I. — Famille : URAPTERYDÆ
N° 1. URAPTERYX CROCOPTERATA, Kollar-Guenée (S7. G. p. 29).
Non figurée jusqu'ici; du moins je suis resté inhabile à trouver une figuration de l'Espèce qui, étant de grande taille et très commune, est devenue bien connue. Swinhoë, dans la Part. II du Catalogue of Eastern and Australian Lepidoptera Heterocera in the Collection of the Oxford University Museum (p. 230 et 231), prétend que Crocofterata, var. À. Guenée (Sg. G., p. 20), est la Vebulosa, Butler, et que Crocopterata, var. B, Guenée (S. G., p. 20), est Czrrina, Warren. Cifrina n'a jamais été figurée; quant à Vebulosa, Butler en a publié une assez bonne figure sous le n° 8 de ia PI. CXIII de la Part. VI de Z/lustrations of typical specimens of Lepidoptera Heterocera in the Collection of the british Museum. Dans la collection Guenée, 1l reste seulement un @ de Crocopterata; ce ©, d’un beau Jaune, est dépourvu de macule aux ailes inférieures et montre seulement le croissant gris qui clôt l’espace cellulaire. La var. A est représentée par un seul OC en très mauvais état, mais reconnaissable et assimilable à Vebulosa, Butler, comme Swinhoë a eu raison de le dire.
Quant à la var. B Guenée, elle est représentée dans sa collection par une Q, comme il est indiqué à la page 20 du Speczes général; mais la var. B, selon Guenée, n’est nullement la c/r2na, Warren, ou du moins l’'Espèce qu'on semble s’accorder en Angleterre pour désigner sous ce nom. Swinhoë n’a donc pas réussi, dans cette circonstance, à reconnaître exactement le papillon décrit par Guenée. La Crocopterata, var. B de cet auteur, est d’un beau jaune safrané comme le G, et dans ses ailes, elle ne diffère de celui-ci que par la grosse macule irrégulière, formée de deux taches contiguës d'un gris noirâtre, occupant le disque des ailes inférieures.
Je fais figurer sous le n° 826 de la PL EXXXNWI, la var. B de Crocopterata, d'après le type de la collection Guenée, portant comme désignation de localité : Bengale. Crocopterata est abondamment répandue dans la région de Siao-Lou et Tse-Kou, dans l’Assam, le Sikkim, au nord de Bornéo, à Perak, à Java et au Japon (Yokohama).
Felder et Rogenhofer ont figuré sous le n° 13 de la PI. CXXII, dans Wovara, avec le nom de Urapteryx Pretoria et l'indication de provenance : Indes orientales (Lorquin), une Espèce voisine de Crocopterata. Feu Doherty l'a récoltée abondamment à Macassar (Célèbes), en 1806, et Waterstradt l’a rapportée de Mindanao, en 1904. J'ai tout lieu de croire que l’exemplaire représenté par Felder et Rogenhofer, vient également des Philippines où avait chassé Lorquin. Mais, conformément à la loi de variation qui atteint les espèces du groupe de Crocoplerata (genre Thinopteryx, Butler), la Prætoria offre à Célèbes, comme à Mindanao, une Aberration dont le disque des ailes est presque uniformément teinté de brun clair et par conséquent très analogue à la var. À, Guenée (Webulosa, Butler), de Crocoterata. Je fais figurer un exemplaire G' de cette Aberration, avec le nom de Zorquini, d'après un exemplaire de Mindanao, sous le n°7 ,8271de la Pl SVT
Georg Semper, dans la 5° liv. du Vol. IT (Æeterocera) de l'ouvrage Die Schmetterlinge der Philippinischen Inseln, cite aux pages 601 et 602 la TAinopteryx Pretoria et parle de la variation qu’elle présente; mais il n’en donne aucune figure. À Célèbes, les papillons sont généralement plus grands que dans les autres îles; en conformité de cette tendance locale à l’agrandissement des ailes, la 7'Æinopteryx Pretoria est plus développée à Célèbes qu'a Mindanao.
N° 2. URAPTERYX POLITIATA, Cramer-Guenée (Sg. G., p. 30).
L’'Espèce est bien figurée par Cramer, mais avec le nom de Politia, sous le n° E de la PI. CXXXIX. Guenée possédait 2
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l’un de Cayenne, l’autre du Brésil. L'Urapteryx Politiata, selon Guenée, est très répandue dans l'Amérique du Sud, où elle est généralement commune. Ma collection contient une nombreuse série d'exemplaires provenant de Huambo et Chachapoyas (Pérou), Cochabamba (Bolivie), Guyane française, Nouvelle- Grenade, Ile Dominique, Matto-Grosso (Brésil), Santa-Catharina (Sud-Brésil), Paraguay central.
L’Espèce varie sensiblement pour le ton plus ou moins citron ou orangé de la couleur jaune du fond des ailes et pour le développement ou le rétrécissement des taches et dessins brunâtres aux quatre ailes et de la tache subapicale, brune ou centralement blanchâtre bordée de brun, aux ailes supérieures.
