NI U
1888. CROCOPTERYX PHOEBEATA, Guenée, S?9. G., n° 08, p. 74; Brésil.
1889. CROCOPTERYX CARTHAMATA, Guenée, S9. G., n° 99, p. 74; Brésil.
1890 } GYNOPTERYX GLADIARIA Œ ct Q, Guenée, Sp. G., n° 110,
1801 9 p. 78; Brésil.
1892 )ÆPICIA EXARARIA © et Q, Guenée, Sp. G., n° 128, p. 87; 1803 9 Brésil.
PPANCHE CCXXXIIT-
N°5 1894. DREPANOGYNIS REGULARIA, Guenée, Sp. G., n° 130, p. 93; Cap de Bonne-Espérance.
1895. DREPANOGYNIS EVERSARIA, Guenée, SH. G., n° 140, p. 93; Chili.
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
EPIONE INCARIA, Guenée, Sp. G., n° 145, p. 97; Van-Diemen.
HETEROLOCHA FLAVEDINARIA, Guenée, Sp. G., n° 163, p. 106; Abyssinie.
HETEROLOCHA THISOARIA, Guenée, Sp. G., n° 165, p. 106; Patrie inconnue.
CABERODES REMISSARIA, Guenée, SD. G., n° 213, p. 137; Pensylvanie.
TETRACIS CACHEXIATA, Guenée, SD. G., n° 227, p. 142; Nouvelle-Hollande.
(La localité indiquée par Guenée paraît fausse). AZELINA STUPOSARIA, Guenée, Sp. G., n° 262, p. 160; Brésil. ODONTOPERA EREBARIA, Guenée, S9. G. n° 264, p. 166; Cap de Bonnc-Espérance.
ODONTOPERA INTEGRARIA, Guenée, Sp. G., n° 265, p. 166; Abyssinie.
CROCALLIS NEWMANNARIA, Guenée, SH. G., n° 270, p. 169; Van-Diemen.
METANEMA MOLLIARIA, Guenée, SD. G., n° 274, p. 172; Abys-
synie.
PPANICHE CCXX XIV:
BOARMIA EMUNCTARIA, Guenée, SD. G., n° 365, p. 244; Abyssynie.
BOARMIA CANESCARIA, Guenée, Sp. G., n° 380, p. 249; Nouvelle-Hollande ?
TEPHROSIA DEFIMARIA, Guenée, S#. G., n° 403, p. 261; Brésil.
BOARMIA LYCIARIA, Guenée, S#. G., n° 381, p. 250; Van- Diemen.
Le Muséum de Paris possède un second exemplaire qui n'est pas le type, mais qui porte une étiquette Zyciaria écrite par Guenée. C’est une Espèce paraissant différente de Lyciaria; elle est plus obscure et a les lignes noires moins droites et plus ondulées. Je la fais représenter sous le numéro suivant :
BOARMIA EPILYCIARIA, Obthr. Patrie inconnue. Van-Diemen ? ?
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE 29
NÉEMrOrT:
HYPOCHROMA ABYSSINIARIA, Guenée, S#9. G., n° 438, p. 277; Abyssinie.
BOARMIA VALIDARIA, Guenée, S9. G., n° 392, p. 255; Brésil.
BOARMIA SUBPENNARIA, Guenée, SD. G., n° 307, p. 257; Patrie inconnue.
TEPHROSIA HYBERNIARIA, Guenée, 59. G., n° 410, p. 264; Brésil.
TEPHROSIA EXESARIA, Guenée, S9. G., n° 423, p. 270; Nouvelle-Hollande.
TEPHROSIA MYRMIDONARIA, Guenée, 59. G., n° 425, p. 271; OM
Il y a deux exemplaires, un C' et une Q, en mauvais état. On a fait une combinaison des caractères encore visibles sur les ailes des deux specimina lypica, en vue de représenter PEspèce, aussi exactement que possible.
GNOPHOS DESTINATARIA, Guenée, SD. G., n° 471, p. 297; Tasmanie.
IT
Nouvelle Variété de l'ARGYNNIS PANDORA, Esper;
Var. Lilicina, Obthr.
Ainsi que Je l’ai exposé à la page 203 du Volume IIT des Etudes de Lépidoptérologie comparée, la superbe A7gynnis Pandora remonte, en suivant les côtes de l’Océan, jusque dans le Morbihan. Elle est très commune dans certaines localités de la Loire-Inférieure et de la Vendée et on la trouve jusqu'aux environs de Rennes.
Cette année 1913, ayant eu l’agrément d’avoir pour hôtes, mes excellents amis genevois Charles Blachier et D' Reverdin, à la fin de mai et au commencement de juin, j’eus la satisfaction d’aller avec eux à Carnac, dans la région des pierres druidiques, de visiter la presqu’ile de Quiberon et de diriger ensuite nos recherches entomologiques vers la Charente-Inférieure.
Les plantations de pins, vers la base de la presqu’ile, ont généralement victorieusement résisté au souffle furieux des vents marins; elles se sont assez développées pour former une vaste forêt coupée de nombreuses clairières dans lesquelles se plaisent les Argynnis Pandora. Le sable est, en maints endroits, couvert d’un tapis de roses pimprenelles dont les fleurs blanches, épanouies en nombre considérable au printemps, exhalent le plus suave parfum. A la fin de mai 1913, le D' Reverdin put
LÉPIDOPTÉROLOGIE COMPARÉE
capturer un seul G' de l’Argynnis Pandora, dans la dune boisée entre Plouharnel et Kerostin.
