord abdominal, paraît comme de la soie brillante; mais le bord extérieur est d'aspect moins satiné. Je fais figurer sous le n° 038 de la PI. XCVI, avec le nom de var. Caucaria, un © brun plus foncé que le type, pris par de Mathan à Cauca, en Nouvelle-Grenade.
L'Oxydia Clarata à pour type un © pris à Cordova, au Mexique, très probablement par feu Sallé; elle me paraît être la même Espèce que l'Oxrydia Hispata, du Brésil, et ces deux Oxydia sont, suivant moi, des variations de l’Apzdania, dont Cramer a représenté deux O' sous les lettres C et D de la PI. CCLIL. Il convient d'observer que Cramer, à la page 103 de son ouvrage, donne le nom d’Apidania aux deux Arpenteuses de Surinam, et que Guenée, suivant une méthode qui lui est familière, a transformé À pidania en A pidaniata. Cramer attribue au papillon figuré sous la lettre D, le sexe Q. Il se trompe; les deux À pidania représentées sous les lettres C et D sont des Of L'Oxydia Batesi, Felder et Rogenhofer (Novara, PL CXXITI; d' fig. 15), est une variété d'A pidania, ainsi que les Auteurs autrichiens semblent d’ailleurs le préjuger. L’Oxydia Unicolor, Druce (Biol. Centr. Americ., PI. XCVIII, fig. 6) est une variété d'A pidania, comme Bicolor, du même auteur (Loc. cit, PL. XCVIIT, fig. 4). Je suis porté à croire que Gastropachata, Guenée (Sg. G. n° 75), est tout simplement la Q d’Apidania, de sorte que les Oxydia Clarata S, Guenée; Hispata S, Guenée,; Batesi G, Feld.
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 55
et Rog.; Unicolor Œ, Druce; Bicolor d, Druce; Gastropachata ©, Guenée, appartiennent à la même unité spécifique que À pidania, Cramer.
Gastropachata serait juste la Q de la Var. Brcolor.
Je fais figurer Clarata, sous le n° 942 de la PI. XCVI; Hispala, sous le n° 026 de la PI. XCV, et Gastropachata, sous le n° 016 de la PI. XCIIL. À pidania, avec ses nombreuses variétés, se rencontre dans beaucoup de contrées de l'Amérique tropicale. Ma collection contient une grande série provenant de localités diverses et offrant des variations transitionnelles très intéres-
santes.
Le 6° groupe contient les dernières Espèces du genre Oxydia :
N° 67. OXYDIA PEOSINATA, Guenée (Sp. G., p. 59).
N° 68. OxvpiIA DISTICHATA, Guenée (Sp. G., p. 50).
N° 69. OxypIA NIMBATA, Guenée (Sp. G. p. 59).
N° 70. OxYDIA VESULIATA, Cramer, Guenée (Sz. G. p. 60). N° 71. OXYDIA PALYNATA, Guenée (SZ. G., p. 60).
N° 72. OXYDIA SATURNIATA, Guenée (Sg. G. p. 61).
N° 73. OXYDIA PLATYPTERATA, Guenée (Sg. G. p. 61).
N° 74. OXYDIA AGLIATA, Guenée (Sp. G., p. 62).
N° 75. OXYDIA GASTROPACHATA, Guenée (Sp. G., p. 62).
Mais cette dernière est, comme je le dis ci-dessus, la Q d'A pidania, Cramer.
Je fais figurer sous le n° 917 de la PI XCIV le Peosinala, type de la coll. Guenée, et sous le n° 918 de la même PI. XCIV, le G Distichata, type de la même collection. Je crois que ce sont des variétés de Vesulia, Cramer (PI. CCXL, fig. B, C), que Guenée a transformée en Vesuliata. Cette Arpenteuse, comme dit Cramer, est répandue dans l'Amérique tropicale où elle offre
56 LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
des races locales assez caractérisées, quoique certaines varient beaucoup elles-mêmes; ainsi est-il de Veswlia.
Je fais figurer sous les n° 019 et 020 de la PI. XCIV, 1 O' et 1 Q Vesulia. Le a été pris à Matto-Grosso (Brésil) par P. Germain; la © vient de la Jamaïque. Ma collection contient un grand nombre de Veszlia de diverses provenances américaines ; tous les exemplaires que j'ai vus ont une tache noire près de l’angle apical des ailes inférieures, en dessus; cette tache noire est plus ou moins marquée; mais 1l me semble qu'on peut toujours en percevoir la trace.