Voici en quels termes Cramer décrit Politia (p. 65) : « Cette Phalène arpenteuse, dont les deux surfaces ont la même couleur et dont les ailes inférieures sont à queue, a des antennes filiformes, et la trompe est roulée. Sa demeure est à Suriname. »
N° 3. URAPTERYX COMPLICATA, Guenée (Sg. G., Atlas, PI. 6, fig. O, p. 30).
Guenée a fait figurer une © appartenant à la collection du Muséum national d'Histoire naturelle à Paris. Il possédait un venant d'Haïti. Je le fais représenter sous le n° 833 de la
PI EXXXNVT
N° 4. URAPTERYX ILLITURATA, Guenée (Sg. G., p. 30, 31).
Guenée possédait une Q; je la fais figurer sous le n° 835 de la PI LXXXVI. Guenée dit que //{liturata vient de Cuba. I1 semble évident que Complicata et Illiturata sont deux formes de Politia, Cramer (Politiaia, Guenée). Je fais représenter Politia, sous le n° 834 de la PI LXXXVI du présent ouvrage, d’après un exemplaire de parfaite conservation, pris à Cauca (Nouvelle-Grenade) par de Mathan, à la fin de l’année 1897,
afin de servir de terme de comparaison avec les Complicata, [lliturata et Bernadaria.
Je fais figurer avec ce nom de Bernadaria, sous les n°% 831 et 832 de la PI. LXXXVI, le Get la Q d’une Espèce voisine de Politia, Cramer, et dont je n’ai pas encore vu paraître la représentation. L'Espèce en question a été prise en grand nombre d'exemplaires à la Serra de Bernada (Prov. Pernambuco, Brésil), par M. Gounelle, en 1895. M. Ch. Pujol me l’a aussi envoyée, en 1896, de Cachimbo (Prov. Bahia, Brésil). Elle varie beaucoup pour la couleur jaune qui est de nuance citron ou orange et pour le développement des taches brunes sur les ailes. La disposition des taches brunes sur le fond jaune des ailes différencie spécifiquement Bernadaria de Politia.
N° 5. URAPTERYX SAMBUCATA, Goed.-Guenée (Sg. G. p. 31).
Grande Phalénite très bien connue, répandue en Angleterre, en France (Evreux, Rennes, Château-du-Loir, Uriage), Suisse, Allemagne; elle présente parfois des Aberrations intéressantes. Charles Barrett donne sous le n° 1 ® de la PI. 260, la figure d'une Jolie variété de Sambucata, de la coll. S. Webb (Tze Lepid. of the british Islands, Vol. VI). Je publie moi-même, sous le n° 830 de la PI LXXXVI, la représentation d'un de l'Ab. Olivacea, Standfuss, d’après un exemplaire pris au Taunus, près Wiesbaden.
N° 6. URAPTERYX PERSICARIA, Ménétr.-Guenée (Sg. G. p. 32).
Guenée n’a pas vu Persicaria; je crois que c'est la forme à fond des ailes plus blanc, avec des stries fines et nombreuses sur les ailes, que l’on trouve en Asie, notamment au Fort-Naryne, dans le Turkestan oriental; c’est probablement une race de l'E buleata.
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N° 7. URAPTERYX EBULEATA, Guenée (Sg. G. p. 32).
Guenée possédait une Q que je fais représenter sous le n° 828 de la PI LXXXVI.
Il y a en Asie une grande quantité d'Urapteryx ressemblant à notre Sambucata, d'aspect très soyeux, d’une blanc Jaunâtre pâle et très finement striées de gris. J'ai reçu beaucoup d’exemplaires de la région chinoise limitrophe du Thibet oriental, ainsi que du Sikkim (Lachin-Lachoong), de Shillong, et des collines Khasia, en Assam. Le colonel Swinhoë réunit sous le même vocable d'Ebuleata (Eastern and Australian Lep. Het, Part. I, p. 228, 220), les Urapteryx Multistrigaria, Kantalaria et Yerburii; mais je suis porté à croire qu'il existe quelque confusion à propos de toutes ces formes, dans lesquelles des observations ultérieures feront sans doute reconnaître des Espèces séparées.
M. John Henry Leech a augmenté le désordre, en décrivant dans Te Annals and Magazine of Natural History, 1897, mais sans donner de figures, les Urapterÿx latimarginaria et costistrigaria, deux espèces blanches, dit-il, de l’ouest de la Chine, qui me paraissent alliées aux précédentes, mais sans qu'il soit possible de s'en rendre compte exactement, faute de la figuration nécessaire.
N° 8. URAPTERVX PODALIRIATA, Guenée (Sg. G., p. 32).
C'est une Espèce très élégante dont je fais figurer un C' sous le'n° 629 de RrBL'LXXXVT.
Podaliriata habite Bornéo, Célèbes, Perak, l’Assam (Naga), Java et le Sikkim (Lachin-Lachoong).
J'ai fait figurer avec le nom de Kernaria, dans la XVIII liv. des Etudes d'Entomologie, sous le n° 20 de la PI. 2, une très belle Espèce de Tse-Kou, extrêmement variable et dont ma collection contient une soixantaine d'exemplaires. J'ai reçu de
Tien-Tsuen une Espèce voisine de Kernaria, mais très distincte, que Je fais figurer avec le nom de Adonidaria, sous le n° 836