Sur la côte de la région morbihannaise, l’A. Pandora commençait seulement à éclore; nous la retrouvâmes quelques jours plus tard, en nombre plus grand, dans la dune boisée d'Olonne, en Vendée. Nous avions alors pour aimables compagnons MM. Daniel Lucas, d’Auzay, et Georges Durand, de Beautour, près la Roche-sur-Von. La forêt sablonneuse d'Olonne est une localité entomologique fort intéressante; le chène-vert et l’érable semblent y être les arbres les plus abondants; le sous-bois est formé d’une grande variété d’arbustes et de plantes basses ; certaines places abritées sont très chaudes et bien fleuries. 'Argynnis Pandora se plaisait à voltiger autour des chardons qui atteignent la hauteur d’un homme. Les papillons se reposaient volontiers sur les fleurs; mais robustes et très actifs, 1ls ne restaient pas longtemps en place, ils passaient rapides ; cependant, vu leur abondance, le vendredi 5 juin 1013, jusqu’à onze heures du matin environ, toutes les fois que le soleil brillait entre les nuages, 1! n’était pas malaisé de capturer des exemplaires d’ailleurs très purs et d’une fraicheur parfaite de l’Argynnis Pandora.
Non loin de la dune boisée d'Olonne, dans les marais, M. Durand montrait à M. Charles Blachier, l'Aeliothis maritima, de Graslin, et réussissait à capturer un petit nombre d’échantillons de cette Noctuelle dont les mœurs sont si curieuses.
L’Æeliothis raritima aime à se poser sur les fleurs violettes de Statice limonium, au milieu d’un tapis végétal composé des espèces suivantes :
Obione portulacoides, Juncus Gerardi, Suæda maritima, Salicornia herbacea, Aster Tripolium, Spergularia marginala, Statice lychnidifolia
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Avec l’Heliothis maritima volent Heliothis Peltigera, Actdalia Emutaria et les inévitables Colias Edusa, Cœnonympha Pamphilus et Plusia Gamma.
En dehors de sa région maritime, la Vendée présente de vastes étendues calcaires; c’est un pays d’aspect un peu méridional où la faune entomologique est riche et variée. D'ailleurs les plaines au sud de la Loire offrent aux Lépidoptéristes les plus attrayantes captures. M. Georges Durand, très versé dans l’étude de la Botanique et de l’Ornithologie, excellent observateur, plein de patience et de persévérance, s’étant depuis peu d’années adonné à la recherche des Lépidoptères, ne peut manquer de réaliser dans son beau pays des découvertes pleines d'intérêt. C’est ainsi qu’en mai 1911, il réussit à capturer un exemplaire G' d’une variété singulière de Pandora et que j'ai appelée Zzlicina.
Cette variété, représentée sous le n° 1919 de la PI CCXXXV, et dont M. Durand croit avoir aperçu d’autres représentants qui voltigeaient mélangés à des Pandora normales, diffère de celles-ci par la couleur d’un lilas rosé du dessous —— ordinairement vert —- des ailes inférieures. Sous une certaine incidence de lumière, un reflet bleuâtre se perçoit sur le fond d’un rose lilas.
En dessous également, le fond des ailes supérieures est d’une teinte rouge brique, moins carminée que chez la forme type. De plus l’apex des mêmes ailes n’est pas verdâtre, mais d’une teinte ocracée recouverte d’un glacis légèrement bleuâtre et inimitable.
Je n’aurais pas soupçonné l’existence d’une telle variété. C’est pour moi un fait imprévu. En effet, s’il est naturel que la couleur verte se transforme en Jaunâtre ou en bleuâtre, il ne me paraît pas conforme aux règles de variation observées jusqu'ici que la teinte verte en question devienne d’un lilas rosé, même recouverte d’un reflet bleu. Les taches noires, sur le dessous des supérieures, sont de nombre et dimension normales, ainsi que les points et linéaments argentés sur le dessous des
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inférieures; mais certains de ces linéaments sont rosés dans la variété Zzlicina.
En dessus, le fond ocracé des ailes est plutôt obscur que clair, chez l’exemplaire de la variété nouvelle dont je suis redevable à la générosité de M. Durand.
Je fais figurer sous le n° 1918 de la PI. CCXXXV, en outre de Ja variété Zzlicina, l’exemplaire mélanisant pris en Corse, le 15 Juillet 1005, par feu Decoster, et dont je fais mention à la page 204 du Volume III des Æ/udes de Lépidoptérologie comparée.
Le dessous des ailes de ce papillon servira de terme de comparaison entre la forme Zz/zc2na et la forme normale à ailes inférieures vertes en dessous.
Rennes, juin 1913.
CHARLES OBERTHÜR.
: ET cu L 1
OPA
Lépidoptères de la Californie
Décrits par Boisduval en 1852 et en 1869
Dans le Volume VI des Æ/udes de Lépidoptérologie comparée, j'ai publié, d’après les specimina typica du Docteur Boisduval, sous les n° 1204, 1200, 1210 et 1212 de la Planche CXXX VIT, la figure des Æesperidae de l'Amérique du Nord : Caespitalis, Scriptura, EÉricetorum et Ruralis. Nul jusqu'ici n’avait pourvu à la représentation de ces Lépidoptères qui furent décrits par Boisduval, pour la première fois, aux pages 311, 312 et 313 des Annales de la Société entomologique de France, 1852, et de nouveau aux pages 22 et 23 d’un mémoire intitulé : Zépidoptères de la Californie (Annales de la Société entomologique de Belgique, T. XII, 1860).
Il faut croire que la figuration des quatre Æ/esperidae cidessus désignées, a paru utile aux Entomologistes des Etats. Unis, puisque, le 16 juin 1913, j'ai reçu de l’honorable M. Henry Skinner, de Philadelphie, la lettre que je reproduis intégralement comme suit :
American entomologicai Society, the Academy of natural Sciences of Philadelphia,