Quant aux Uxrydia Nimbata et À gliata, 1 me paraît probable que Nimbata est le et Agliata la Q d’une même Espèce. Guenée a pris l’une de ses © Agliata pour un C'; sa collection contient 2 @O et non.T1 © et … ©, commeul'le prétend 2ntort (p#02);
Je fais figurer sous le n° 015 de la PI. XCIIT, la ©, qu'il décrit avec la ligne des supérieures géminée. L’Espèce est extrêmement variable. Je possède de nombreux exemplaires des deux sexes venant du Pérou, de Bolivie, de l’Equateur.
51 À gliata appartient à la même unité spécifique que Nimbata, ladite Aglzata reste cependant une race bien différente de Nimbata; je fais donc figurer le G' A gliata sous le n° 914 de la PI XCIII, d’après un exemplaire pris à Chanchamayo, au Pérou, par Oswald Schuncke. Nzmbata C'est représenté sous le n°1013 ède la PI EXCLU
L'Oxydia Palynata est une Espèce plus petite que les précédentes ; elle a un aspect tout particulier. Je fais figurer le O' type sousdle node El CT
Je crois que Saturniata, Guenée, représentée sous le n° 925 de la PI XCIV, est la © de Polla Preditaria, Herrich-Schaeffer (n° 416). Guenée dit (p. 36), à propos de cette Præeditaria, qu’elle pourrait bien appartenir au genre CAærodes. Guenée n'avait pas vu Preditaria, en nature, ce qui explique sa méprise. J'ai sous les
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yeux un grand nombre d'exemplaires pris à la Guyane française, au Brésil (Matto-Grosso), au Paraguay central, au Pérou, à la Nouvelle-Grenade. L'identification de Preditaria Get de Saturniata Q ne fait aucun doute pour moi. La priorité du nom appartient à Præditaria, Herrich-Schaeffer.
Quant à Platypterata, Guenée l'a figurée dans l’Aflas du Species Général; dès lors c'est une Espèce très facile à reconnaître.
Cependant Herrich-Schaeffer a figuré l’Espèce en question, avec le nom de Cratoptera Recurvaria, sous les n° 483 et 484. Il s’est pourtant bien rendu compte qu'il courait grand risque de commettre un double emploi; car, à la page 83, après l'énoncé du nom nouveau donné par Herrich-Schaeffer, on peut lire entre parenthèses et avec un point d'interrogation, le nom d’Oxydia Platypterata, Guenée. Druce a établi exactement dans Biol. Centr. Americana (II, p. 27), la synonymie entre Platypterata, Guenée, et Recurvaria, Herrich-Schaeffer; mais je ne partage pas l'avis de Druce, lorsqu'il inscrit Maftererr, Felder et Rogenhofer, comme synonyme de Platypterata. Je considère Natterer: comme une unité spécifique tout à fait distincte.
Je fais représenter 3 Espèces d’'Oxydia qui me paraissent non encore figurées. Les descripteurs sans figure me pardonneront-ils d’avoir pris à ma charge les frais de cette figuration qui n’a pas été essayée jusqu'ici, du moins d’après les recherches que J'ai faites? Je n'ose m'en faire l'illusion; mais de leurs réclamations, je n'ai cure; je pense les avoir suffisamment fixés sur mes dispositions.
Donc, sous le n° 035 de la PI. XCV se trouve représentée l'Oxydia Falcaturata, d'après un d' pris par P. Germain, en Bolivie. Le long bec apical distingue cette Oxrydia de toutes les autres.
Sous les n° 043 et 044 de la PI. XCVI, je fais figurer le © et la Q de l'Oxydia Mathani; le C a été pris à Chachapoyas,
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au Pérou, par de Mathan, et la Q à Cochabamba, en Bolivie, par P. Germain. L’Espèce présente de nombreuses variations; mais les caractères essentiels restent généralement bien indiqués chez tous les individus.
Enfin les n°*931,et 032.de la Pl XOVSonticonsacres 4h représentation de l’Oxydia Ockendeni, prise à Agualani (Carabaya), au Pérou, à l'altitude de 0.000 pieds, par Ockenden, pendant la saison sèche, en avril 1005. L’Oxydia Ockendeni est une Espèce très variable et les Q surtout paraissent très diversement colorées.
La dernière Espèce classée par Guenée est la Cyclidia Substigmaria, parfaitement figurée par Huebner. C’est une Espèce très commune dans l'Inde et l'Ouest de la Chine où elle présente une forme géographique spéciale. Je suis porté à croire que le genre Cyclidia ne doit pas trouver sa place dans les Phalénites, mais plutôt dans les Drepanulide. Cependant je ne connais pas les premiers états des Espèces du Genre Cyclidia et je ne puis, dans ces conditions, proposer un classement définitif.
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